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- Passerelle Centre d’art contemporain ⎹ Cercle Naval
- 2026
Déjà vu – œuvres des collections du Frac Bretagne
- Exposition
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- 18.03.26 → 16.05.26 ExpositionPasserelle Centre d’art contemporain ⎹ Cercle Naval
- Isabelle Arthuis, Lewis Baltz, Oliver Beer, Christina Dimitriadis, Hubert Duprat, Christelle Familiari, Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, Hao Jingban, Renée Levi, Maha Maamoun, Gilles Mahé, Bernard Piffaretti, Sarkis, Sturtevant, Christophe Viart, Christopher Williams
En 2026, Passerelle est hors les murs. Dès le printemps, le centre d’art contemporain investit le manoir de Kerlaouen à Lesneven pour la quatrième année consécutive, en invitant le Frac Bretagne pour une exposition inédite autour de la question du regard et de notre manière de voir.
Il arrive parfois que l’on ait l’impression d’avoir déjà vécu une situation, déjà fréquenté un lieu, déjà vu une image. Cette sensation est brève, étrange, souvent impossible à expliquer. On sait que ce n’est pas un souvenir précis, mais le sentiment persiste.
Cette exposition part de cette expérience familière : le déjà-vu.
Les œuvres présentées ne racontent pas des histoires nouvelles. Au contraire, elles rejouent, répètent, reprennent des formes, des images, des gestes que l’on croit reconnaître. Certaines semblent venir d’un autre temps. D’autres ressemblent à des images de films, de tableaux ou de souvenirs collectifs. Pourtant, en y regardant de plus près, quelque chose ne colle jamais tout à fait.
Ici, le déjà-vu n’est pas une erreur.
Il est une manière de regarder.Les artistes travaillent avec ce que nous avons déjà en tête : des images connues, des styles reconnaissables, des formes héritées. Mais ils les déplacent, les ralentissent, les répètent ou les transforment légèrement. Ce décalage crée un trouble. Le spectateur reconnaît, puis doute. Il croit savoir, puis hésite.
La vidéo d’Oliver Beer, placée au cœur de l’exposition, montre ce processus de façon très simple. Une image issue d’un dessin-animé célèbre semble renaître sous nos yeux, croquis après croquis. On la reconnaît avant même de pouvoir la nommer. Le souvenir se forme en même temps que l’image.
Autour de cette œuvre, peintures, dessins, photographies et autres vidéos prolongent cette expérience. Certaines reprennent des images de l’histoire de l’art. D’autres jouent sur la répétition d’un même motif. D’autres encore évoquent des souvenirs flous, des images mentales, des impressions déjà ressenties.
En parcourant l’exposition, le visiteur est invité à prendre son temps. À accepter de ne pas comprendre immédiatement. À observer comment une image devient familière, puis étrange.
Déjà vu n’est pas une exposition sur le passé.
C’est une exposition sur notre manière de voir aujourd’hui, dans un monde saturé d’images, de copies, de références et de retours.Ce que nous voyons n’est peut-être jamais complètement nouveau.
Mais ce que nous ressentons, lui, peut l’être.
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- Passerelle Centre d’art contemporain ⎹ Cercle Naval
- 2026
Brest sous les bombes – Une histoire du graffiti 1984-2004
- Exposition
- 06.03.26 → 06.06.26 ExpositionPasserelle Centre d’art contemporain ⎹ Cercle Naval
L’exposition Brest sous les bombes – Une histoire du graffiti 1984-2004 illustre l’usage de la bombe aérosol dans l’espace public à Brest et raconte ses vingt premières années d’art urbain. Au travers de nombreux documents d’archives inédits (photographies, films, articles de presse, ephemera, objets, interventions d’artistes, témoignages, reconstitutions chronologiques…) cette exposition révèle la place majeure qu’occupe la ville de Brest dans l’histoire de l’art urbain en France.
Chapitre 1 : L’outil aérosol
L’exposition s’ouvre avec la présentation de l’outil aérosol depuis ses origines jusqu’à ses évolutions récentes grâce à l’impressionnante collection d’Aurélien Harmignies, considéré comme le plus important collectionneur de bombes aérosol en Europe. À partir d’une frise chronologique richement documentée, l’exposition présente les bombes aérosol des années 1960 aux années 2000 accompagnées de leurs publicités, présentoirs et articles de presse et raconte ainsi comment les artistes urbain ont d’abord détourné l’outil de sa fonction initiale jusqu’à ce que l’industrie de la peinture conçoive des aérosols qui leur soient spécifiquement destinés.Chapitre 2 : Inscriptions et revendications
Gravée à même le mur, inscrite à la craie, au feutre, au pinceau ou affichée, l’expression spontanée dans l’espace public prend un essor singulier avec la commercialisation de la bombe aérosol au cours des années 1960 et 1970. Il s’agit de slogans revendicatifs, de messages humoristiques, de promotion sauvage ou de la simple volonté de marquer sa présence.Chapitre 3 : Le graffiti-writing
À la fin des années 1960 naît à New York et Philadelphie le graffiti-writing, une nouvelle forme de graffiti qui consiste à signer ou à dessiner à grande échelle son pseudonyme de façon à se faire remarquer par ses pairs. Cette pratique se développe en France dès le début des années 1980, notamment à Brest avec la diffusion du film Beat Street (qui témoigne, entre autres, de cette pratique), avec la présence de militaires américains basés à Brest ainsi qu’avec la diffusion de l’émission Hip Hop à la télévision. Paris et Brest sont parmi les premières villes en France où se déploie cette pratique importée des États-Unis.Chapitre 4 : Ninja Force / Acropol Group
Le premier collectif hip hop brestois naît en 1983. Sous l’influence de leurs aînés américains, ils adoptent leurs codes et rapidement, s’affrontent artistiquement avec d’autres collectifs par la danse. Parmi eux, Bruno et Sane vont particulièrement se démarquer par leur détermination et leur talent. Ils vont progressivement s’organiser, se professionnaliser et, par mimétisme, vont emmener avec eux de nouvelles générations de graffeuses et graffeurs à développer la pratique du graffiti-writing à Brest.Chapitre 5 : Les lieux emblématiques brestois
Outre la rue ou les abords des voies ferrées, le graffiti-writing se déploie dans des interstices urbaines où la discrétion et la tolérance des autorités permettent aux artistes de s’exprimer pleinement. Ainsi, la Maison Pour Tous du Valy Hir, l’ancienne usine de Kerfautras, le port de commerce ou l’ancienne cidrerie deviennent peu à peu de véritables ateliers à ciel ouvert.Chapitre 6 : Une scène locale foisonnante, organisée et influente
Au cours des années 1990, de nombreux collectifs se créent et commencent à tisser des liens avec d’autres villes bretonnes. L’ouverture du magasin U-Know, spécialisé dans les cultures urbaines et distributeur de bombes aérosols, devient le quartier général de cette nouvelle génération d’artistes. L’organisation de rassemblements ponctuels (concerts, festivals, graffiti jams) va peu à peu placer Brest en tant que ville majeure au regard de la scène de l’art urbain en France. Le jam du port de commerce en 2000 en est le point culminant puisqu’il rassemble des artistes de toute la France jusqu’en Belgique et connaît un écho national. Dès lors, la scène brestoise ne cesse de prendre de l’ampleur. En témoigne l’édition de l’ouvrage Westbook en 2004 qui documente l’histoire de l’art urbain brestois.Cette exposition restitue les recherches menées par le Centre Arcanes sur le territoire de Brest, notamment celles concernant le port de commerce de Brest, initiées en 2021 grâce au soutien de la ville de Brest et de la DRAC Bretagne.
Elle s’inscrit également dans la continuité des recherches menées par le Centre Arcanes concernant l’exposition Aérosol présentée en 2024 au musée des beaux-arts de Rennes et en 2025 au musée des beaux-arts de Nancy.