• 40mcube
    • 2017
    • Guillaume Pellay, Pantomimes aux feuillus

    • Performance
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_hubhug_residence_guillaumepellay_1_low.jpg
    • 24.06.17 → 24.06.17
      Performance
      40mcube
    • Guillaume Pellay manie la peinture – centrale dans son travail – avec une grande liberté, qu’il accompagne d’une performance, d’une vidéo, d’une sculpture… Souvent liée à des actions et à des contextes spécifiques et quotidiens, elle provoque des va-et-vient entre espaces publics et espace d’exposition.

      En résidence au HubHug d’avril à juin 2017, Guillaume Pellay travaille à Link in Bio, un projet qui prendra place sur le bord de la voie express entre Rennes et Brest. Lors de l’un de ses déplacements, Guillaume Pellay avait repéré et pris en photo une banderole accrochée entre deux arbres sur laquelle était inscrit : « Bientôt station service». Cette photographie qui a déjà intégré son travail, a donné naissance à un projet de nouvelle banderole, une peinture, qui viendra se substituer à la première banderole aujourd’hui disparue mais dont le fils persiste.

      Le 24 juin, Guillaume Pellay présente une performance qui prend comme toile de fond le travail mené dans le cadre de sa performance au HubHug.

    • 40mcube
    • 2017
    • Ce sont des mirages dans des chemises. Claire Chassot, Kevin Hoarau, Jean-Julien Ney, Kevin Hoarau

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/01_40mcube_generator_gae_1_low.jpg
    • 13.04.17 → 24.05.17
      Exposition
      40mcube
    • L’exposition Ce sont des mirages dans des chemises réunit et présente le travail des artistes de la troisième édition de GENERATOR, programme de professionnalisation initié par 40mcube en partenariat avec l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne. Derrière des formes variées, les recherches qu’ils partagent dans leurs pratiques respectives apparaissent, comme la question du recouvrement, de l’enveloppe et de la surface ; de l’empreinte de l’image, de l’objet et du corps ; de l’enregistrement et de la trace… Ils se réunissent ainsi sous ce titre énigmatique, paroles d’Alain Bashung détournées qui constituent une référence commune.

      Claire Chassot associe dans son travail artistique deux pratiques distinctes, celle de la scénographie pour le théâtre et celle de la sculpture, sans que l’une se soumette à l’autre. Intéressée par l’espace, la construction et ses matériaux, elle crée des liens subtils entre ces deux pratiques. Dans le cadre de Ce sont des mirages dans des chemises, elle présente une série de sculptures qui conservent la mémoire des formes et recyclent le matériau d’une performance à venir.

      Kevin Hoarau met en place des processus sculpturaux qui sont le fruit d’actions simples et ténues. Chaque étape constitue une œuvre à la fois autonome et en lien avec les autres. Ainsi pour Ce sont des mirages dans des chemises, il présente le moulage de sculptures antérieures, accompagné de leur modèle d’origine.

      Jean-Julien Ney base sa production sur une imbrication de sculptures et d’images planes qu’il met en relation. Ses installations hybrident des matériaux et des images relevant aussi bien du registre utilitaire que de celui de la nature. Il emprunte des éléments archaïques comme actuels, reprend des objets industriels existant tout en en fabriquant artisanalement d’autres. Pour son intervention dans l’exposition Ce sont des mirages dans des chemises, l’artiste réalise une série de sculptures qui reprennent différents outils ou dispositifs de fabrication et de prise de vue de l’image.

      Mélanie Villemot conçoit la peinture au sens large, partant du principe que celle-ci relève autant du domaine artistique que d’une pratique fonctionnelle. Elle prend également en considération les relations singulières qui s’établissent entre les usagers, le produit et le public de cette activité. L’artiste convie régulièrement des personnes ayant une autre pratique de la peinture, comme une esthéticienne spécialisée dans le Nail Art ou un aérographeur. Dans l’exposition Ce sont des mirages dans des chemises, elle présente une spatialisation d‘une peinture de Laszlo Moholy Nagy opérée en deux temps. Deux rideaux plissés rose pâle suspendus face au mur sont traversés par des barres métalliques sur lesquelles sont suspendues des formes géométriques noires, blanches et rouges. Cette peinture tridimensionnelle abandonne pour quelques heures son immobilité lors du vernissage. Les cercles et rectangles se font costumes pour revêtir deux drag queens, personnages/peintures faits de caoutchouc et de maquillage mêlant leur identité à celle de la peinture.

      Anne Langlois

    • 40mcube
    • 2017
    • Laurence De Leersnyder, Perspective de fuite à l’anglaise

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_ldl_2.jpg
    • 24.03.17 → 30.09.17
      Exposition
      40mcube
    • Invitée par 40mcube à réaliser une œuvre pour l’espace public, Laurence De Leersnyder intervient dans le Parc du Thabor, en centre ville de Rennes. Patrimoine le plus visité de la ville, mêlant jardin à la française, parc à l’anglaise, grotte, orangerie et kiosque à musique, ce parc s’étend sur 10 hectares. L’artiste y présente Perspective de fuite à l’anglaise, une sculpture paysagère qui perturbe le paysage dessiné en créant des ondulations de pelouse prêtes à s’envoler.

      Les œuvres de Laurence De Leersnyder sont le résultat d’expériences. Le processus, l’expérimentation, s’ils ne sont pas rendus visibles, se devinent lorsque l’on prend le temps de déchiffrer ces formes dont on perçoit au premier abord l’étrangeté, voire l’incongruité. Ses œuvres contiennent la trace d’actions naturelles, liées au temps, ou humaines – la sienne, sur la matière.


      L’artiste utilise des matières naturelles comme de la terre, des matériaux qui se transforment comme du plâtre, de la cire, des alliages, ou des matériaux courants de construction comme du sable ou du béton, qu’elle travaille de manière contre-nature : déformés, forcés, retournés, malmenés… Pour Colonnes de terre (2014), elle contraint une masse de terre en une forme géométrique uniquement par la force de la pression. Elle provoque ainsi des changements d’état de la matière : quelque chose d’informe, d’instable, de friable, de composite, devient solide.
      Elle met également en place des phénomènes d’inversion où un creux devient un plein. Pour La fonte des sables (2015), elle creuse la terre et y coule de l’aluminium, réalisant ainsi le moulage d’un vide. Un volume qu’elle érige ensuite à l’envers sur un socle, alors que la matière conserve la forme de l’apesanteur initiale d’où provient en partie l’étrangeté de l’œuvre.

      Le passage de l’horizontalité à la verticalité fait aussi partie des manipulations qu’elle produit. Concretum (2014) est un ensemble de trois moulages en béton de surfaces de terre ensuite érigées en monolithes, sur le lieu même de leur prélèvement.

      La trace, l’empreinte, la géologie sont omniprésentes dans le travail de Laurence De Leersnyder, qui consiste souvent en la révélation de ce qui est habituellement caché, enfoui. Elle remonte ces formes à la surface dans l’espace d’exposition, ou intervient directement à l’extérieur, dans nos espaces naturels maîtrisés voire construits. C’est aussi ce dont elle parle, de cette nature que l’homme cherche à contrôler depuis toujours.

      Perspective de fuite à l’anglaise (2017) est une intervention paysagère : des portions de pelouses se soulèvent, créant des vagues et perturbant le paysage dessiné du jardin du Thabor à Rennes. Elles en modifient subtilement l’aspect et l’expérience, faisant surgir à la surface la trace d’une éventuelle vie secrète souterraine.
    • 40mcube
    • 2016
    • Incorporated!, Les Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain. Camille Blatrix

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_camilleblatrix_parlement_cg_10_low.jpg
    • 30.09.16 → 11.12.16
      Exposition
      40mcube
    • Inspiré par les dispositifs de la publicité et du cinéma qui manipulent les émotions, les peurs et les fascinations, Camille Blatrix ne cesse dans son travail de questionner, admirer et déprécier les images stéréotypées et leur impact sur notre imaginaire et nos sentiments. Il s’interroge sur les signes communs, sur les usages, pour se « distancier d’un travail purement de sculpteur ». L’artiste travaille à ce que pour les objets qu’il fabrique, les installations qu’il conçoit, « le public puisse y prendre part, avoir une décision, ou s’y intégrer ».


      Camille Blatrix est invité à réaliser un projet destiné à apparaître dans divers espaces publics de la ville de Rennes. Il conçoit une scène mobile, support d’un spectacle qui fait irruption dans différents lieux pendant toute la durée de la biennale. Le rapport que l’artiste entretient avec la sculpture et la narration se traduit dans ce projet inédit, véritable essor de sa pratique dans le projet d’exposition Incorporated! réalisé en coproduction avec 40mcube.

      Sites et horaires des apparitions de l’œuvre de Camille Blatrix sont disponibles ci-dessous, bien qu’elle soit avant tout conçue pour être rencontrée par hasard.

      Vendredi 30.09 à 16h – Place Honoré Commeurec

      Samedi 01.10 à 11h – Marché du Blosne, Place de Zagreb

      Mercredi 05.10 à 12h – Place du Parlement

      Jeudi 13.10 à 14h – Bibliothèque de l’Université Rennes 2, Campus de Villejan

      Samedi 22.10 à 16h – Parc du Thabor, entrée place Saint-Melaine

      Samedi 29.10 à 11h – Marché du Blosne, Place de Zagreb

      Jeudi 03.11 à 19h – Esplanade Charles de Gaulle

      Samedi 19.11 à 11h – Parvis de la cathédrale de Rennes

      Samedi 26.11 à 15h – Dalle du Colombier

      Samedi 03.12 à 16h30 – Entrée du Mail François Mitterrand (côté centre-ville).

      Commissariat : Les Ateliers de Rennes – 40mcube

      Production : 40mcube et les Ateliers de Rennes, avec le soutien de le Fondation d’entreprise Ricard.

      Œuvre conçue en collaboration avec Camille Blin et François Blatrix

      Comédien : Massimo Dean

      Figurant : Victor Vialles

      Musique : Clément Caignart (prison Food Sucks)

    • 40mcube
    • 2016
    • Instructions. Woop (Romain Bobichon, Paul Brunet, Camille Girard, Yoan Sorin)

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/woop.jpg
    • 28.09.16 → 23.10.16
      Exposition
      40mcube
    • Romain Bobichon, Paul Brunet, Camille Girard, Yoan Sorin, Karina Bisch, François Curlet, Hamishi Farah, Georges-Henri Guedj, Miquel Mont, Blaise Parmentier, Florian Sumi, Eva Taulois, Fabio Viscogliosi

      Le collectif Woop, formé de Romain Bobichon, Paul Brunet, Camille Girard et Yoan  Sorin, invite habituellement des artistes à travailler en résidence.


      Pour l’exposition Instructions, présentée au Hub Hug, l’invitation est différente : les membres de WOOP ont invité des artistes à leur donner des protocoles, des instructions, des modes d’emploi.

      Le collectif utilise le Hub Hug comme un atelier et fabrique avant et pendant l’exposition les œuvres à partir des consignes donnés par les artistes invités.

      Les quatre membres du collectif ont chacun invité trois artistes (Romain Bobichon : François Curlet – Miquel Mont – Fabio Viscogliosi ; Camille Girard et Paul Brunet : Georges-Henri Guedj – Blaise Parmentier – Eva Taulois ; Yoan Sorin : Karina Bisch – Hamishi Farah – Florian Sumi). L’œuvre est pensée par l’artiste invité et réalisée par un des membres du collectif, suite aux échanges et aux discussions menées à distance. Les instructions prennent différentes formes : liste de titres, échange oral, mode d’installation envoyé par sms, plan d’exécution précis à suivre, discussion par e-mails, etc. L’interprétation des instructions est ce qui motive l’exposition.

      Des bains à prendre, des images à modifier, un concert, une voiture à peindre, des œuvres fixes ou en mouvement, des pièces à activer et à performer pour multiplier les rendez-vous avec le public et pour renouveler chaque semaine l’exposition.
    • 40mcube
    • 2016
    • 40mcube Hub Hug / GENERATOR

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/generator_hubhug_image.jpg
    • 13.05.16 → 12.06.16
      Exposition
      40mcube
    • Florent Gilbert / Guillaume Gouerou / Loren Tortil / Victor Vialles

      40mcube et l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (Brest-Lorient-Quimper-Rennes) et l’entreprise Self Signal se sont associés pour créer GENERATOR, un programme « incubateur de carrière professionnelle » destiné aux jeunes artistes et commissaires d’exposition, qui propose de combler l’interstice qui existe entre la formation et la professionnalisation.

      Chaque année durant sept mois, quatre jeunes artistes, dont deux issus de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne et deux issus d’autres écoles au niveau national, développent dans des conditions professionnelles leur travail artistique en définissant ses enjeux, en consolidant un propos et en produisant des œuvres.

      GENERATOR sélectionne chaque année quatre commissaires d’exposition ayant achevé depuis peu leur formation, pour un séjour de prospection d’un mois permettant la rencontre avec les artistes du programme, mais aussi avec ceux présents sur le territoire.

      Ce programme initié et coordonné par 40mcube, fédère et met à la disposition de jeunes artistes et commissaires d’exposition les compétences critiques et techniques réunies en Bretagne, territoire dynamique composé de nombreuses structures d’art contemporain dédiées à l’exposition, la collection, la recherche, l’édition.

      Pour les artistes de GENERATOR 2016,  Florent Gilbert, Guillaume Gouerou, Lauren Tortil et Victor Vialles, le Hub Hug devient le showroom d’une partie des oeuvres réalisées dans le cadre du programme 2016, avec Florent Gilbert, Guillaume Gouerou, Camille Tan, Lauren Tortil et Victor Vialles.

    • 40mcube
    • 2016
    • Archeologia II, Ann Guillaume / Pascal Jounier Trémelo / Josué Z. Rauscher

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/ArcheologiaIIcartonrecto11.jpg
    • 02.04.16 → 28.05.16
      Exposition
      40mcube
    • Ann Guillaume, Pascal Jounier Trémelo, Josué Z. Rauscher

      Archeologia II est une expérience d’exposition qui, après avoir investit en 2013 40mcube, le Frac Bretagne, le Musée des beaux-arts de Rennes, le Musée de géologie de Rennes 1, prend place en 2016 dans l’ancienne faculté des sciences de Rennes. L’exposition évoque la recherche et son déploiement dans le temps, la série, ainsi que le fait de rejouer les choses dans un autre espace et dans un autre temps, sur le principe de la reconstitution qui s’avère être commun à l’art et à l’archéologie.
      Construit en 1900, devenu faculté dentaire en 1968 et actuellement engagé dans une démarche expérimentale de réflexion sur sa vocation future, le bâtiment Pasteur présente des salles à l’apparence désaffectée, comme en attente dans un temps suspendu. L’exposition Archeologia II s’y glisse comme dans un décor avec lequel les œuvres jouent, évoquant à leur tour des époques incertaines qui sèment le doute sur leur provenance géographique comme temporelle.
      Ainsi le film Submarino d’Ann Guillaume nous entraine dans les réserves du centre national des arts et métiers qu’elle filme comme une fonds archéologique immergé. Usant des techniques traditionnelles du moulage, Pascal Jounier Trémelo prélève l’empreinte en plein ou en creux d’objets contemporains usuels, solidifiant certains de leurs états instables. Les objets aux origines et aux fonctionnalités parfois indécises de Josué Z. Rauscher se retrouvent séparés les uns des autres dans un dispositif qui reprend discrètement quelques bribes de l’histoire des lieux et les présente comme autant d’énigmes soumises au visiteur.
      Adoptant des formes de l’ordre du vestige, de l’empreinte, et du cabinet de curiosité, les œuvres rassemblées par Archeologia II à l’Hôtel Pasteur ouvrent la porte à des fictions qui rompent toute chronologie. Elles nous amènent à regarder le présent comme le passé… ou depuis le futur.

    • 40mcube
    • 2015
    • Generator #1

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_frac_generator_visuel2.jpg
      Exposition au Frac Bretagne-Commissariat: 40mcube
    • 23.10.15 → 29.11.15
      Exposition
      40mcube
    • Camille Bondon, Rémi Duprat, Aurélie Ferruel & Florentine Guédon, Camille Tan

      L’exposition réunit et présente le travail des artistes de la première promotion de GENERATOR, programme de
      professionnalisation initié par 40mcube qui permet chaque année à quatre jeunes artistes de se consacrer
      entièrement à leur pratique pendant sept mois. Derrière des formes variées, des préoccupations communes
      apparaissent dans les pratiques respectives de Camille Bondon, Rémi Duprat, Aurélie Ferruel & Florentine
      Guédon et Camille Tan.
      Camille Bondon s’intéresse à l’organisation et aux matérialisations de la pensée. Son travail prend la forme de
      performances, de textes, d’éditions. Pour accueillir ces formes temporaires, immatérielles, discrètes, Camille
      Bondon a conçu un ensemble de sculptures-mobiliers modulaire qui lui permet de créer l’espace nécessaire à
      ce qu’elle nomme ses exercices de parole. La question de la trace, également au coeur de ses recherches, l’a
      menée à éditer l’un de ses carnets de notes quotidiennes, qui rend visible son processus de travail.
      Camille Tan réalise un autre type d’inventaire, qui prend la forme de sculptures, de dessins et de photographies.
      Durant GENERATOR, il a ainsi mis en place un mode de production qui consiste en la collecte de
      matériaux hétéroclites rejetés à proximité de son atelier puis leur transformation et leur assemblage dans une
      vaste installation évolutive, Mon jardin japonais.
      Rémi Duprat présente plusieurs oeuvres liées à l’habitat nomade, mettant en évidence la survivance et persistance
      de certaines techniques de construction. S’intéressant à des pratiques culturelles – habitudes, coutumes,
      techniques – d’horizons et d’époques variés, il crée des rapprochements qui se concrétisent dans
      ses installations par la cohabitation de photographies documentaires ou mises en scène, de dessins et de
      sculptures. Le savoir-faire et la technique, centraux dans son travail, lui permettent de reproduire des objets,
      ancestraux ou contemporains, artisanaux comme industriels, et de les confronter.
      Aurélie Ferruel & Florentine Guédon réalisent des performances inspirées de différentes traditions rurales,
      rituels, pratiques, confréries de leurs régions d’origines comme de contrées plus lointaines. Ces performances
      les amènent à utiliser différentes techniques artisanales comme la céramique, le tissage, la couture, le travail
      du bois… pour réaliser les costumes et objets de leurs performances. Pendant les sept mois passés en Bretagne,
      elles se sont intéressées aux coiffes et aux danses, qu’elles ont liées à une danse de séduction d’une
      ethnie africaine. Ce travail de recherche a donné lieu à la confection d’un costume complet, la réalisation d’un
      travail chorégraphique et d’une performance à huis clos qui a été filmée.
      Ainsi les oeuvres de Camille Bondon, de Rémi Duprat, d’Aurélie Ferruel & Florentine Guédon et de Camille Tan
      tissent un paysage passant du rural à l’urbain, de la construction de la pensée aux techniques et pratiques
      traditionnelles.
      Anne Langlois

       

      Commissariat d’exposition: 40mcube

    • 40mcube
    • 2015
    • Oscars Murillo, An average work rate with a failed goal

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_oscarmurillo_14_low.jpg
    • 01.04.15 → 30.09.15
      Exposition
      40mcube
    • Si les œuvres d’Oscar Murillo peuvent être autonomes et appréhendées individuellement, c’est dans leur exposition qu’elles prennent tout leur sens. L’artiste concentre souvent l’ensemble des médiums qu’il utilise et les nombreux aspects de sa pratique dans une même exposition. Ses œuvres sont issues de différents modes de production : artisanal, industriel, individuel, collectif et participatif. Outre les peintures qu’il réalise de manière traditionnelle dans l’atelier, il utilise également des matériaux de construction et produit des sculptures en série. Activant divers systèmes économiques et réseaux de production, il peut faire appel à des particuliers ou à des entreprises qui prennent part à la fabrication de ses œuvres et en orientent la réalisation.

      Oscar Murillo utilise régulièrement l’espace d’exposition comme atelier. Il y réalise une partie des œuvres exposées, voire en présente certaines à différents stades d’achèvement. Ses peintures peuvent ainsi être posées au sol, comme lors de leur réalisation. L’artiste considère l’atelier comme un lieu de vie, son lieu de production d’œuvres mais aussi d’activité physique, de loisir, de fête… Il introduit ainsi dans son travail des activités quotidiennes comme le yoga, la salsa, la cuisine, le nettoyage, le bingo, des pratiques influencées par sa double culture colombienne.

      Composé de peintures, de sculptures, de vidéos et de performances, le travail d’Oscar Murillo prend la forme d’installations à vivre. Pour son exposition personnelle à 40mcube dans le cadre des Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain, il présente une série de nouvelles peintures, sculptures, vidéos et organise une performance permanente.
    • 40mcube
    • 2015
    • Archeologia

    • Exposition
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/archeologia_frac_10_low.jpg
    • 01.04.15 → 30.09.15
      Exposition
      40mcube
    • Lara Almarcegui, Wilfrid Almendra, Bruno Botella, Carol Bove, Étienne Chambaud, Pascal Convert, Piero Gilardi, Ann Guillaume, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Louise Hervé & Chloé Maillet, Laurent Le Deunff, Beat Lippert, Benoît Maire, Mathurin Méheut & Yvonne Jean-Haffen, Benoît-Marie Moriceau, Armand Morin, Daphné Navarre, Christophe Sarlin, Lucy Skaer, Virginie Yassef

      Archeologia regroupe 23 artistes dans 4 lieux d’exposition, de production et de collection d’art contemporain, d’archéologie et de géologie de Rennes. Cette association met en évidence et provoque des liens entre le patrimoine le plus ancien, fragmentaire, et la création actuelle. Les artistes invités, par le biais d’œuvres existantes ou de nouvelles productions, prennent la liberté de rajouter des objets, de combler des manques, d’interpréter des sources et de créer des vestiges à cette discipline scientifique. Autant d’hypothèses invérifiables.

      L’exposition Archeologia fait référence aux projets muséaux attractifs qui valorisent des aspects vernaculaires, naturels ou scientifiques d’une époque ou d’un territoire. Ici c’est l’archéologie, discipline fondée sur l’étude des objets quelles que soient leur datation et leur localisation, qui rassemble les œuvres présentées.

      Ainsi, le Musée de géologie, dans lequel est présentée au dessus des vitrines des collections la série de 25 peintures commanditées aux peintres Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen par l’Institut de géologie en 1941, est associé à Archeologia comme une étape de ce parcours entre les époques.

      Au Frac Bretagne, l’exposition pensée comme un compte-rendu archéologique d’une certaine production contemporaine présente des œuvres ayant l’apparence d’objets anciens, de collectes et de collections, d’études d’un lieu ou d’une histoire. Les artistes réunis, Wilfrid Almendra, Bruno Botella, Carol Bove, Étienne Chambaud, Pascal Convert, Piero Gilardi, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Laurent Le Deunff, Beat Lippert, Armand Morin, Lucy Skaer et Virginie Yassef font référence à cette discipline scientifique et suggèrent une archéologie de l’art, reconnaissant ou attribuant un statut artistique à des objets ou des actions souvent considérés comme relevant du quotidien ou tout au plus du rituel. Ils utilisent des techniques ancestrales, reproduisent des formes ou des actes du passé avec des matériaux d’aujourd’hui, créent de nouvelles formes tout à fait mystérieuses ou abordent des questions liées à l’archéologie en adoptant les méthodes et les dispositifs de présentation qui lui sont propres comme la fouille, la collecte, l’archive, la vitrine…

      Ann Guillaume prolonge ce processus en présentant au Musée des beaux-arts un film tourné pour l’occasion dans les collections d’archéologie du musée, ainsi que 50 sculptures créées à partir d’un motif extrait d’un tableau de la collection, Cylindre d’or de Paul Sérusier.

      À 40mcube, l’exposition propose une faille temporelle liée à la fois à l’architecture et à l’usage du lieu. L’œuvre deChristophe Sarlin, produite pour Archeologia, divise l’espace d’une cimaise-faille renvoyant à des comparatifs de graphiques économiques. Dans cet environnement, Daphné Navarre s’intéresse à une histoire immédiate, celle de la programmation des expositions. Sur le principe des codes utilisés pour les fouilles, elle fait ressurgir une sélection d’œuvres ayant été exposées dans cet espace depuis qu’il est transformé en lieu d’exposition. Elle y ajoute donc d’autres repères, comme le fait aussi la vidéo de Benoît Maire qui présente une manipulation d’objets de mesure non identifiés, renvoyant à l’aspect énigmatique mais aussi esthétique de l’archéologie. Louise Hervé & Chloé Maillet, quant à elles, nous amènent vers le futur en inventant un épisode archéologique à partir d’un fait avéré, documents à l’appui…

      L’œuvre de Lara Almarcegui, qui prend place sur un bâtiment de l’Université de Rennes 1, étend ce rapport au bâti et à son vécu à l’échelle d’un territoire construit. Elle réalise un inventaire des matériaux de construction des bâtiments composant le campus Beaulieu.

      Chacune à leur manière, par l’objet, l’image, l’action, les œuvres rassemblées dans Archeologia partent d’un ancrage historique et documentaire pour écrire une fiction, en toute subjectivité. L’exposition dans son ensemble en est également une, que le visiteur sillonne, traversant physiquement et conceptuellement des lieux hypothétiques, des périodes préhistoriques et historiques non précisées jusqu’à nos jours. Ces artistes, créateurs de vestiges qui sèmeront certainement le doute chez les archéologues du futur, leur apporteront également de précieuses informations sur l’importance de l’histoire, de l’archéologie et de la géologie dans l’art du début du XXIesiècle.

    • 40mcube
    • 2015
    • Vincent Mauger, Présence stratégique

    • Installation
    • http://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/33.jpg
    • 20.09.14 → 30.09.15
      Installation
      40mcube
    • À l’initiative des Champs Libres et de 40mcube, l’artiste Vincent Mauger est invité à intervenir sur l’architecture de Christian de Portzamparc. Il y présente une œuvre monumentale qui s’agrège sur le toit du bâtiment comme une extension vacillante non identifiée.

      Les Champs Libres et 40mcube mènent conjointement depuis deux ans une expérimentation mettant en œuvre de façon concrète les relations entre art et architecture. En 2013, Antoine Dorotte avait ainsi incrusté une sphère d’écailles énigmatique dans le bâtiment de Christian de Portzamparc.

      Les installations sculpturales de Vincent Mauger représentent des paysages qui semblent tout droit issus d’une simulation en 3D. Réalisées à partir de matériaux de construction, briques, parpaings, bacs plastique, dont elles transcendent le caractère ordinaire, elles concrétisent un espace mental rendu praticable pour le public. Ces matériaux simples sont découpés et assemblés sur un principe modulable et reproductible, à l’instar de certaines constructions, qui permet à l’artiste d’adapter ses œuvres à l’espace et de jouer sur des questions d’échelles.

      Créant dans son travail un parallèle évident entre sculpture et architecture, Vincent Mauger conçoit une nouvelle installation alvéolée qui s’agrège sur le toit des Champs Libres comme une extension vacillante non-identifiée.