• L’IMAGERIE
    • 2018
    • Didier Frouin-Guillery, Serial Collector

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Serial-collector_Didier-Frouin-Guillery_2.jpg
    • 10.04.18 → 09.06.18
      Exposition
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    • Photographe et plasticien, Didier Frouin-Guillery est aussi un collectionneur de collections en tous genres. Dans cette exposition, il met en scène un parcours qui combine une collecte d’images et d’objets, glanés ces vingt cinq dernières années, avec des créations aux techniques diverses (photographie, collage, assemblage, sculpture, dessin).

      Au fil du temps, la photographie a pris une place majeure dans le travail de l’artiste qui se définit comme un « chasseur-cueilleur » d’images. Sa pratique s’énonce dans un double mouvement. Observateur de tous les événements du quotidien, le photographe fait de ses captures de choses anodines, ou qu’on ne voit plus, des curiosités poétiques à interroger. Il est aussi “guetteur” dans les divers espaces du monde de l’art, attentif aux visiteurs tout autant qu’aux œuvres. Grand amateur d’histoire de l’art, le photographe dit que son regard a beaucoup, voire tout appris de la peinture.

      Didier Frouin-Guillery ne présente pas de photos individuelles. Après le temps de la prise de vue, il entame systématiquement un travail de montage de deux ou trois images. Ses diptyques ou triptyques prennent la forme de curieuses associations et d’assemblages inédits. L’artiste joue ainsi d’allers-retours de sens et d’énigme entre la chose et sa photographie, et entre les photographies à l’intérieur de chacun de ses ensembles. On peut y chercher des correspondances de sujets ou d’histoires, de lieu ou de temps, et des accords, ou des oppositions, de couleur, de forme et de composition. Chaque montage constitue une sorte de haïku visuel qui concentre et déroute en même temps le regard.

      Dans son cheminement, l’artiste trace une arborescence de signes nourrie de culture populaire et d’histoire de l’art, d’histoire personnelle et d’histoires collectives. Il compose un récit poétique où chacun peut se reconnaître, questionner sa mémoire et son imaginaire.

      Didier Frouin-Guillery est né à Rabat (Maroc). Après une formation de sociologie et d’ethnologie, il poursuit, sous la direction de Bernard Teyssèdre, des études d’arts plastiques à l’Université de Paris 1. Il vit et travaille à Quimper.

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    • 2018
    • Une histoire de résidence, Fonds photographique de la Ville Pérochon à Niort

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Marie-Mons-vitrine-site2.jpg
    • 27.01.18 → 24.03.18
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • Boštjan Pucelj, Lisa Wiltse, Ayaka Yamamoto, Mimi Youn, Estèla Alliaud, Israel Ariño, Melania Avanzato, Anaïs Boudot, Sabine Delcour, Patrizia Di Fiore, Arno Fabre, Ivars Gravlejs, Mana Kikuta, Karen Miranda Rivadeneira, Marie Mons, Anne, Montaut, Francesco Morandin, Marie Moroni, Quentin Pradalier

      Cette exposition est menée en partenariat avec la Villa Pérochon de Niort.

      Les 19 photographes présents à l’Imagerie cet hiver ont été accueillis en résidence par le Centre d’Art Contemporain Photographique de Niort (La Villa Pérochon) entre 1996 et 2017.

      Chaque printemps depuis 1994, le festival Les Rencontres de la jeune photographie internationale réunit à Niort, la première quinzaine d’avril, 8 artistes internationaux émergents en résidence de création, autour d’un conseiller artistique, grand nom de la photographie internationale. Sont ainsi venus Arno Rafael Minkinnen, Klavdij Sluban, Jane Evelyn Atwood, Tom Drahos… tous anciens « invités » de l’Imagerie tout comme Corinne Mercadier qui sera la conseillère 2018.

      Les œuvres créées durant ces résidences constituent aujourd’hui un fonds de 2700 œuvres parmi lesquelles Patrick Delat, directeur du CACP et Jean-François Rospape pour l’Imagerie, ont retenu les créations de dix-neuf artistes autour des notions de territoire (salle 1) et de relations humaines (salle 2).

    • L’IMAGERIE
    • 2017
    • Les Estivales photographiques du Trégor 2017 : Bretagne(s)

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/mail-Bernard-Plossu-Molène-.jpg
    • 24.06.17 → 07.10.17
      Exposition
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    • Laurent Bellec, Philippe Caharel, Vincent Gouriou, Stéphane Lavoué, Zeng Nian

      Après Guy Le Querrec dont l’oeil incisif traçait à l’automne dernier le portrait de la Bretagne de nos parents et grands-parents, c’est le regard d’auteurs contemporains sur notre région qui fait l’objet des Estivales 2017. Une région, ses femmes et ses hommes, ses architectures agricoles et industrielles, ses paysages traduisant la réalité des mutations humaines et économiques.

      Après les paysages de sa Chine d’origine, remarqués au fil des festivals ces dernières années, du World Press à la baie de Saint-Brieuc, Zeng Nian a croisé lors de sa résidence en Bretagne durant l’hiver dernier et au printemps 2017, paysans, marins, artisans et ouvriers. Tous lui ont offert leur regard, un peu de leur temps et confié beaucoup de leur vie. Ses formats noir et blanc plus grands que nature rendent hommage, dans la précision et la vigueur de leurs détails, à la force et à la dignité de « ces courageux et passionnés bretons, fiers », comme le dit le photographe, « de leur métier et de leur région ».

      C’est aussi de courage qu’il est question chez Stéphane Lavoué, qui dans de somptueux polyptyques alliant portraits et paysages, fait l’éloge de ces hommes et femmes du pays bigouden qui, À terre, à la criée, dans les conserveries et les chantiers de réparation navale, font partie de cette grande confrérie des travailleurs de la mer au quotidien difficile, souvent au delà de l’exigence.

      Tout comme chez Stéphane Lavoué, l’empathie est grande chez Vincent Gouriou pour ses modèles dont il observe la différence au plus près de l’intime. Il sait se faire oublier, se fondre dans leur univers, aller au plus profond du regard et du corps. Sa lumière et sa colorimétrie retenue se font complices de ce refus des normes dans de longues poses patientes qui mènent au « lâcher-prise » dans lequel le photographe voit son « instant décisif ».

      Dans une Bretagne agricole en profonde mutation, les usines de stockage et de production de nutrition animale rythment champs et bocages. Leurs silos monumentaux dominent prairies et talus. Laurent Bellec les documente patiemment et méthodiquement depuis plusieurs années, en Bretagne d’abord puis à travers le monde. Le noir et blanc de ses débuts ici présentés et qui n’étaient pas sans rappeler les typologies d’un fameux couple d’outre-Rhin a fait place à la couleur et l’Australie, le Brésil et le Japon ont succédé aux vallons costarmoricains mais la rigueur architecturale de ses prises de vue est toujours présente.

      Tout aussi constante est la démarche de Philippe Caharel qui sillonne depuis des lustres la région de village en village. Époques et styles se confrontent, le calvaire y côtoie le café et la croix le silo, le château le barnum, l’histoire le présent. Les photographies de Caharel, sont à l’image de cet « artiste du silence », pleines de retenue.

    • L’IMAGERIE
    • 2017
    • Being Beauteous  

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/mail-3-Being-Beauteous.jpg
    • 17.01.17 → 18.03.17
      Exposition
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    • Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment, Amaury da Cunha, Marie Maurel de Maillé

      Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment, Amaury da Cunha, Marie Maurel de Maillé, quatre artistes qui ont choisi de n’en former qu’un seul en rassemblant leur vision personnelle et leurs différents travaux pour réaliser une seule et même proposition. Leurs œuvres photographiques sont alors présentées de concert sans respecter le classement des séries et en favorisant les combinaisons narratives et visuelles. Le dialogue entre les œuvres de chacun permet d’en faire rejouer la forme.

      Les images constituent le point de rencontre entre ces artistes qui invitent les spectateur

      s à découvrir la photographie à la croisée des disciplines qui nourrissent leur pratique : la littérature, la musique, la vidéo et le dessin.

      Le fil conducteur entre toutes ces œuvres est le regard que les artistes stimulent pour nous pousser à prêter attention au monde qui nous entoure. Leur objectif est de recréer une connexion et un échange avec les éléments du monde qui souffrent d’indifférence. Leur rapport aux images est poétique, sensible et mystérieux.

      L’édition qui occupe une part privilégiée dans leur démarche est mis en avant dans cette exposition qui lui consacre un espace propre où le spectateur devient aussi lecteur et auditeur.

    • L’IMAGERIE
    • 2016
    • Muriel Bordier  » De la pâte à modeler à Arcimboldo »

    • Rencontre
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/mail-muriel-bordier-republi.jpg
    • 21.09.16 → 21.06.16
      Rencontre
      L’IMAGERIE
    • L’IMAGERIE
    • 2016
    • Estivales photographiques du Trégor 2016 « C’est encore moi »

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/o-culmann-images-01.jpg
    • 25.06.16 → 01.10.16
      Exposition
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    • Muriel Bordier, Olivier Culmann, Gilbert Garcin, Marc Lathuillière, Benoît Luisière, Kourtney Roy

      Il y a quelques mois Cindy Sherman (*), Philippe Ramette et Urs Lüthi adeptes de l’auto-mise en scène, ouvraient notre exposition Un voyage dans l’histoire de la photographie contemporaine consacrée aux collections du Musée de La Roche-sur-Yon… une préfiguration de la programmation de ces Estivales qui voient 6 auteurs s’adonner à cet art singulier de l’autoportrait fictionnel. Du Jeu au je… ? ou du Je au jeu…? Peu importe après tout car si nos auteurs s’amusent, ils le font fort sérieusement !

      Gilbert Garcin, le doyen de ce joyeux cénacle, avait déjà croisé notre route il y a plus de quinze ans à l’entame d’une carrière singulière commencée sur le tard mais pour parodier Brassens, « l’âge ne fait rien à l’affaire, quand on est bon, on est bon » ! Et Mister G est doué assurément qui sous le couvert de l’humour – noir parfois – et de l’absurde met le doigt sur nos petits travers et sur la tragicomédie du quotidien. Point de Narcisse chez lui… ou alors un Narcisse adepte de l’autodérision !

      Benoît Luisière, troquant son réflex contre la blouse du boucher ou le costume du professeur, devient Pierre, Paul ou Jacques… en un mot n’importe qui et tout un chacun. Y a-t-il après tout meilleure solution pour comprendre son voisin et l’accepter que de prendre sa place, ne serait-ce que quelques instants ?

      Indien, plus vrai que nature, Olivier Culmann l’est devenu. De ce pays où il a passé de longs mois, il ne ramène qu’un portrait, le sien ! Mais le sien mis à toutes les sauces d’une société cloisonnée à l’extrême et difficile à appréhender sans la patience et la retenue dont l’auteur fait preuve dans tous ses projets photographiques au long cours.

      De son peu d’attrait pour la direction de modèle, Kourtney Roy va faire un atout, passant des deux côtés du miroir, elle réalise sous la double casquette de l’actrice et de la metteuse en scène, entre mode et art, des films à image unique, d’étranges untitled film stills (*).

      Du conteur au maître papetier, de l’ébéniste au restaurateur, du styliste à l’homme de théâtre… ils sont plus de 700 à avoir répondu à l’appel de Marc Lathuillière et de son Musée national. Et curieusement, ils ont tous accepté de ne plus dire c’est encore moi, mais de jouer un rôle, le leur ou plutôt celui de la profession qu’ils représentent, partiellement cachés derrière le masque souple que leur impose l’auteur. A noter la présence dans l’exposition d’une dizaine de portraits récents réalisés en mai 2016 dans les environs de Lannion.

      Son Histoire de France avait fait halte à l’Imagerie pour Humour et dérision lors des Estivales 2003, clins d’œil de pâte à modeler qui traversaient les siècles, nous remettant en mémoire les temps forts de notre histoire. Cette fois-ci c’est le monde que nous fait visiter Muriel Bordier avec ses Bons baisers intemporels où son petit personnage toujours identique à lui-même, chemisier blanc, pantalon noir, s’incruste, souriant, au milieu de touristes s’adonnant à la plus commune des occupations, la photo-souvenir.

    • L’IMAGERIE
    • 2016
    • Pascal Mirande, Le Faussaire, 2000/2015

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/site-pascal-mirande_gulliver-xiii_-nastasja-2008.jpg
    • 02.04.16 → 11.06.16
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • L’IMAGERIE
    • 2016
    • Un voyage dans la photographie contemporaine

    • Exposition
    • 16.01.16 → 19.03.16
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • La collection du Musée de La Roche-sur-Yon

      « La collection de photographies contemporaines du Musée de La Roche-sur-Yon comporte aujourd’hui plus de 200 œuvres, des années 1970 à nos jours, avec la particularité d’être axée sur la photographie dite « plasticienne ».

      Cette collection, atypique pour un musée de taille modeste, s’est constituée à partir de 1983, le choix de la photographie étant à l’époque à la fois audacieux et astucieux. La ville de La Roche-sur-Yon, qui venait tout juste de reprendre en main la direction de son musée, antérieurement sous la responsabilité scientifique de la Conservation départementale des musées de Vendée, souhaitait renouer avec les acquisitions d’art contemporain. Or, les musées équivalents de la région – en particulier Cholet, Les Sables d’Olonne – avaient déjà opté pour des orientations artistiques spécifiques – l’abstraction géométrique pour le premier ; la figuration libre pour le second – et les moyens financiers de la municipalité ne lui permettaient guère d’envisager un musée d’art contemporain encyclopédique à l’instar du Musée des Beaux-arts de Nantes.

      Ainsi, compte tenu de son exiguïté (le musée se trouvait toujours dans le bâtiment originel du XIXe siècle et aucun projet d’extension ou de déplacement n’était à l’ordre du jour à l’époque) et de ses moyens non extensibles, le choix de la photographie contemporaine parut-il pertinent…
      Il convient du reste d’ajouter que le médium photographique était alors le nouveau terrain d’expérimentation d’un certain nombre d’artistes qui y voyaient une alternative intéressante à la peinture, permettant de rester dans le champ de la figuration et de la narration, tout en travaillant à partir d’un medium moderne.

      Les œuvres qui ont été acquises durant ces années sont aujourd’hui des pièces historiques ; et de nombreux artistes présents dans la collection du musée de La Roche-sur-Yon et dans l’exposition de l’Imagerie comme Andy Warhol, Cindy Sherman, Christian Boltanski etc., sont également représentés dans les grandes collections publiques françaises (le Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou, le Fonds national d’art contemporain, de nombreux Fonds régionaux d’art contemporain, etc.) et étrangères (Tate Modern de Londres, MoMA de New York, Whitney Museum of American Art, Ludwig Museum de Cologne, etc.).

      Les œuvres héritées de ces premières années d’existence de la collection photographique forment le socle des futures évolutions de la collection, selon les grands thèmes précédemment développés : la photographie de mise en scène, autour de l’intime, la question du paysage, les réflexions sur les caractéristiques propres au médium photographique. La plupart des pièces de la collection ont été acquises au bon moment, alors que leurs prix étaient encore abordables ; aujourd’hui, constituer une telle collection serait impossible pour un musée comme celui de La Roche-sur-Yon !

      Toutefois, depuis le début des années 2000, le musée a renoué avec les achats de photographies : les acquisitions récentes se sont plus particulièrement organisées selon deux grandes directions, aux frontières poreuses : le thème de l’urbain et le travail sur les modes de prise de vue particuliers et les évolutions récentes du médium photographique, renouant avec l’intérêt originel pour les « images fabriquées ».
      Hélène Jagot, Directrice du Musée de La Roche-sur-Yon

    • L’IMAGERIE
    • 2015
    • François Méchain, Lieux d’être(s)

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/François_Méchain_Dragon_football_Shunde_2015.jpg
    • 20.10.15 → 05.12.15
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • L’Imagerie accueille, du 17 octobre au 5 décembre 2015, «Lieux d’être(s)», un parcours rétrospectif dans les créations 1990/2015 de François Méchain, créations inspirées de la nature dans un premier temps (sculptures végétales, éphémères et pérennisées par la photographie qui furent sa marque des années 90) puis créations à l’inspiration plus politique ou sociale ces dernières années: la traite des Noirs comme dans Aller simple – Bordeaux 2008; les conflits de langues ou de frontière dans D’un côté ou de l’autre -Belgique 2009; la pollution mondiale inexorable du récent 6e continent créé en 2014 à Niort… Il a aussi récemment été accueilli au château de Trévarez. Souvent de grand format, les photographies de François Méchain ne sont pas que des constats de ses sculptures mais bien des œuvres à part entière au point de vue affirmé de celui qui revendique d’être «un inquiéteur de certitudes».

      «J’envisage le paysage comme un territoire de la pensée» François Méchain