• Abbaye de Léhon
    • 2026
    • Résonances croisées –  Céline Floch & Héléna Blanchard

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Affiche-Exposition-Resonances-Croisees-par-Helena-Blanchard-Celine-Floch.png
    • 28.08.26 → 27.09.26
      Exposition
      Abbaye de Léhon
    • Résonances croisées

      L’exposition « Résonances croisées » présente le travail de Céline Floch et Héléna Blanchard, à la croisée de la peinture et du volume. Nourrie par leur résidence à Dakar lors de la Biennale d’art contemporain en 2025, l’exposition interroge la notion de famille comme point de convergence entre spiritualité, mémoire et imaginaire collectif.

      À travers la couleur, les icônes revisitées et l’enchantement de l’ordinaire, les deux artistes tissent un dialogue plastique sensible et complémentaire.

       

      Céline Floch

      Nourrie d’une pratique du graffiti sous ses formes les plus diverses, Céline Floch | Blossom, est une artiste peintre et muraliste française basée à Saint-Malo.

      Elle développe depuis une dizaine d’années une œuvre profondément narrative et émotionnelle.

      Entre peinture d’atelier et interventions dans l’espace public, elle construit un univers sensible traversé par les questions d’intimité, de mémoire, de perception et de co-construction.

      celinefloch.weebly.com

      Héléna Blanchard 

      Artiste pluridisciplinaire, Héléna Blanchard crée des installations et objets sensibles autour de l’identité, de la mémoire et de la guérison.

      Son travail, intime et politique, invite à transformer la douleur en matière, à reconnecter avec nos héritages, et à créer des espaces de soin, de résistance et de réappropriation.

      helena-blanchard.fr

    • Abbaye de Léhon
    • 2026
    • Plein & délié – Annie Bocel

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Affiche-Annie-Bocel.jpg
    • 06.06.26 → 23.08.26
      Exposition
      Abbaye de Léhon
    • Plein & délié

      Quel que soit le procédé mis en œuvre (gravure en relief ou en taille-douce), le travail d’Annie Bocel consiste à imprimer une empreinte sur du papier à l’aide d’une gravure. En écho au cabinet de curiosités et à l’immémorial, soit à ce qui nous échappe et nous émerveille, sa démarche tend depuis une quinzaine d’années à inventorier et représenter la nature, ses spécimens. À graver l’empreinte de cette mystérieuse écriture du vivant.

      L’exposition propose de découvrir les techniques de taille-douce et de gaufrage, la reliure d’art et l’imprimerie au plomb mobile invitant le public à plonger dans l’histoire et y recueillir ce qui faisait les atouts des anciens. La pratique d’un savoir-faire artisanal, entendu comme un outil de recherche, d’exploration et d’éclosion personnelle, est aussi l’outil de la libre expression et du développement d’une pensée, d’un agir. Annie Bocel est l’une des dernières artisanes à maîtriser ce savoir-faire. Cette exposition aborde une problématique qui nous touche tous, et tente de la déjouer, celle de la disparition du faire et d’un certain savoir attaché à la main.

      À travers cette exposition, Annie Bocel dévoile un précieux savoir-faire et un témoignage délicat du vivant. Les techniques ancestrales présentées via les matrices et les outils nous offre l’occasion d’un repli et d’un temps dédié à la réflexion, porté sur les notions anthropologiques de mémoire et de fragile inhérentes à nos sociétés.

       

      Annie Bocel

      Diplômée de l’école Estienne, Annie Bocel fait le choix de l’artisanat, s’initiant auprès de graveurs et d’imprimeurs parisiens (Atelier Seigneur, Creanog, Atelier 63) pour finalement recevoir une transmission exclusive au sein du Cabinet des Poinçons de l’Imprimerie nationale pour la gravure de poinçons typographiques 1.

      A suivi de peu l’ouvrage dessins de geste, gravure & poinçon typographique co-vécu avec la Maître d’art 2 Nelly Gable et paru aux éditions des cendres en 2019 et avec le soutien de l’Institut des Savoir-faire Français.

      Installée à Dinan, elle se dédie à la création d’estampe et de poinçons, à des histoires qui ne tarissent pas : herbier-monde et fantômes, jardins oubliés de Ninive, confidences fossiles, bestiaire d’amour, baigneuses se jouant des courants, vestiges des dunes ou encore fragments de portulan…

      anniebocel.com

       

      1. Gravure de poinçons typographiques : première étape de la chaîne typographique mise au point par Gutenberg vers 1450 pour l’imprimerie au plomb mobile. La production de caractère mobile en plomb se déroule en quatre étapes :

      – La gravure d’une lettre dans un poinçon d’acier. La lettre est à l’envers : « Я ».

      – La frappe de ce poinçon dans une matrice en cuivre « R ».

      – La fonte d’un alliage de plomb, d’antimoine et d’étain dans cette matrice intégrée à un moule à main, dit moule à arçon « Я ».

      – Enfin, l’impression sur papier de la lettre en plomb fraîchement fondue, la lettre est à l’endroit « R ».

      La chaîne typographique traditionnelle exige l’intervention de quatre corps de métiers : le graveur de poinçons typographiques, le fondeur, le compositeur et l’imprimeur typographe.*

      2. Dispositif Maitre d’art et Élève : dispositif de transmission unique en Europe, destiné à faire perdurer des savoir-faire qui ne sont plus pratiqués que dans quelques ateliers. Titre officiel de Maître d’art, créé en 1994 par le ministère de la Culture, décerné depuis à 149 professionnels possédant un savoir-faire remarquable et rare. Une fois nommé, chaque Maître d’art a pour mission de transmettre ce savoir-faire à l’Élève avec lequel il a été sélectionné.

    • Abbaye de Léhon
    • 2026
    • Artifices naturels – Laurence Nicola

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/affiche-LNicola-pour-feuillet-expo.png
    • 06.06.26 → 27.09.26
      Exposition
      Abbaye de Léhon
    • Artifices naturels

      Vivant au contact de la nature et sensible à son environnement, Laurence Nicola s’en imprègne pour créer des œuvres polymorphes qui questionnent à la fois l’identité, la fragilité de l’être et les affres de la condition humaine.

      Cette exposition propose un regard sensible sur les mutations environnementales que nous sommes en train de vivre. Attentive aux matériaux et aux formes que produit la nature, la démarche de Laurence Nicola se nourrit par un travail de collecte sur les sites naturels.

      Laurence Nicola constate que le plastique est omniprésent et intégré aux cycles biogéologiques de la planète. Il interagit avec le cycle de vie des êtres vivants. Des éléments hybrides apparaissent, fruits de la transformation des produits industriels par l’érosion. Laurence Nicola les appelle « ready-made naturels », témoins de métamorphoses comme les plastiglomérats 1.

      Laurence Nicola utilise des techniques diverses (diapositives, photographies, installations…) pour rendre compte de cette relation entre le végétal, le minéral et les matières plastiques. Elle fait apparaître des paysages de l’ordre du merveilleux. Ils révèlent cette coexistence entre le naturel et l’artificiel.

       

      Laurence Nicola

      Les dernières installations de Laurence Nicola sont le prétexte de cabinets de curiosités dans lesquels éléments naturels et artefacts collectés s’imbriquent. Le leurre et le faux-semblant sont des moyens plastiques utilisés pour décrire l’hybridation qui s’opère actuellement dans notre écosystème.

      Ses œuvres nous invitent à regarder le vivant avec une attention fine et à tisser des liens entre intériorité et engagement au monde.

      Laurence Nicola vit et travaille à Saint-Coulomb (35). Titulaire d’une Maîtrise d’arts plastiques et d’un DNSEP de l’Ecole Supérieure Nationale d’Art de Cergy-Pontoise, elle reçoit le soutien de L’Institut français pour un temps de recherche à Kaywon School of Art and Design of Seoul en Corée du Sud (2002), ainsi que du Consulat Général de France à Montréal (2013). En 2025, elle est lauréate du concours L’il’ô sculpture sur l’Île Saint Denis. Elle est représentée par la Galerie Ségolène Brossette à Paris.

      laurencenicola.com

       

      1. Les plastiglomérats sont des agglomérats de débris de plastiques qui sous l’effet de la chaleur (incendie, feux de camps…) coagulent avec des éléments naturels (bois, sable, coquillages, roches…).