• Archives de la critique d’art
    • 2018
    • Critique sur le pouce

    • Conférence
    • 12.12.18 → 12.12.18
      Conférence
      Archives de la critique d’art
    • « Design californien : soleil et mirages »
      par Lilian Froger, lauréat 2018 de l’aide à l’écriture et à la diffusion d’un essai critique proposée par l’INHA et l’Institut français

      Le rendez-vous trimestriel de la revue CRITIQUE D’ART à la BU. Une heure le mercredi pour discuter de l’actualité de la littérature critique sur l’art des XXe-XXIe siècles !
      Les rendez-vous proposés dans le cadre de la « Critique sur le pouce » impliquent, à chaque nouvelle rencontre, un jeune chercheur et un auteur plus confirmé.
      Ces rencontres s’adressent à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager leur goût de la lecture, de l’écriture et de la discussion au sujet des livres sur l’art. Nous vous invitons à venir échanger autour de publications récentes chroniquées dans la revue CRITIQUE D’ART.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Romain Guillet, conférence-sandwich, 12:15

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/c5e1874806e03ab0_3322-w400-h504-b0-p0-home-design.jpg
    • 20.11.18 → 20.11.18
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    •  

      Romain Guillet développe son travail de designer dans divers contextes (aménagement, scénographie, mobilier…). Dès la fin de ses études, il rejoint pendant 2 ans lʼéquipe de Mathieu Lehanneur et co-fonde simultanément le studio STATUE. STATUE est primé au VIA design 2013 et expose ses projets textiles à Amsterdam, Milan, et Paris. Parallèlement, il signe des projets dʼaménagement pour le Centre Pompidou, le musée des Beaux-Arts de Paris, le Printemps de septembre à Toulouse ou la Fondation Lafayette Anticipation. Il collabore régulièrement avec
      la plasticienne et scénographe Nadia Lauro sur des installations pour la danse contemporaine, ainsi quʼavec de nombreux artistes tels que Camille Blatrix, Jean-Luc Moulène ou Olaf Nicolai.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Jean-Charles de Quillacq, LE REMPLAÇANT

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Visuel-J-C-de-Quillacq-©PierreAntoine-WEB.jpg
      Jean-Charles de Quillacq - LE REMPLAÇANT -© Pierre Antoine
    • 18.11.18 → 18.11.18
      Rencontre
      Frac Bretagne
    • Dans le cadre de la sixième édition des Ateliers de Rennes intitulée À Cris Ouverts, l’artiste Jean-Charles de Quillacq invite qui veut à interagir avec lui durant une après-midi. Chaque interaction obéira au contrat suivant : en échange de la disponibilité totale de l’artiste envers le⋅a volontaire, le⋅a volontaire cède à l’artiste une empreinte de son nez. Toutes les personnes intéressées sont priées de lire soigneusement le protocole DU REMPLAÇANT, ci-dessous, où Jean-Charles de Quillacq décrit précisément les engagements de chacun·e.

       

      Une fois que vous aurez demandé à me rencontrer, le personnel du Frac Bretagne vous conduira auprès de mes deux assistant·e·s, qui prendront une empreinte de votre nez. Vous serez venu·e·s seul·e ou à deux personnes maximum, et vous pourrez revenir dans la limite de mes disponibilités horaires.

       

      En attendant que le plâtre sèche sur votre visage, mes assistant·e·s vous conduiront à moi et vous laisseront en ma compagnie durant six minutes. Nous serons à huis clos dans une salle bien éclairée ; je porterai moi-même un masque résultant du moulage de mon propre visage (le remplaçant). Vous interagirez avec moi exactement comme bon vous semble et je ferai tout ce que vous me direz de faire. J’exclus toutefois entre nous les actions violentes ou de nature à blesser les personnes ; je préférerais aussi que vous ne parliez pas de la situation au moment où il vous faut la vivre avec moi.

       

      Demandez-moi plutôt de faire le mort, la roue, d’échanger nos tee-shirts, mes chaussettes, d’imiter ma mère, d’être vous-même, etc. Au bout des six minutes (ou avant s’il vous plaît de ne pas aller jusqu’au bout), mes assistant·e·s vous reprendront en charge et procéderont au démoulage. Le moulage de votre nez restera ma propriété.

       

      J.-Ch. de Q.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Jean-Charles de Quillacq, LE REMPLAÇANT

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Visuel-J-C-de-Quillacq-©PierreAntoine-WEB.jpg
      Jean-Charles de Quillacq - LE REMPLAÇANT -© Pierre Antoine
    • 17.11.18 → 17.11.18
      Rencontre
      Frac Bretagne
    • Dans le cadre de la sixième édition des Ateliers de Rennes intitulée À Cris Ouverts, l’artiste Jean-Charles de Quillacq invite qui veut à interagir avec lui durant une après-midi. Chaque interaction obéira au contrat suivant : en échange de la disponibilité totale de l’artiste envers le⋅a volontaire, le⋅a volontaire cède à l’artiste une empreinte de son nez. Toutes les personnes intéressées sont priées de lire soigneusement le protocole DU REMPLAÇANT, ci-dessous, où Jean-Charles de Quillacq décrit précisément les engagements de chacun·e.

       

      Une fois que vous aurez demandé à me rencontrer, le personnel du Frac Bretagne vous conduira auprès de mes deux assistant·e·s, qui prendront une empreinte de votre nez. Vous serez venu·e·s seul·e ou à deux personnes maximum, et vous pourrez revenir dans la limite de mes disponibilités horaires.

       

      En attendant que le plâtre sèche sur votre visage, mes assistant·e·s vous conduiront à moi et vous laisseront en ma compagnie durant six minutes. Nous serons à huis clos dans une salle bien éclairée ; je porterai moi-même un masque résultant du moulage de mon propre visage (le remplaçant). Vous interagirez avec moi exactement comme bon vous semble et je ferai tout ce que vous me direz de faire. J’exclus toutefois entre nous les actions violentes ou de nature à blesser les personnes ; je préférerais aussi que vous ne parliez pas de la situation au moment où il vous faut la vivre avec moi.

       

      Demandez-moi plutôt de faire le mort, la roue, d’échanger nos tee-shirts, mes chaussettes, d’imiter ma mère, d’être vous-même, etc. Au bout des six minutes (ou avant s’il vous plaît de ne pas aller jusqu’au bout), mes assistant·e·s vous reprendront en charge et procéderont au démoulage. Le moulage de votre nez restera ma propriété.

       

      J.-Ch. de Q.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Corps, fluidité et rituels de résistance

    • Conférence
    • 17.11.18 → 17.11.18
      Conférence
      Frac Bretagne
    • Avec Barbara McCullough, Paul Maheke et Céline Kopp

      En partant de l’expérience de Barbara McCullough au lendemain des émeutes de Watts, et de Water Ritual (1979), considéré comme un film expérimental précurseur du féminisme noir, les intervenants évoqueront la persistance du motif de l’eau et de la notion de fluidité comme concept et stratégie de résistance, en considérant cette présence dans le travail de Paul Maheke.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Volmir Cordeiro, Rue

    • Performance
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/VolmirCordeiroRue2015@MezliVega-WEB.jpg
      Rue, Volmir Cordeiro @ Mezli Vega
    • 17.11.18 → 17.11.18
      Performance
      Frac Bretagne
    • Danseur et chorégraphe brésilien, Volmir Cordeiro crée en 2015 trois solos Ciel, Inês et Rue. Accompagnée par le percussionniste Washington Timbó, la pièce qui se déroulera le samedi 17 novembre à 15h au Frac Bretagne, est une réponse chorégraphique à la lecture des poèmes sur la guerre de Bertolt Brecht.

       

      En partenariat avec le TNB – Centre Européen Théâtral et Chorégraphique

    • Documents d’Artistes Bretagne – ddab.org
    • 2018
    • Projections de vidéos d’artistes

    • Projection
    • 15.11.18 → 17.11.18
      Projection
      Documents d’Artistes Bretagne – ddab.org
    • Du jeudi 15 au dimanche 18 novembre, la Ville de Rennes et les Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain, proposent « Rennes Art Weekend », un événement de quatre jours, temps-fort pour les arts visuels : 15 expositions, 20 performances, rencontres, événements et 91 ateliers d’artistes ouverts à tous dans toute la ville.
      Dans le cadre du Renne Art Week-End, l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – site de Rennes accueille un pôle de rencontres avec Documents d’Artistes Bretagne et Generator, acteurs de la création émergente en Bretagne.

      ⚫️ PROJECTION VIDÉOS
      Auditorium : projection des films / tous les jours de 14h à 18h

      Documents d’Artistes Bretagne en association avec 40mcube vous proposent une programmation de films et vidéos d’artistes actifs en région : Virginie Barré, Hoël Duret, Aurélie Ferruel & Florentine Guédon, Francesco Finizio, Hilary Galbreaith, Martin Le Chevallier, Thibault Pellant, Babeth Rambault, Alisson Schmitt, Sylvie Ungauer.

      —————————————————————-
      Dans le cadre du Renne Art Week-End, l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – site de Rennes accueille un pôle de rencontres avec les acteurs de la création émergente en Bretagne

      ⚫️ PÔLE DE RENCONTRES
      de 14h à 18h à la cafétéria de EESAB-site de Rennes
      Venez rencontrer les équipes de Documents d’Artistes Bretagne et de 40mcube qui mettent en œuvre depuis quelques années BASE – Ddab-Eesab, Les Chantiers-Résidence et Generator, des dispositifs d’accompagnement professionnel à destination des jeunes artistes, sortis pour la plupart des écoles d’art.

      ⚫️ ACCROCHAGE D’ŒUVRES
      Cloître : accrochage d’œuvres de Anita Gauran et de Victor Vialles

      —————————————————————-

      ⚫️ Évènements du jeudi 15 novembre :
      – 15h-17h : Des artistes ayant participé à ces programmes seront présents pour échanger avec le public.
      – 18h : Diffusion en avant-première de La Cascadeure, série originale en 7 épisodes, écrite et réalisée par Virginie Barré, Romain Bobichon et Julien Gorgeart.

    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Vidéo/Bars

    • Projection
    • 10.11.18 → 24.11.18
      Projection
      L’Œil d’Oodaaq
    • Pierre-Yves Clouin, Akova Duygu Nazli, Mari Floenes, Jeymer Gamboa, Guillaume Lepoix, Hortense Le Calvez & Mathieu Goussin, Alex Mira, Annegien Van Doorn, Lucia Veronesi

      Pour Vidéo/Bars 2018, L’Œil d’Oodaaq réitère son partenariat avec Culture Bar-Bars et la ville de Nantes pour proposer un parcours vidéo ponctué d’évènements insolites et de découvertes rythmiques dans cinq bars et lieux de Nantes.

      De bars en bars, une programmation de vidéos issues du catalogue de l’association présentera une dizaine d’artistes nationaux et internationaux. Pendant la semaine Culture Bar-Bars, des live expérimentaux et des performances artistiques et poétiques agrémenteront ce parcours.

      Cette année, la rue aussi se met en scène, et devient lieu de projection, avec la diffusion de vidéos en vitrine du coiffeur La Mèche Rebelle.

      Déroulé de l’évènement à retrouver sur : www.collectif.loeildoodaaq.fr

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Ode Bertrand, Travaux noirs & blancs

    • Non classé
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/sculpture-1.jpg
    • 09.11.18 → 08.12.18
      Non classé
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Pour la troisième fois à la galerie, la Galerie Oniris expose des œuvres d’Ode Bertrand qui consacre depuis cinquante ans son œuvre à l’abstraction géométrique et à l’épuration formelle qui en découle.

      D’une apparente simplicité, l’œuvre d’Ode Bertrand se veut pourtant complexe car son travail est fondé sur des rapports subtils et des équilibres savants entre les éléments. Au sein des œuvres existe une tension entre deux états placés en concurrence : l’ordre et le chaos. L’ordre est prédominant dans la construction de la forme mais il y a toujours un évènement, un point, qui altère le pur équilibre.

      Nièce d’Aurélie, et présente à ses côtés à l’atelier durant 35 ans, Ode Bertrand a retenu la même rigueur tant dans l’épuration de la forme que dans l’exactitude de la facture. Néanmoins, Ode Bertrand acquière rapidement sa propre identité artistique en jouant sur les contrastes et sur les rythmes. L’artiste fait l’éloge du trait car celui-ci impose une économie de matière : il ne permet aucun aplat ou superposition et garde visible la rigueur du geste.

      « J’ai tout de suite su que c’était le trait qui m’intéressait, ainsi que le rythme. En disant cela, j’évacue de mes préoccupations le sujet au sens traditionnel du terme. Je n’ai pas connu comme certains artistes de l’art concret une expérience figurative se radicalisant peu à peu jusqu’à l’abstraction totale. J’ai choisi dès le départ la voie de cette abstraction. »

      Sur toile ou sur papier, Ode Bertrand travaille par famille d’œuvres. Chaque réalisation en appelle à une autre. Ce travail sériel met en avant les variations existantes d’une composition à l’autre et révèle toute la richesse de la règle de composition. La série prend fin lorsque la lassitude s’installe et que l’appel vers une autre composition se fait sentir.

      A travers ses compositions géométriques, il n’est pas question de science ou de mathématique. Ses œuvres sont avant tout emprunt d’une présence, remplies d’énergies, et ne sont pas le simple résultat d’un problème plastique.

      Pour cette nouvelle exposition à Rennes, le noir et le blanc ont la primauté sur la couleur, comme c’est le cas également dans le travail de l’artiste. Ode Bertrand rejette la couleur pure, et ne l’aime que dans les tons sombres ou dans des tons extrêmement pâles, tentés par le blanc. Dans la construction de l’œuvre, l’artiste trace systématiquement un quadrillage de lignes droites sur une surface blanche, elle applique par la suite le noir qui a pour fonction graphique de structurer l’espace.

      « Je travaille avec une grille, car j’ai besoin d’un soubassement pour donner une sorte de règle de jeu préalable à l’apparition des lignes. En faisant se rejoindre les points de cette grille, je fais apparaître des formes géométriques. »

      L’exposition à la galerie Oniris met à l’honneur le noir et le blanc, et souligne l’importance du travail sériel. A travers des séries comme Ogives, ou Epure, le visiteur peut saisir les variations de composition entre chaque œuvre. Les différentes techniques utilisées : l’encre, la mine de plomb et la peinture permettent de mettre en valeur la rigueur dans le tracé dont Ode Bertrand fait preuve quelle que soit la matière.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Nul homme n’est une île | Dominique Marchais

    • Projection
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Affiche-NHNUI.jpg
      Affiche Nul Homme n'est une île © Dominique Marchais
    • 04.11.18 → 04.11.18
      Projection
      Frac Bretagne
    • Projection en partenariat avec Comptoir du Doc

      Dans le cadre du 19Mois du film Documentaire : opération nationale orchestrée par Images en bibliothèques, le Frac Bretagne et l’association Comptoir du Doc proposent la projection du film Nul homme n’est une ile de Dominique Marchais.

      « Chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble ». Le film est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes suisses et autrichiennes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • RENC’ART 5ème édition des Itinéraires Graphiques. Damien Deroubaix, Maël Nozahic

    • Rencontre
    • 27.10.18 → 27.10.18
      Rencontre
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Les Renc’arts sont des visites commentées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.

      Entrée Libre – 17h

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Jean-Charles de Quillacq, LE REMPLAÇANT

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Visuel-J-C-de-Quillacq-©PierreAntoine-WEB.jpg
      Jean-Charles de Quillacq - LE REMPLAÇANT -© Pierre Antoine
    • 21.10.18 → 21.10.18
      Rencontre
      Frac Bretagne
    • Dans le cadre de la sixième édition des Ateliers de Rennes intitulée À Cris Ouverts, l’artiste Jean-Charles de Quillacq invite qui veut à interagir avec lui durant une après-midi. Chaque interaction obéira au contrat suivant : en échange de la disponibilité totale de l’artiste envers le⋅a volontaire, le⋅a volontaire cède à l’artiste une empreinte de son nez. Toutes les personnes intéressées sont priées de lire soigneusement le protocole DU REMPLAÇANT, ci-dessous, où Jean-Charles de Quillacq décrit précisément les engagements de chacun·e.

       

      Une fois que vous aurez demandé à me rencontrer, le personnel du Frac Bretagne vous conduira auprès de mes deux assistant·e·s, qui prendront une empreinte de votre nez. Vous serez venu·e·s seul·e ou à deux personnes maximum, et vous pourrez revenir dans la limite de mes disponibilités horaires.

       

      En attendant que le plâtre sèche sur votre visage, mes assistant·e·s vous conduiront à moi et vous laisseront en ma compagnie durant six minutes. Nous serons à huis clos dans une salle bien éclairée ; je porterai moi-même un masque résultant du moulage de mon propre visage (le remplaçant). Vous interagirez avec moi exactement comme bon vous semble et je ferai tout ce que vous me direz de faire. J’exclus toutefois entre nous les actions violentes ou de nature à blesser les personnes ; je préférerais aussi que vous ne parliez pas de la situation au moment où il vous faut la vivre avec moi.

       

      Demandez-moi plutôt de faire le mort, la roue, d’échanger nos tee-shirts, mes chaussettes, d’imiter ma mère, d’être vous-même, etc. Au bout des six minutes (ou avant s’il vous plaît de ne pas aller jusqu’au bout), mes assistant·e·s vous reprendront en charge et procéderont au démoulage. Le moulage de votre nez restera ma propriété.

       

      J.-Ch. de Q.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Visite accompagnée par les commissaires Étienne Bernard et Céline Kopp

    • Visites commentées
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/FracBretagneADR2018-600x450_Jean-MarcBallee_1.jpg
      © Jean Marc Ballee
    • 21.10.18 → 21.10.18
      Visites commentées
      Frac Bretagne
    • Le dimanche 21 octobre à 16h, les commissaires de la 6e édition des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain, proposent une visite gratuite de l’exposition À Cris Ouverts au Frac Bretagne,  sur présentation du billet d’entrée.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Jean-Charles de Quillacq, LE REMPLAÇANT

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Visuel-J-C-de-Quillacq-©PierreAntoine-WEB.jpg
      Jean-Charles de Quillacq - LE REMPLAÇANT -© Pierre Antoine
    • 20.10.18 → 20.10.18
      Rencontre
      Frac Bretagne
    • Dans le cadre de la sixième édition des Ateliers de Rennes intitulée À Cris Ouverts, l’artiste Jean-Charles de Quillacq invite qui veut à interagir avec lui durant une après-midi. Chaque interaction obéira au contrat suivant : en échange de la disponibilité totale de l’artiste envers le⋅a volontaire, le⋅a volontaire cède à l’artiste une empreinte de son nez. Toutes les personnes intéressées sont priées de lire soigneusement le protocole DU REMPLAÇANT, ci-dessous, où Jean-Charles de Quillacq décrit précisément les engagements de chacun·e.

       

      Une fois que vous aurez demandé à me rencontrer, le personnel du Frac Bretagne vous conduira auprès de mes deux assistant·e·s, qui prendront une empreinte de votre nez. Vous serez venu·e·s seul·e ou à deux personnes maximum, et vous pourrez revenir dans la limite de mes disponibilités horaires.

       

      En attendant que le plâtre sèche sur votre visage, mes assistant·e·s vous conduiront à moi et vous laisseront en ma compagnie durant six minutes. Nous serons à huis clos dans une salle bien éclairée ; je porterai moi-même un masque résultant du moulage de mon propre visage (le remplaçant). Vous interagirez avec moi exactement comme bon vous semble et je ferai tout ce que vous me direz de faire. J’exclus toutefois entre nous les actions violentes ou de nature à blesser les personnes ; je préférerais aussi que vous ne parliez pas de la situation au moment où il vous faut la vivre avec moi.

       

      Demandez-moi plutôt de faire le mort, la roue, d’échanger nos tee-shirts, mes chaussettes, d’imiter ma mère, d’être vous-même, etc. Au bout des six minutes (ou avant s’il vous plaît de ne pas aller jusqu’au bout), mes assistant·e·s vous reprendront en charge et procéderont au démoulage. Le moulage de votre nez restera ma propriété.

       

      J.-Ch. de Q.

       

    • Documents d’Artistes Bretagne – ddab.org
    • 2018
    • Villa Valais, Rohannec’h, Saint-Brieuc – fête des résidences artistiques

    • Fête
    • 19.10.18 → 21.10.18
      Fête
      Documents d’Artistes Bretagne – ddab.org
    • Valentin Ferré, Stéfan Tulépo, Les M Studio

      Depuis le printemps 2018, la Villa Rohannec’h, site départemental en Côtes d’Armor, accueille les artistes Stéfan Tulépo, Valentin Ferré et Les M Studio – Céline Merhand et Anaïs Morel. Ils ont été invités à travailler pendant trois mois sur un espace de recherches élargi, se déployant en frange littorale de Saint-Brieuc, du site de Rohannec’h à la plage du Valais.

      Une documentation sur ces résidences est consultable sur le site dédié, publié par DD’AB :

      >>>  www.rohannech.ddab.org

      Programme des évènements

      Vendredi 19 octobre
      – 14h-18h30 exposition Le sable du château de Stéfan Tulépo dans la Villa Rohannec’h

      Samedi 20 octobre
      – 14h-18h Le sable du château, exposition de Stéfan Tulépo
      – 15h30-17h Vaudou et chaloupe, marche sonore de Valentin Ferré.
      Départ de la Villa Rohannec’h, balade accompagnée d’environ 3kms, retour en navette. Prévoir des chaussures adaptées à la marche (passages moyennement difficiles sur le GR34). Sur réservation au 02 96 62 62 22 (limité à 20 personnes)
      – 18h-19h Parcours d’un binôme, apéro-rencontre avec les M Studio, Anaïs Morel et Céline Mérhand
      – 19h45-20h15, Performance musicale de Maxwell Farington, artiste invité par Stéfan Tulépo

      Dimanche 21 octobre
      – 10h30-12h Vaudou et chaloupe, marche sonore de Valentin Ferré. Départ de la Villa Rohannec’h, balade accompagnée d’environ 3kms, retour en navette. Prévoir des chaussures adaptées à la marche (passages moyennement difficiles sur le GR34). Sur réservation au 02 96 62 62 22 (limité à 20 personnes)
      – 14h-18h Le sable du château, exposition de Stéfan Tulépo
      – 15h-18h Les eaux nourricières, installation sonore de Valentin Ferré

    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Julie Bonnaud et Fabien Leplae, Plasmes

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/JBFL-dessin-en-cours-2018web.jpg
    • 19.10.18 → 07.12.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • Julie Bonnaud et Fabien Leplae travaillent ensemble la peinture et le dessin depuis 2015. Au sein de dispositifs échafaudés par la trame de leurs dialogues, ils tissent en laborantins des conversations entre diverses sphères. La collection, comme répertoire de formes et de concepts, parc de sens et de couleurs ; la stratification des étapes de travail, où le sujet peut devenir l’outil et l’outil le sujet ; et encore la fiction, en tant que principe moteur et grille de lecture.

      A L’aparté, le duo travaillera au troisième volet d’un cycle d’expositions à la suite d’Adventices et d’Une étrange créature hybride, développant des savoir-faire qui œuvrent en combinant les principes de métamorphose, de contre-emploi avec celui de biotope ou encore d’émergence. Chaque œuvre est le rouage d’une vaste mécanique d’ensemble elle-même en gestation. Au même titre que le fusain, le graphite et la peinture, les intuitions, les mots et les références sont convoqués comme autant de matière à pétrir. Rendre visible des réels, depuis, vers et par le dessin.

    • Archives de la critique d’art
    • 2018
    • Critique sur le pouce

    • Conférence
    • 17.10.18 → 17.10.18
      Conférence
      Archives de la critique d’art
    • Mercredi 17 octobre 2018 – 13H
      BU centrale Rennes 2
      Salle de rencontres – 1er étage

      Aperçues de Georges Didi-Huberman
      lu et chroniqué par Pierre-Henry Frangne
      /
      Robert Smithson – Mémoire et enthropie
      lu et chroniqué par Adrien Abline

      Le rendez-vous trimestriel de la revue CRITIQUE D’ART à la BU. Une heure le mercredi pour discuter de l’actualité de la littérature critique sur l’art des XXe-XXIe siècles !
      Les rendez-vous proposés dans le cadre de la « Critique sur le pouce » impliquent, à chaque nouvelle rencontre, un jeune chercheur et un auteur plus confirmé. Ces rencontres s’adressent à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager leur goût de la lecture, de l’écriture et de la discussion au sujet des livres sur l’art.

    • Le Village, site d’experimentation artistique
    • 2018
    • Arrière-Saison

    • Exposition
    • 14.10.18 → 09.12.18
      Exposition
      Le Village, site d’experimentation artistique
    • Lise Gaudaire, Mael Le Golvan, Thierry Lapeyre

      Lise Gaudaire

      LES FAISEURS DE PAYSAGES

      Lise Gaudaire développe depuis plusieurs années un travail artistique sur les territoires ruraux et leurs mutations. Ses photographies et les entretiens sonores qu’elle réalise nourrissent une réflexion sur les transformations du paysage et les rapports que l’homme entretient avec la nature. Dans le cadre d’une résidence d’artiste, soutenue par le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, l’artiste a parcouru pendant deux ans le territoire de Couesnon Marches de Bretagne, questionnant son paysage rural et ses évolutions. Pour mener à bien son projet, elle a rencontré des élus, des gardes forestiers, des techniciens de la voirie, des agriculteurs, des paysagistes, des géographes et des historiens qui lui ont apporté de nombreux témoignages théoriques, historiques et techniques sur la manière dont les paysages se métamorphosent au fil du temps et selon les époques. Riche en documents sonores et photographiques, cette matière récoltée durant sa résidence est présentée à la galerie Laizé dans une exposition rétrospective.

       

      Mael Le Golvan

      FABLE DE RECHERCHE

      Les œuvres de Maël le Golvan sont des dispositifs qui allient la simplicité à l’ingéniosité. Ils transportent le spectateur dans un univers artistique sensible où l’étrangeté côtoie la science expérimentale et la machinerie poétique. Vidéos, photographies et installations sonores captent l’imperceptible et révèlent de l’incongru. Les aiguilles de feuilles de houx remplacent les saphirs des platines disques, les ondulations de l’eau, générées par des fréquences sonores, apparaissent sur du papier photographique ou le flamboiement d’une lampe torche théatralise tout un environnement forestier.

       

      Thierry Lapeyre

      2,7

      Diversité des matériaux et des techniques, facture déterminée, couleurs saturées… Voici ce qui notamment caractérise l’univers artistique de Thierry Lapeyre. Ses peintures, généralement réalisées sur des plaques transparentes, sont des confrontations formelles et visuelles où trace, tache, ligne et forme s’entrechoquent dans des espaces picturaux aux effets de transparence et d’opacité. Palimpsestes ou processus de création donnés à voir, les œuvres de l’artiste brouillent les pistes et jouent d’un permanent va-et-vient entre l’achevé et l’inachevé. « Le but est de proposer un autre regard esthétique, d’inviter le spectateur à considérer simultanément les deux extrêmes de toute analyse, celles des moyens et de la fin. »Thierry Lapeyre. Note d’intention (extrait), 2018.

    • L’IMAGERIE
    • 2018
    • René Tanguy, Absences

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Affiche_René_Tanguy.jpg
    • 13.10.18 → 01.12.18
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • Depuis 25 ans, René Tanguy invente une déambulation où s’entremêlent tribulations réelles et cheminements intérieurs, dont le déroulement aime à s’égarer dans les replis secrets de l’être et les recoins sombres de la mémoire. Il y est toujours question de déracinement, de partance viscérale – ce désir irrépressible d’être ailleurs -, inoculés dès l’enfance. L’exposition “Absences” présente une sélection de travaux réalisés entre 1998 et 2018.

      “ L’étranger provisoire” avait déjà pour thème la mémoire et l’ailleurs. Pendant dix années d’un voyage initiatique, entre recherche d’identité et souci d’altérité, René Tanguy abordait le sentiment d’étranger : étranger aux autres, étranger à soi. Yann Le Goff, dans la préface du livre (éd. Filigranes 1998) écrit : “ Il imagine pour lui seul ce voyage comme le révélateur de ses rêves, qu’il fixe pour toujours ”. René Tanguy se réfère aussi à Fernando Pessoa : “ La vie est ce que nous en faisons. Les voyages, ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n’est pas fait de ce que nous voyons, mais de ce que nous sommes. Nous ne débarquons jamais de nous-mêmes.”

      Le second volet s’appelle “Les chiens de feu”, traduction française du nom Tanguy. Il y est encore question de mémoire et d’intime, mais aussi de passé et de présent, à travers l’album de famille revisité, “musée imaginaire et théâtre d’ombres où les figures anonymes peuplent les

      images de rites et de fantômes”. En parcourant les lieux de l’enfance, ceux de l’origine, René Tanguy photographie le territoire de cette mémoire familiale : “ les photographies de famille disent mon existence avant mon existence, dans cette filiation, dans cette masse d’individus plus ou moins anonymes, à qui je dois ma présence au monde. Que leur dois-je d’autre ? La conscience d’être dans une destinée commune ? Une ressemblance ? Une différence ? Ou tout simplement, et enfin, l’acceptation du temps qui marche ”.

      Avec “Le chemin de cécité ”, il est de nouveau question d’arpenter les lieux de l’enfance, ceux de ce village d’Afrique où René Tanguy a vécu il y a plus de quarante ans. C’est là que sont nées ses premières émotions conscientes, là où se sont initiés ses premiers rêves d’avenir, avant que ceux-ci, au fil du temps, ne soient remplacés par les souvenirs d’adulte. La mémoire se confronte aussi à l’histoire, la sienne et celle collective de ce pays d’accueil. Il y est question de disparition, celle de son enfance, mais aussi de puissance, celle de la vie qui s’écrit dans la permanence du temps, dans cette Afrique lointaine et proche à la fois, mystérieuse et secrète, envoûtante et inaccessible.

      Cette démarche s’est nourrie récemment de deux autres projets : celle d’une nouvelle déambulation à Valparaiso sur les traces de Pablo Neruda et Sergio Larrain, “du monde vers le monde, Escale à Valparaiso” , en compagnie d’Anne-Lise Broyer, où s’entremêlent là encore, littérature, exil et cheminement intérieur. Jean-Luc Germain écrit : « En duel, en partage, deux visions se croisent, se cherchent, s’épousent, s’éloignent pour mieux se retrouver. Deux regards funambules se promènent en équilibre toujours instable sur le plus fragile des filigranes : le Chili de Sergio Larrain, où l’histoire et la géographie se fondent dans une vibration poétique et universelle qui abolit le temps et l’espace ».

      Le dernier ensemble, “Sad Paradise”, est consacré à l’amitié désespérée et à la correspondance inédite entre Jack Kerouac, écrivain américain et Youenn Gwernig, poète breton exilé à New-York dans les années 60. René Tanguy y rebat les cartes du voyage. Orpailleur fétichiste, il traque les miettes de destinée de ses deux « grands frères » éclaireurs, sur les deux rives de l’Atlantique, guidé par leur absence et leur présence. Comme pour ses autres travaux, tout n’y est pas certain, rien n’est arrêté, l’horizon se fait la belle et le flou, existentiel l’emporte souvent sur le point d’ancrage. On peut alors y voir un état de grâce primitive d’un monde volontairement indéfini, cueilli juste avant son effacement imminent.

    • Archives de la critique d’art
    • 2018
    • Colloque international de clôture du programme de recherche PRISME
      EA 1279 Université Rennes 2, GIS Archives de la critique d’art, Fondation de France, MSHB, Région Bretagne

    • Colloque
    • 11.10.18 → 12.10.18
      Colloque
      Archives de la critique d’art
    • Le colloque international Reframing the (Art) World / Redéfinir le monde (de l’art) a pour objectif de clore trois années intenses de recherche collective, menée dans le cadre du programme pluridisciplinaire PRISME. Il envisage la critique d’art, au-delà du seul discours esthétique, comme un terrain dynamique des débats de la société qui lui est contemporaine. En prenant comme point d’ancrage les archives de l’Association Internationale des Critiques d’Art (AICA), il s’agissait, d’une part, d’identifier les acteurs et réseaux de la critique d’art internationale du second XXe siècle et d’examiner, d’autre part, les enjeux forts de leurs débats et échanges sur la façon de penser le monde.
      Inséparables du contexte de la Guerre froide, de la décolonisation et du début de la mondialisation, les archives révèlent les critiques  en tant que médiateurs et acteurs publics influents, non seulement dans les « Mondes de l’art », définis par la sociologie interactionniste d’un Howard Becker, mais dans le monde.
      L’objectif du colloque est d’établir un relevé précis d’un chapitre encore peu connu de l’histoire culturelle, afin de repenser la critique d’art, tel un prisme historique et épistémologique, à l’aune des enjeux internationaux depuis la seconde moitié du XXe siècle.

      Voir le programme complet du colloque : Reframing-the-Art-World-Programme

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • Nils Völker, Paddling Pools, expo-mouvement #2

    • Exposition
    • 06.10.18 → 27.10.18
      Exposition
      Les 3 CHA
    • Nils Völker est un artiste allemand travaillant autour du média, de l’art et la technologie. D’abord communiquant, il s’est ensuite orienté vers l’informatique physique qu’il a su allier à la création contemporaine. Sa pratique artistique est basée sur la programmation électronique, combinée à une fascination pour les objets de tous les jours et les matériaux fragiles.

      L’artiste réalise des sculptures à grande échelle et des installations cinétiques spécifiques aux sites sur lesquels il évolue. Le rythme mécanique est au centre de son travail. En incorporant des composants sonores et simples tels que des objets du quotidien exposés en mouvement, ses œuvres minimalistes portent une profondeur poétique et émotionnelle, changeant constamment le cadre de l’espace d’exposition.

      Au centre d’art, Nils Völker travaille sur une proposition plongée dans le noir et en mouvement pour la seconde exposition-mouvement de la saison. Nouvelle manière d’appréhender le lieu et la création !

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Discussion entre l’artiste Erika Vogt et Elsa Vettier, historienne et critique d’art

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/ErikaVogt.jpg
      IreneVolcano, 2017, Polyurethane, acrylic, linen, resin, owers 96 x 154 x 156 cm © Erika Vogt
    • 02.10.18 → 02.10.18
      Rencontre
      Frac Bretagne
    • Dans le cadre de la sixième édition des Ateliers de Rennes, À Cris Ouverts, Erika Vogt présente une nouvelle production intitulée Rattler. Sa présence à Rennes est l’occasion de revenir sur la pratique que l’artiste a développée depuis 2004, date à laquelle le Frac Bretagne a acquis trois de ses œuvres.

       

      Erika Vogt (née en 1973 à East Newark, New Jersey) est une sculptrice qui vit et travaille à Los Angeles, en Californie. Elle a effectué son Master aux Beaux-Arts de Californie et sa licence aux Beaux-Arts de la Tisch School of the Arts de New York. Ses sculptures prennent le plus souvent la forme d’installations à grande échelle et de projets de théâtraux collaboratifs. Sa pratique s’articule autour de plusieurs médiums et met alternativement l’accent sur la forme et la surface. Ses objets catalysent le mouvement de la figure humaine. Ses plus récents travaux s’inspirent de l’histoire de l’art ancien.

       

      Le New Museum, New York, le Hepworth Wakefield, West Yorkshire et Triangle France, Marseille lui ont consacré des expositions monographiques. Ses travaux ont également été présentés et projetés dans de nombreuses institutions telles que le MIT List Visual Arts Center, Cambridge MA. ; le Metropolitan Museum of Art, New York ; le Los Angeles County Museum of Art ; le Whitney Museum of American Art, New York ; le Hammer Museum, Los Angeles ; le Museum of Modern Art, New York ; le Centre Pompidou, Paris ;  l’Anthology Film Archives, New York ; et REDCAT, Los Angeles. Elle est diplômée du California Institute of the Arts et de la Tisch School of the Arts de NYU, New York.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Madison Bycroft, conférence-sandwich, 12:15

    • Conférence
    • 02.10.18 → 02.10.18
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • Conférence en anglais avec traducteur

       

      Madison Bycroft (1987, Australie) produit, à lʼinvitation de la galerie Raymond Hains et des Ateliers de Rennes – biennale dʼart contemporain, sa première exposition dʼenvergure en centre dʼart. Ses recherches balaient le spectre des communications, navigant de lʼarticulé à lʼinarticulable. Sa production se déploie sous forme de vidéos, de performances et de sculptures.


      Après son master au Piet Zwart Institute of Fine Art (Rotterdam) en 2016, Madison Bycroft a montré ses travaux à la Biennale de Sharjah (Beyrouth, Liban), à Adelaïde (Marseille) en association avec Triangle France, ainsi quʼà Münster (Allemagne), Athènes (Grèce), Christchurch (Nouvelle-Zélande) et New-York (USA).

    • 40mcube
    • 2018
    • Pauline Boudry/Renate Lorenz, I Want

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/01_40mcube_adr_boudrylorenz_low.jpg
    • 29.09.18 → 01.12.18
      Exposition
      40mcube
    • Pauline Boudry et Renate Lorenz collaborent depuis plus de dix ans à la réalisation de films, d’installations et de sculptures. Elles qualifient leur recherche d’ « archéologie queer », une manière d’identifier dans l’histoire et de réanimer des figures, des corps qui se sont donnés le droit de se définir eux-mêmes.

      40mcube présente l’installation vidéo I Want (2015). Le film s’ouvre sur l’entrée d’une protagoniste, lunettes fumées sur le nez, qui, rapidement, prend la parole : « Installez vous confortablement car ces expositions d’art contemporain peuvent être d’un ennui mortel ». Si elle s’exprime à la première personne, on comprend pour autant que son « je » est au minimum celui de la poète punk new-yorkaise Kathy Acker et de la lanceuse d’alerte Chelsea Manning. Avant de transitionnel vers son identité de femme, cette dernière était un soldat de l’armée américaine envoyé en Irak, connu pour avoir téléchargé et diffusé un certain nombre de rapports militaires secrets, menant ainsi à son incarcération. Dans le discours que la protagoniste délivre face caméra se confondent alors des fragments de textes, de prises de parole de Kathy Acker et de Chelsea Manning qui convergent autour de plusieurs sujets : l’anti-militarisme, le sexe, l’identité, la subversion. À travers ses prises de position et les rôles qu’elle incarne, il est question de transformer la société comme de se révolutionner soi-même.

    • 40mcube
    • 2018
    • A Hard Edge With a Soft Core

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_hubhug_biennaleoff_acb.jpg
    • 29.09.18 → 21.10.18
      Exposition
      40mcube
    • Pierre Clément, Kahina Loumi, Mobilier Peint, Nicolas Momein, Samir Mougas, Sylvain Rousseau, Eva Taulois, Victor Vialles

      L’exposition collective A Hard Edge With a Soft Core, qui réunit neuf artistes dont un duo, est en germe depuis une rencontre en résidence à la Cité Internationale des Arts entre Pierre Clément, Nicolas Momein et Samir Mougas. Son pari est de rassembler des artistes travaillant avec des matières molles en cours de solidification qui enregistrent les traces d’un geste.

      Les œuvres de Pierre Clément et Nicolas Momein balisent le spectre du territoire exploré par cette exposition. Au pôle le plus aride, Pierre Clément présente des images numériques sur-tramées avec des motifs réalisés en série dans une impossible projection de l’esprit au fil du parcours de cordelettes synthétiques. À l’autre pôle de ce monde, Nicolas Momein surfe sur les volutes capricieuses d’un matériau de moulage qu’il contraint avec force drippings, contenus dans des shaped-canvases en Plexyglas. Il brouille les pistes entre sculptural et pictural avec ses incroyables chaos figés.

      D’autres rencontres ont rendu la réalisation de ce projet nécessaire : les œuvres de Kahina Loumi démêlent le nœud gordien de cette exposition. Derrière ses couleurs peintes en camaïeux souples, on trouve l’exigence de la composition qui appareille des gestes picturaux avec des éléments de tissu préparés, découpés et cousus entre eux. Ses œuvres croissent ainsi à l’extrémité des ramifications où le pictural et le sculptural se mêlent inextricablement.

      Les objets bien visibles et très dessinés présentés par Eva Taulois et Victor Vialles sont campés au sol de l’espace du HubHug. Le geste d’inscription dans un espace à trois dimensions est renouvelé avec une grâce nerveuse dans les œuvres de Victor Vialles. Impossible de ne pas visualiser le matériau dont serait fait un trait tracé, impossible de manquer les lignes de forces évoquées par la gamme d’objets assemblés autour de ses barres de pole-dance. Cette dimension animiste offerte par les circonvolutions de la matière s’exprime encore davantage dans les œuvres d’Eva Taulois. Elle invoque dans notre dimension deux entités sculpturales singulières, véritables golems de matériaux en expansion renforcés des pouvoirs de la couleur mate. Elles communiquent avec nous en s’exprimant dans un langage fait d’intuitions et d’émotions plus que de mots et de concepts.

      Collant tout à fait à la matière molle qui durcit peu à peu, le dessin projeté par Sylvain Rousseau à une échelle démesurée démontre qu’une forme lisible est une peau vivante. Elle est composée d’éléments fondamentaux, comme l’énergie de l’extrusion qui la fait s’étendre sur une surface et la volonté de pousser l’expérience jusqu’au moment où l’habillage est complet. Les dessins de Samir Mougas sont projetés en creux dans la matière fusible, leurs empreintes sont révélées comme on relève avec du plâtre les indices du passage d’une bête antédiluvienne dans la boue pétrifiée. Ses formes croquées à l’échelle d’un Post-it serpentent dans la résine polyester et rayonnent de l’énergie noire qui porte le spectre de toutes les couleurs visibles jusqu’à nos yeux.

      A Hard Edge With a Soft Core n’aurait rien d’un pari sans la carte blanche offerte au duo d’artistes Mobilier Peint, composé de Flora Moscovici et Yoan Sorin. Flora Moscovici diffuse habilement la peinture dans l’environnement qui en devient le support. Ses œuvres rendent la couleur tangible, palpable et aussi mystérieuse que le serait un phénomène physique inconnu. Yoan Sorin dispose de plusieurs cordes à son arc : ses travaux couvrent plusieurs registres de gestes et annexent différentes formes du temps. Il travaille souvent avec son propre corps qui vectorise une énergie projetée vers l’audience. Mobilier Peint approche le geste qui empreinte la matière en puisant dans une vaste typologie de matériaux, de surfaces et de supports, qui parle au nom de tous les artistes de A Hard Edge With a Soft Core.

      Samir Mougas

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Meriem Bennani, Siham & Hafida

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Copy-of-mb-23.jpg
    • 29.09.18 → 02.12.18
      Exposition
      La Criée centre d’art contemporain
    • À Cris Ouverts – titre de la 6édition des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain – s’entend différemment qu’il ne s’écrit : « à cris ouverts », « à crise ou-vert / vers ». Il vise ainsi à énoncer la possibilité d’une multiplicité de présences et d’étreintes avec l’inconnu, activant d’autres modes d’existence et d’appartenance, par dissonances, contestations, ruptures de sens.

      En lieu et place d’une thématique visant à poser de facto un cadre auquel les œuvres auraient à s’ajuster, les deux commissaires, Céline Kopp et Étienne Bernard, souhaitent mettre en lumière une pluralité de pratiques artistiques qui opèrent dans les fissures des systèmes régissant nos sociétés contemporaines. La biennale sera ainsi l’aboutissement d’un dialogue rassemblant une trentaine d’artistes de dimension internationale, de générations et d’origines diverses, dont les œuvres façonnent d’autres manières d’habiter le monde et d’imaginer l’être collectif. Les expositions présenteront des corpus d’œuvres importants, dans lesquels figureront de nouvelles productions spécifiquement conçues pour la biennale.

      Dans la continuité de la réflexion menée depuis 2008 par les Ateliers de Rennes autour des liens entre art et économie, les artistes réunis par les commissaires pour cette 6édition délaissent la vision dominante selon laquelle la subordination et le contrôle d’autres subjectivités humaines, non-humaines ou post-humaines s’est imposée comme le seul modèle d’extraction et de maintenance de la valeur, et donc, d’habitation du monde social et naturel.

    • Galerie Art & Essai
    • 2018
    • Paul Maheke, Dans l’éther, là, ou l’eau

    • Exposition
    • 29.09.18 → 02.12.18
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • À Cris ouverts, 6e édition des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain

      Commissariat : Étienne Bernard & Céline Kopp

      À en juger les petites flaques d’eau qui subsistent au fond des aquariums et les traces humides qui colorent le bord des rideaux, il semblerait que la Galerie Art & Essai ait été inondée puis que l’eau s’en soit retirée, charriant avec elle des résidus de cheveux et de poussière. Chez Paul Maheke, l’eau, élément primordial qui nous constitue et nous entoure, entretient un fort rapport au corps. Elle est dans son travail une matière féministe, politique et poétique, une manière d’envisager l’identité et la mémoire comme un terrain fluide, porteur de nombreuses strates. Une lumière tamisée et légèrement colorée baigne « Dans l’éther, là, ou l’eau » (2018), première exposition personnelle de l’artiste dans un centre d’art en France. Les objets domestiques comme les aquariums et les rideaux y cohabitent avec une dimension cosmologique incarnée par la vaste fresque représentant la planète Jupiter. Il s’y joue quelque chose de l’ordre de la transparence, celle du liquide et du verre, mais également de l’invisible. Dans l’opacité se camouflent peut-être des histoires de fantôme ou d’occultisme. Dans une pièce adjacente, les mains d’un magicien filmées en République dominicaine opèrent une série de gestes qui font apparaître et disparaître du feu, des cartes. Ponctuellement, l’installation est investie par des corps en mouvement qui prennent la parole, chantent. Ainsi les trois performeuses de I took everything and made it my own (the ghost is an appropriationist) entremêlent des récits d’apparition et de visions oraculaires, tissent des références empruntées à la littérature d’Édouard Glissant, d’Audre Lorde comme aux chorégraphies de Michael Jackson. Plus tard, ce seront l’artiste, sa sœur Alix et son frère Simon qui y exploreront le Kindoki, un système de pensée et pratique magiques originaires du Bas-Congo.
      A familiar familial place of confusion poursuivra dans le contexte de la fratrie l’investigation du corps, les énergies et mémoires qui le traversent, ses ombres.

      Né en 1985, Paul Maheke vit et travaille à Londres.

       

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • À Cris Ouverts, 6e édition des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/FracBretagneADR2018-600x450_Jean-MarcBallee_1.jpg
      © Jean Marc Ballee
    • 29.09.18 → 02.12.18
      Exposition
      Frac Bretagne
    • Terry Adkins, Richard Baquié, Raymond Boisjoly, Pauline Boudry / Renate Lorenz, Volmir Cordeiro, Enrico David, Virgile Fraisse, Kudzanai-Violet Hwami, Yves Laloy, Basim Magdy, Barbara McCullough,Senga Nengudi, Sondra Perry, Jean-Charles de Quillacq, Wu Tsang, Mierle Laderman Ukeles

      Créée il y a dix ans par Art Norac, l’objectif de la biennale d’art contemporain – Les Ateliers de Rennes, est de penser les liens entre l’art et l’économie au travers de pratiques artistiques.

       

      « À cris ouverts » fait suite aux éditions Valeurs Croisées et Ce qui vient (2008 & 2010, Raphaële Jeune), Les Prairies (2012, Anne Bonnin), Play Time (2014, Zoë Gray) et Incorporated! (2016, François Piron). L’édition 2018 de cette manifestation d’envergure internationale a été confiée à Céline Kopp, directrice de Triangle France  (Marseille) et Etienne Bernard, directeur du centre d’art la Passerelle (Brest), assistés par Elsa Vettier.

       

      À travers les aspérités d’un titre intraduisible qui s’entend différemment qu’il ne s’écrit, À Cris Ouverts (« à crise ou-vert/vers ») souhaite se placer au-delà d’une vision dominante – orthodoxe – de l’économie et évoquer ce qui réside en dehors des logiques de régulation. Les artistes réunis improvisent et agissent dans les intersections et fissures des systèmes. Ils façonnent des valeurs nécessairement transitoires, dessinent des mondes qui se réalisent en relations, où les actions peuvent être à la fois calmes, imprévisibles, désordonnées ou discrètes.

       

      Commissaires : Étienne Bernard et Céline Kopp

       

       

      Exposition produite par l’association Art Norac, dans le cadre des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain

       

       

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Madison Bycroft, International Waters

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/1Madison-Bycroft_Jolly-RogerAndFriends-vidéo-extraite-de-l-installation-International-Waters_Co-production-galerie-Raymond-Hains-et-Ateliers-de-Rennes.jpg
    • 29.09.18 → 02.12.18
      Exposition
      Galerie Raymond Hains
    •  

      Madison Bycroft (1987, Australie) produit, à lʼinvitation de la galerie Raymond Hains et des Ateliers de Rennes – biennale dʼart contemporain, sa première exposition dʼenvergure en centre dʼart. Ses recherches balaient le spectre des communications, navigant de lʼarticulé à lʼinarticulable. Sa production se déploie sous forme de vidéos, de performances et de sculptures.

      Têtes de Minotaure en papier mâché, mollusques langue pendue, personnages grimés ; telles sont les figures auxquelles Madison Bycroft donne vie dans ses vidéos, sculptures et performances. Souvent au coeur de dispositifs théâtraux, et ce quʼils comprennent comme décors, travestissements et monologues, ces personnages examinent la façon dont nous communiquons entre individus, espèces et les [im] possibilités de la traduction dʼune parole, dʼune émotion. Récemment, lʼattention de lʼartiste sʼest portée sur les homophones, ces mots similaires à lʼoreille mais dont les orthographes et significations diffèrent. Au-delà des jeux sur le langage quʼil induit, lʼhomophone a une dimension plastique et politique : sous une uniformité de surface se cache une multiplicité de sens ; sous une même bannière peuvent se solidariser des identités résolument différentes.

      M. Bycroft envisage cette question dans « International Waters », un ensemble de nouvelles productions présentées à la galerie Raymond Hains. À travers plusieurs vignettes, le film Jolly Rodgers and Friends (2018) conte notamment lʼhistoire de deux femmes pirates embarquées sur un bateau sous les traits dʼhommes. Lʼandrogynie des personnages, les jeux de camouflage participent dʼune dramaturgie qui sʼarticule avec le reste de lʼinstallation dans laquelle on pénètre en montant sur scène. Juché·e·s sur lʼestrade, comme si nous étions les acteur·ice·s de la pièce, nous faisons face à plusieurs sculptures étranges qui sʼavèrent être notre propre public (Bad Crowd, 2018). (…)

       

      Après son master au Piet Zwart Institute of Fine Art (Rotterdam) en 2016, Madison Bycroft a montré ses travaux à la Biennale de Sharjah (Beyrouth, Liban), à Adelaïde (Marseille) en association avec Triangle France, ainsi quʼà Münster (Allemagne), Athènes (Grèce), Christchurch (Nouvelle-Zélande) et New-York (USA).

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Didier Mencoboni, Portrait de Famille

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Slim-Beijing-3-acrylique-sur-papier-marouflé-sur-dibond-52x30x45cm-2016.jpg
    • 28.09.18 → 03.11.18
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • « J’aime l’idée de faire de belle chose, de rendre la vie plus agréable, de me placer du côté du joyeux et surtout du vivant. »

       

      Pour sa première exposition personnelle à la galerie Oniris, Didier Mencoboni présente des toiles, œuvres sur papier et sculpture récentes du 28 septembre au 03 novembre 2018.

       

      L’œuvre de Didier Mencoboni répond à trois points essentiels : l’abstraction, le concept et la couleur. Son œuvre est constituée autant de petits formats que de grands formats et appelle de manière périodique différents supports comme la toile, le papier, le tissu voire le plexiglas ou d’autres matériaux. L’œuvre de Didier Mencoboni se veut délibérément expérimentale. Il est nécessaire pour lui de varier les disciplines afin de ne pas se créer d’habitudes avec un médium. Son travail n’est pas séquencé, au contraire, chaque technique est le prolongement de l’autre : il y a l’idée de sortir du tableau pour passer au volume ou plutôt prolonger le tableau.

       

      Pour Didier Mencoboni, peindre n’est pas un geste immédiat. Il a mis en place un programme, une sorte de protocole qui l’amène à peindre quotidiennement. Il ne s’agit pas seulement du tableau, mais de ce qu’il y a autour. Contrairement aux installations, dessins ou sculptures qui lui apparaissent de manière évidente, sa relation à la peinture en tant que matière peut sembler complexe, car il y voit un outil difficile à appréhender. Didier Mencoboni recherche comment utiliser au mieux la peinture, et sa quête de l’œuvre parfaite se retrouve dans une forme d’épuisement de la matière à travers le recouvrement intégrale des toiles. La peinture nait du cadre, mais tend à s’en échapper.

       

      Qu’il s’agisse de dessins ou de peintures, le travail de Didier Mencoboni se caractérise par des œuvres au sein desquelles le regard s’engouffre dans la densité des lignes et dans les harmonies colorées que l’artiste déploie. La couleur est l’essence même de son travail. Didier Mencoboni considère qu’être coloriste est une chose innée qui ne peut pas être acquise, même avec un important travail.

       

      « Lorsque vous êtes coloriste, vous prenez n’importe quelle couleur et vous en faites ce que vous voulez. Rien de parait jamais impossible. […] La couleur est donc devenue une présence permanente dans mon travail, soit en jouant avec elle, soit au contraire en ne l’utilisant pas. »

       

      Son travail questionne l’occupation et le dépassement de l’espace, la nécessité de la couleur mais aussi la dimension temporelle. Ses œuvres sur papier ou ses peintures ne peuvent pas se lire dans l’instantanéité d’un regard. La répétition du geste et du motif demande à l’œil de s’arrêter sur les détails après avoir perçu l’ensemble du tableau ou du dessin. Sur la toile ou le papier, une durée ne s’exprime plus en seconde mais en gestes. Dans cette répétition, Didier Mencoboni cherche aussi l’accident. Avec l’accumulation d’un même motif, on peut imaginer que la réalisation de l’oeuvre va aller de soi et avancer jusqu’à son terme. Mais à un moment, « soit c’est l’outil qui flanche, soit c’est le corps qui lâche parce qu’il a mal », marquant une parenthèse dans la répétition du motif.

       

      Pour cette première exposition, la Galerie Oniris propose au visiteur de se plonger dans l’univers coloré de Didier Mencoboni à travers trois salles définies. L’artiste occupe les murs et le plafond dans un premier espace avec ses mobiles en plexiglass. Un second espace montre des œuvres sur papier avec un mode d’accrochage et une composition qui laisse imaginer que les œuvre sont posées sur une ligne invisible. L’exposition se clôt sur une nouvelle version de l’œuvre « Portrait de famille » réalisée pour la première fois en 2001 et actualisée pour cette exposition.

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • RENC’ART Présentation des nouveautés de l’artothèque 

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/1.-Guillaume-Goutal.jpg
    • 22.09.18 → 22.09.18
      Rencontre
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Les Renc’arts sont des visites commentées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.

       

      Entrée Libre – 17h

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • Le Comte, concert électro / 21h

    • Concert
    • 21.09.18 → 21.09.18
      Concert
      Les 3 CHA
    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Elsa Sahal, conférence-sandwich, 12:15

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Elsa-Sahal-Acrobate_2012_original-1_large.jpg
    • 19.09.18 → 19.09.18
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    •  

      Toute lʼœuvre dʼElsa Sahal est marquée par un décalage singulier entre la céramique, une technique très ancienne souvent associée à lʼartisanat, et un propos contemporain, incarné et vivant. Apparue sur la scène artistique à la fin des années 90, Elsa Sahal a suivi lʼenseignement de Jeanclos à lʼÉcole nationale des beaux-arts de Paris. Au fil du temps, elle a développé un vocabulaire personnel oscillant entre une figuration inquiétante et une abstraction joyeuse, mettant en place un répertoire biomorphique étrange, un langage par lequel le corps et la féminité, sans cesse interrogés, se déploient à travers des organes et orifices isolés, ou encore des motifs viscéraux soulignés par des couleurs fortes et par lʼémail recouvrant le grès.

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2018
    • Salon MAD

    • Salon
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/39933950_1675003725942336_5725473520494837760_o.jpg
    • 14.09.18 → 16.09.18
      Salon
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • Les Éditions Incertain Sens seront au salon MAD, à la Monnaie à Paris pour présenter leurs nouveautés. À cette occasion, Stéphane Le Mercier et Éric Watier donneront une lecture.

    • Le Bon Accueil
    • 2018
    • ØjeRum (DK)
      Silent Figure With Landscape

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Ojerum-silent-LBA.jpg
    • 14.09.18 → 18.11.18
      Exposition
      Le Bon Accueil
    • Le bon Accueil propose régulièrement de découvrir des artistes, souvent  eux-mêmes musiciens, dont le travail est largement influencé par la musique ou des univers musicaux. Après Félicia Atkinson  (2012), Una Hamilton Helle (2014) et Graham Dunning (2016), Le Bon Accueil invite pour sa rentrée l’artiste Paw Grabowski aka øjeRum.

      L’exposition « Silent Figure with Landscape » propose de découvrir une sélection de collages du graphiste et musicien ØjeRum. Dans le lignée des « artistes iconographes » et du maître du genre John Stezaker,  ØjeRum créé ses collages principalement à partir d’images glanées, de reproductions de portraits issus de l’histoire de l’art partiellement évidés pour laisser place à des paysages.

      La scénographie de l’exposition, conçue par le duo rennais Urbagone, articule une cinquantaine de collages issus de la série « Silent Figure With Landscape », ainsi qu’une sélection de cassettes, LP, Cd de l’artistes ou provenant de labels ayant utilisé une de ses images.
      Le public aura également la possibilité de découvrir la musique d’ ØjeRum par le biais d’une série de disques  vinyles à l’unité réalisés pour l’occasion.

      En lien avec l’exposition, une cassette en série limitée sera produite et mise en vente (ØjeRum, « Silent Figure With Landscape », Mastering Taylor Deupree).

    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Ihcar, Voyage aux centres du multivers

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/visuel-def-ihcar.jpg
    • 07.09.18 → 28.09.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • IHCAR est autrice de bandes dessinées et illustratrice à Nantes. Installée à l’atelier Manu Manu de Maison Fumetti, elle y développe un style graphique qui s’appuie sur la texture, la forme et le contraste.

      A L’aparté, réflexions et recherches ont amené l’artiste vers l’exploration d’une narration plus abstraite et conceptuelle, mais toujours en quête de sens et d’esthétisme. C’est donc tout naturellement sur ces pistes graphiques et narratives que les questionnements en lien avec l’astronomie et la métaphysique se sont posés.

      Voyage aux centres du multivers aborde ces mondes parallèles et inconnus qui ne cessent de provoquer chez l’être humain fantasmes, angoisse et curiosité. Ici il est question de perdre ses repères, le temps d’une exposition, afin de flirter avec ce qui n’est pas tangible : dans une géométrie familière et orthonormée s’immiscent des passerelles et des formes qui défient les lois physiques.

      Et si l’expérience fait naître un certain sentiment d’étrangeté, n’est-ce pas un passage obligé pour avoir un regard neuf sur ce qui nous entoure ? Une question qui résonne avec le triptyque final de l’exposition, L’Origine des mondes.

      Dans le cadre de la résidence elle édite également un court récit en bande dessinée, Atlantisme. L’occasion pour IHCAR de parler des eaux troubles de nos souvenirs sentimentaux…

       

      Exposition organisée dans le cadre du PAZAPA BD de Montfort Communauté programmé du 7 septembre au 27 octobre 2018. En partenariat avec l’association Le Chantier et le réseau Avélia.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2018
    • Pierre, feuille, ciseau, robot

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Facebook-Event-2_Page_1.jpg
    • 06.09.18 → 04.10.18
      Exposition
      EESAB → Site de Rennes
    • Marjorie Abily, Steven Akoun, Julie Béasse, Raphaëlle Beaurin, Paul Bienvault, Hoda Chaib, Norah Cottencin, Pierre-Thomas Deillon, Alice Delanghe, Iris Ferré, Juliette Gautier, Juliette Hamon, Julie Henry, Yi-Ping Huang, Marie Lannou, Chloé Le Cam Gadby, Denis Macrez, Florian Meca, Sarah Montreuil, Maud Oliveira, Lucie Pajot, Yoann Philouze, Candice Quedec, Anaïs Rospars, Pauline Rouet, Guillaume Thireau, Léo Thomas.

      Pierre, feuille, ciseau, robot

      Une exposition d’art et de design en partenariat avec l’entreprise Maillard & Maillard au Parlement de Bretagne.

      Découvrez le travail des artistes et designers de demain

      Durant l’année scolaire 2017-2018, l’École européenne supérieure d’art de Bretagne-site de Rennes et l’entreprise Maillard et Maillard, spécialisée dans le travail de la pierre, ont organisé un concours à destination des options art et design.

      Les 29 étudiant·e·s participant à cet atelier de recherche et de création ont eu le privilège de visiter les ateliers de l’entreprise à Saint-Pierre-de-Plesguen et de découvrir les nombreuses techniques de taille de pierre. Leurs réflexions autour des matériaux pierreux les ont amené·e·s à imaginer des projets singuliers convoquant l’utilisation d’une technologie de pointe, la modélisation 3D et l’alliance de matières, développant ainsi leurs capacités de recherche et d’expérimentation.

      Ce partenariat a fait émerger un ensemble de projets novateurs  — sculptures, pièces de mobilier, suspension lumineuse, urne funéraire, abreuvoir à oiseaux… — mettant en avant les savoir-faire de l’entreprise Maillard et Maillard. Quatre lauréat·e·s ont été récompensé·e·s. Leurs pièces ont été réalisées en taille réelle par le robot d’usinage de l’entreprise — permettant d’accélérer la fabrication des pièces tout en conservant un haut niveau de précision — et finis à la main par un sculpteur.

      L’EESAB-site de Rennes

      Acteur de premier plan sur le territoire culturel breton, l’EESAB-site de Rennes dispense un enseignement public de haut niveau habilité par les ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur. Ses étudiant·e·s en art, design graphique et design développent une pratique personnelle engagée dans la société contemporaine et sont amené·e·s, après leur diplôme, à exercer dans le milieu de la création et de la recherche.

      Maillard & Maillard

      Cette entreprise familiale depuis cinq générations a été créée au début des années 1900. Depuis 1996, Eric et Loïc Maillard, deux frères engagés avec passion, y amènent leur vision créative. Maillard & Maillard est spécialisée dans le travail de la pierre pour l’agencement sur mesure d’espaces, la restauration du patrimoine et la création de pièces uniques de décoration.

      Les étudiant·e·s/artistes et designers

      Marjorie Abily, Steven Akoun, Julie Béasse, Raphaëlle Beaurin, Paul Bienvault, Hoda Chaib, Norah Cottencin, Pierre-Thomas Deillon, Alice Delanghe, Iris Ferré, Juliette Gautier, Juliette Hamon, Julie Henry, Yi-Ping Huang, Marie Lannou, Chloé Le Cam Gadby, Denis Macrez, Florian Meca, Sarah Montreuil, Maud Oliveira, Lucie Pajot, Yoann Philouze, Candice Quedec, Anaïs Rospars, Pauline Rouet, Guillaume Thireau, Léo Thomas.

      Commissariat

      Christelle Familiari et Alban Gilles, enseignant·e·s à l’EESAB-site de Rennes

      Coordination

      Maëva Blandin

       

      >> Avec le soutien de Prototype concept.

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • Présentation des nouveautés de l’artothèque

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/1.-Guillaume-Goutal.jpg
    • 01.09.18 → 29.09.18
      Exposition
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • L’artothèque a invité Gwenola Furic, spécialiste de la photographie patrimoniale, à porter son regard sur les nouvelles acquisitions de l’artothèque. Cette dernière propose une exposition mettant l’accent sur les matériaux choisis par les artistes.

    • Galerie Le Lieu
    • 2018
    • Jules-Eugène Auclair,  La France voyageuse des années 30

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Auclair-1.jpg
    • 03.08.18 → 30.09.18
      Exposition
      Galerie Le Lieu
    • Jules-Eugène Auclair, un photographe français des années 30.

      Le nom et la personnalité de Jules-Eugène Auclair ne sont connus ni du grand public, ni même des historiens de la photographie. Pourtant sa production iconographique fait partie du patrimoine collectif français pour avoir été vue par des générations de voyageurs.

      Jules-Eugène Auclair était photographe indépendant. Les compagnies de chemin de fer ont été pendant 10 ans (de 1929 à 1939) ses principaux commanditaires.

      Né dans l’Indre en 1895, c’est en 1929 que Auclair entreprend un périple vers le Finistère pour mettre en pratique sa connaissance, récemment acquise, de la technique de prise de vue à la chambre.

      Auclair les propose à la vente à la Direction de la Compagnie de l’Etat à Saint-Lazare, qui dessert l’ouest de la France. Une vaste opération de promotion des régions et de développement du tourisme ferroviaire est montée.

      De commande en commande, Auclair devient imperceptiblement le fournisseur officiel, à qui la SNCF (devenue compagnie nationale en 1936), va faire dresser un constat topographique, architectural et ethnologique de la France des années 30.

      En 1939, Jules-Eugène Auclair se positionne à nouveau en précurseur. Il ouvre un studio laboratoire photographique qu’il équipe d’agrandisseurs sur rails LORION : les négatifs sont projetés au mur et la réalisation des tirages au mètre carré est rendue possible.

      Grâce à ce procédé, Auclair se lance dans la réalisation de découvertes photographiques et commence à conquérir le marché du décor de cinéma.

      Janvier 1940: Auclair est démobilisé à Bourges; il en revient en août. 1949 marque la fin de ses activités et de sa vie.

      Clotilde Leroy L’image Sartony

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • Hanna Maria Ograbisz-Krawiec, À propos de rien

    • Exposition
    • 07.07.18 → 16.09.18
      Exposition
      Les 3 CHA
    • Hanna Maria Ograbisz-Krawiec est une artiste polonaise. Son travail artistique met l’accent sur la dépendance de la forme sculpturale par rapport à l’espace et plus largement par rapport à l’environnement.

      Pour le centre d’art, l’artiste propose d’intervenir avec des formes abstraites monumentales qui prendront place dans la chapelle. Suspendues, à terre ou à mi-chemin, elles formeront un parcours unique pour le regard. Leur texture permettra de jouer avec la transparence et la vision du visiteur.

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • L’art dans les chapelles – 27e édition

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/affiche2018-artchapellesWEB.jpg
    • 06.07.18 → 16.09.18
      Exposition
      L’art dans les chapelles
    • Joan Ayrton, Cécile Beau, Charlotte Charbonnel, Roland Cognet, Marc Couturier, Vincent Dulom, Pascal Pinaud, Laura Gozlan, Silvia Hestnes, Henri Jacobs, Adam Jeppesen, David Renaud, Emilie Satre, Emmanuel Saulnier & Rémy Yadan, Peter Soriano, Marie Zawieja

      17 artistes contemporains / 22 sites patrimoniaux / 3 circuits
      Chaque été depuis 27 ans, L’art dans les chapelles invite des artistes nationaux et internationaux à intervenir dans des lieux patrimoniaux remarquables dont la plupart ont été érigés entre le XVe et le XVIe siècle. Chaque artiste invité conçoit une oeuvre spécifique pour la chapelle qui lui est attribuée.
      Trois circuits vous feront découvrir les paysages du Pays de Pontivy et de la vallée du Blavet, ils vous conduiront aux chapelles où ces créations uniques n’attendent plus que vous pour se dévoiler.
      L’art dans les chapelles est une invitation à découvrir la scène artistique de notre époque et à porter un regard nouveau sur notre patrimoine.

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • Alisa Andrasek & José Sanchez, Bloom Games

    • Installation
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/P.20_BloomGames3©JoseSANCHEZ-Copie-1.jpg
    • 06.07.18 → 08.07.18
      Installation
      Les 3 CHA
    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Exposition Julie Giraud, Motels

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/juliegiraudmotel006.jpg
    • 06.07.18 → 26.08.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • Julie Giraud détourne les images, les construit, les déconstruit pour mieux les analyser et nous en offrir, par la juxtaposition des médiums, une nouvelle perception.

      Ses sujets sont régulièrement travaillés en série : les explosions, la brume, les nuages… A L’aparté, l’artiste propose une invitation au voyage à travers une mise en scène de sérigraphies et de peintures représentant des motels*. Son intérêt pour l’architecture des motels, et l’imaginaire qui s’y rattache, naît d’un voyage en Amérique du Nord.

      En installant une enseigne lumineuse rose sur la façade de L’aparté, l’artiste invite le visiteur à pénétrer dans ce « MOTEL » improvisé. Dans l’exposition, deux mondes se complètent : l’un évoquant la nuit, les lumières des néons, le crissement des gravillons, l’autre, le jour, le paysage écrasé sous la chaleur où tout semble immobile. Pour les intérieurs des chambres de motels, à la décoration à la frontière du kitsch, l’artiste joue avec les motifs et des univers colorés saturés.

      Tous les amoureux de Paris Texas**, des atmosphères désolées des tableaux d’Edward Hopper, des errances à travers les États-Unis, en un mot d’un certain imaginaire américain né de l’immensité géographique du territoire, trouveront dans l’exposition Motels de Julie Giraud source à réflexions… et à contemplation.

      * Contraction de motor car, automobile, et hôtel. Né en Amérique du Nord, le motel est un type d’hébergement hôtelier situé à proximité des grands itinéraires routiers, permettant aux automobilistes de passage de faire une halte.

      ** Paris, Texas est un film franco-allemand réalisé par Wim Wenders, sorti en 1984.

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • FLOE, cirque contemporain / 16h et 20h30

    • Performance
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/redimen.jpg
    • 30.06.18 → 30.06.18
      Performance
      Les 3 CHA
    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Philippe Cognée, exposition personnelle, travaux récents sur papier.

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Cogne-2018-Projet-3-2.jpg
    • 30.06.18 → 22.09.18
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Pendant l’été 2018, la Galerie Oniris consacre pour la première fois une exposition personnelle à Philippe Cognée. Cette exposition met à l’honneur les travaux récents sur papier de l’artiste Nantais du 30 juin au 22 septembre.

      « Je pars d’une peinture réaliste pour aboutir à une peinture d’illusions,

      d’où le réalisme s’échappe. »

      Philippe Cognée

       

      De part sa technique inimitable, les toiles de Philippe Cognée sont facilement identifiables. Le fondu de la cire obtenu au fer à repasser donne une texture, une odeur et un flou devenus une marque de fabrique.

      Les toiles de Philippe Cognée ont été exposées dans des expositions majeures, et sont présentes dans les collections des plus grandes institutions françaises. Toutefois, son œuvre ne s’arrête pas à ce support, ni à cette technique. Le travail de Philippe Cognée est en fait beaucoup plus riche et complexe, comme en témoignent ses œuvres sur papier.

      « Le dessin crée peut-être dans son œuvre un espace à part. […] Il s’agit d’un univers beaucoup plus libre, plus spontanée, moins construit que l’univers de la peinture où l’on va reconnaitre immédiatement une œuvre de Philippe Cognée. » (Guy Tosatto, dans Œuvres sur papier, ed. Dilecta, p.15)

      Le dessin n’est pas un travail préparatoire à la peinture, mais existe comme un champ d’exploration à part entière. Philippe Cognée développe à travers ses œuvres sur papier un langage complémentaire qui devient presque indispensable à l’appréhension de son œuvre peinte. Les œuvres sur papier abordent des sujets identiques aux toiles : architecture, paysage, foule, vanité… mais d’une manière plus libre. Alors que sur toile l’artiste part d’une image ou une photographie, les dessins sur papier semblent être fait sur le vif ou naissent de l’imaginaire. Une sensation d’immédiateté se dégage des œuvres sur papier, où dès les premiers coups de crayon ou pinceau le dessin prend sa forme finale.

      Par ailleurs, avec le dessin, Philippe Cognée ne passe pas par toutes les étapes orchestrées de la peinture sur toile. Du dessin résulte une spontanéité que l’on ne retrouve pas dans son travail sur toile. Le hasard dû au fer à repasser est sur papier remplacé par un geste plus libre, moins cantonné aux procédures de réalisation. Le geste de la main se fait visible contrairement au support sur toile où par la technique, l’intervention de la main n’est plus visible.

      Si l’encaustique sur toile est le résultat de beaucoup d’expérimentation, on retrouve cette exploration des techniques sur le papier à travers la diversification des matériaux utilisés : l’aquarelle, le fusain, le pigment sur papier photo, l’encre et même parfois l’encaustique. Toutes ces techniques se déploient sur du papier blanc qui structure et offre un cadre au sujet, contrairement aux toiles qui fonctionnent comme des all-over.

      Sur papier comme sur toile, Philippe Cognée s’inspire de vues familières et banales puisées dans son environnement géographique ou personnel (architectures, containers, objets, foules, scènes d’intérieurs…). Ses techniques picturales lui permettent de transcender la banalité quotidienne, qui devient mystérieuse en perdant le sujet dans le flou. L’artiste peint ou dessine des sujets qui semblent l’habiter tant ils sont récurrents. Ses thématiques deviennent aussi un moyen d’identifier son travail.

      A travers les œuvres sur papier exposées, la Galerie Oniris propose d’entrer dans l’univers de Philippe Cognée, en mettant au jour un travail riche et intimiste que le public commence seulement à découvrir, prenant ainsi conscience de toute l’étendue de son œuvre.

      Exposition du 30 juin au 22 septembre 2018

      Vernissage le samedi 30 juin de 16h à 19h en présence de l’artiste

       

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Vincent Gicquel, C’est pas grave

    • Exposition
    • 23.06.18 → 26.08.18
      Exposition
      La Criée centre d’art contemporain
    • La Criée centre d’art contemporain invite Vincent Gicquel pour sa première exposition personnelle dans un centre d’art. L’artiste réalise pour l’occasion une série inédite de grandes aquarelles.

      C’est pas grave est produite par La Criée centre d’art contemporain en parallèle de l’exposition Debout ! de la Collection Pinault à Rennes, où l’artiste présente de nouvelles peintures.

      Si la peinture coule dans les veines de Vincent Gicquel, comme l’artiste se plaît à le dire, la pratique du dessin lui est également chevillée au corps. Travailleur infatigable, le dessin, le plus souvent à l’aquarelle, est pour lui tour à tour étude préparatoire, exutoire momentané des ratés et autres impasses où la peinture le mène parfois, idée arrivée soudainement et jetée dans l’urgence, idée ruminée longuement et passée ici à tabac du trait, etc.

      Dans la série de grandes aquarelles imaginées pour La Criée, Vincent Gicquel reprend et développe ses sujets de prédilections, à la fois sujets de peintre et sujets d’Homme : place du motif décoratif dans la peinture, place de la figure dans la composition,  place tragico‑comique, misérable et risible, mais aussi et par là-même jubilatoire, de l’Homme dans la société et dans le monde : Ecce Homo.

      En parallèle et prolongement de sa peinture, les aquarelles de Vincent Gicquel permettent de prendre la mesure de l’extrême urgence à vivre et à peindre de l’artiste, observateur écorché et amusé de la comédie humaine, condensée ici dans son expression la plus nue.

    • L’IMAGERIE
    • 2018
    • Estivales photographiques du Trégor 2018 : 40

    • Exposition
    • 23.06.18 → 29.09.18
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • Été 1979, sous la houlette de Guy Le Querrec conseiller artistique du 1er Festival Photographique du Trégor, Willy Ronis, Dennis Stock et Bruno Barbey arpentent les rues de Lannion à la découverte des expositions d’une manifestation créée par Jean Bichet, artisan photographe local, et par quelques passionnés de photographie.

      1984, l’équipe du Festival inaugure, grâce au soutien de la Ville de Lannion qui met à sa disposition des locaux au centre ville, L’Imagerie, galerie permanente consacrée à la photographie.

      Été 2018, la manifestation devenue depuis Estivales Photographiques fête sa 40e édition et retrace, à partir du fonds photographique de L’Imagerie pour l’essentiel et de quelques prêts d’œuvres de photographes ou de leurs galeries, cette aventure de quatre décennies.

      Le fonds photographique constitue à partir de 1984 est composé d’achats aux artistes exposés, de dons de ceux-ci ou de réalisations lors de résidences et comprend actuellement plus de 400 œuvres – dont cent trente seront aux murs de la galerie – réalisées (millésime oblige !) par une quarantaine de photographes.

      Regroupées thématiquement dans les 500m2 de la galerie, en 3 salles et cinq ensembles, ces photographies couvrent un large champ de l’image classique comme contemporaine.

    • Atelier d’Estienne
    • 2018
    • L’art chemin faisant… Bifurquer  

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/pieuvre-végétale-2015-papier-maché-ciment-sur-bois.jpg
    • 17.06.18 → 16.09.18
      Exposition
      Atelier d’Estienne
    • MARTA CARADEC, PIERRE HYBRE, PAULINE JULIER, LAURENT LE DEUNFF, QUENTIN MONTAGNE, PASCAL PELLAN, NOEMIE SJÖBERG, ADRIEN VERMONT

      BIFURQUER
      « Pour aller où l’on ne sait pas, il faut passer par où l’on ne sait pas. »
      Juan de Yepes (Saint Jean de la Croix)

      Bifurquer, nouvelle édition de l’Art chemin faisant, la vingtième, poursuit cette idée
      d’un parcours artistique sur le territoire de Pont-Scorff, le cheminement d’une œuvre à l’autre, la rencontre d’un projet inscrit dans des sites, des lieux singuliers appartenant au patrimoine, à l’histoire et la mémoire de la cité.
      Bifurquer implique le mouvement, la mobilité, s’autoriser un changement de cap, tenter le plaisir de l’égarement. C’est peut-être aussi la faculté de ne pas se figer sur une idée fixe, de déplacer son point de vue, frôlant la lisière pour surprendre l’inconnu proche ou lointain.
      Dans une pratique artistique, l’auteur peut renoncer à une voie déjà tracée, abandonnant une direction pour une autre et risquer l’expérience de l’écart, du détour non balisé, de l’imprévu… et toujours à l’affût, en quête d’impression, de sensations, d’idée en cheminement…
      L’exposition rassemble huit artistes dont les œuvres, dessins, photographies, vidéos, peintures et installations, affirment une pluralité des sensibilités et la singularité des points de vue. Elle est conçue comme un trajet et invite les visiteurs à en être les arpenteurs.

    • Le Village, site d’experimentation artistique
    • 2018
    • Beaux jours 2018

    • Exposition
    • 17.06.18 → 26.08.18
      Exposition
      Le Village, site d’experimentation artistique
    • Marine Bouilloud, Cécile Degouy, Livia Deville, Thierry Farcy, Yann Lestrat, Sarah Lück, Isabelle Maarek, Erwann Tirilly

      GALERIE LAIZÉ

       

      Thierry Farcy et Isabelle Maarek

      Pierre, feuille, ciseaux

      Suite à une première collaboration en 2015 au Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle de Caen, Thierry Farcy et Isabelle Maarek se réunissent à nouveau et proposent une vision singulière des caractéristiques paysagères de Bazouges-la- Pérouse et de ses alentours. Au rez-de-chaussée de la galerie Laizé, les dessins et les dispositifs lumineux de Thierry Farcy transportent le spectateur dans un univers fantasmagorique. Les paysages de Bazouges et du château de la Ballue semblent surgir d’un monde parallèle. Ces doubles évanescents symbolisent non sans ironie notre incapacité à “saisir” les enjeux écologiques et environnementaux et évoque la disparition. A travers l’archivage et l’inventaire, Isabelle Maarek interroge la place de la végétation dans les paysages normés et urbanisés. Un catalogage d’arbres et de feuilles du territoire revisite l’herbier et personnifie ces éléments naturels. Tels des habitants, l’artiste les répertorie et les identifie pour mieux revendiquer leurs présences et leurs personnalités sur un territoire normalisé et réglementé.

       

       

      GALERIE RAPINEL ET GALERIE THÉBAULT

       

      Livia Deville, Cécile Degouy et Erwann Tirilly

      Flux et autres arrangements #2

      Ces trois artistes peintres se sont réunis pour revendiquer la pratique de la peinture, médium qui réapparaît en France depuis quelques années et qui fait l’objet d’un regain d’intérêt. Cette pratique, ils la développent à partir d’un même protocole : la réalisation d’images picturales à partir de photographies glanées sur internet, tirées de journaux ou issues de fonds personnels.
      A travers sa peinture, Cécile Degouy dénonce une société où l’image est omniprésente. Par des jeux de confrontation formelle et intellectuelle, elle déconstruit les images pour mieux les mettre face à leurs contradictions.
      Livia Deville utilise principalement des photographies de corps téléchargées sur le web. Celles-ci sont ensuite modifiées sur un logiciel de retouche d’images puis reportées sur la toile. Ses compositions plastiques mettent en avant des jeux d’oppositions telles que l’abstrait et la figuration, le visible et l’invisible, le fond et la forme.
      Les œuvres d’Erwann Tirilly sont réalisées à partir d’images religieuses ou médicales. Il créé des univers étranges formés de ces iconographies fusionnées. En résultent des compositions picturales hybrides, symboles d’une société empêchée et aliénée.

       

       

      ESPACE PUBLIC

      À ciel ouvert, parcours d’oeuvres dans l’espace public

       

      Yann Lestrat

      Sans titre

      Agrémenté d’une dimension faussement ludique et participative, le travail de Yann Lestrat mêle radicalisme et légèreté à travers des propositions protéiformes, où des objets banals, chargés de leur utilité première mais extraits de leurs contextes initiaux, dévoilent la réalité d’un monde qui induit des dysfonctionnements tant éthiques que psychologiques. Dans le cadre d’À ciel ouvert, l’artiste présente une sculpture qui conjugue deux objets typiques de la campagne : la rose des vents et l’éolienne. Sans vent, le nord est indiqué grâce à une lettre N en équilibre. Dès que le vent souffle, l’éolienne se met à tourner et la rose des vents perd son utilité première.

       

      Marine Bouilloud

      Motifs panoramiques

      Les formes géométriques et colorées qui composent les peintures de Marine Bouilloud sont agencées et pensées telle la formule d’un scientifique ou le croquis d’un architecte. Chaque couleur et chaque forme posées sur du papier, de la toile ou sur un mur ont leurs utilités et identités propres et se soutiennent mutuellement pour créer un tout ordonné et harmonieux. Son travail s’appuie et se réfère à de multiples sources théoriques et artistiques. Ses oeuvres décoratives et éminemment picturales revisitent la peinture géométrique et redéfinissent la place de la couleur dans l’espace public et privé. Sur le pignon extérieur de la galerie Laizé, l’artiste propose une peinture murale réalisée à partir des particularités architecturales et paysagères proches.

       

      Sarah Lück

      Arrivages

      Les sculptures de Sarah Lück sont des assemblages de matériaux usinés et industriels comme le parpaing, le plexiglas, des lattes de parquet ou des briques en verre. Elle pioche dans un stock constitué à l’atelier et, par un jeu de combinaison, conçoit des œuvres éphémères ou pérennes. Les formes et les matières s’imbriquent et constituent des structures colorées et instables qui questionnent le rebut comme reflet d’une société de consommation poussée à son paroxysme. A Bazouges, elle présente une œuvre constituée d’un toit végétal et de sculptures. Intitulée Cairns, elle fait allusion à une tradition ancestrale qui consiste à superposer des éléments naturels récoltés lors de balades pour indiquer un lieu marquant. Les oeuvres installées sur le sol sont réalisées à partir de ce principe : l’artiste a répertorié les éléments industriels et architecturaux caractéristiques de la commune et, par assemblage, les a réunis pour créer des formes sculpturales.

       

    • 40mcube
    • 2018
    • Benoît-Marie Moriceau, The Relative Size of Things and The Vertigo of The Infinite

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_lcl_bmm_web.jpg
    • 16.06.18 → 04.11.18
      Exposition
      40mcube
    • Le travail de Benoît-Marie Moriceau prend des formes et des proportions particulièrement variées. De l’infime transformation de l’espace d’exposition jusqu’à l’intervention à l’échelle du paysage, ses œuvres ont en commun la prise en compte du contexte dans lequel elles sont présentées ou le point de vue qui permet de les appréhender. Quel que soit sa typologie, le travail de Benoît-Marie Moriceau a donc à voir avec le site, de sa configuration spatiale à son histoire et ses usages.

      Pour son projet aux Champs Libres à l’invitation de 40mcube, l’artiste réunit et met en dialogue plusieurs aspects distincts de sa pratique et de son parcours artistique : une exposition immersive qui donne à voir une collection d’œuvres représentées sous la forme de modèles réduits et une installation visible depuis le panorama de la bibliothèque. À partir de cet espace de transmission du savoir et de son implantation dans la ville, il développe une exposition en deux volets qui met en dialogue, par échantillonnage, des lieux et des temporalités multiples et fragmentaires.

    • Lendroit éditions
    • 2018
    • Jean-Jacques Dumont, Sans autres modifications

    • Exposition
    • 16.06.18 → 01.09.18
      Exposition
      Lendroit éditions
    • Lendroit éditions ouvre ses portes tout l’été, du samedi 16 juin au samedi 1er septembre, à l’occasion de l’exposition de Jean-Jacques Dumont, Sans autres modifications. L’artiste y présente une sélection d’œuvres – pièces uniques, multiples, éditions et, éphéméras produits ces dernières années – ainsi qu’une sérigraphie inédite.

       

      À travers un travail protéiforme, Jean-Jacques Dumont – qui n’hésite pas à se qualifier d’artiste « multi-cartes » – interroge les valeurs associées au travail et l’économie de la production, toujours avec une pointe d’humour. Cet intérêt pour celles-ci s’inscrit en partie dans une recherche de longue date, initiée en 2011 sous le nom de « comptoir des restrictions » suite à la découverte d’un ouvrage de 1940 intitulé Recette de cuisine et conseils ménagers en période de restrictions.

       

      Le travail manuel est, de fait, emblématique du vocabulaire formel de Jean-Jacques Dumont, notamment par l’emploi d’outils et ustensiles domestiques. Dans ses œuvres, ceux-ci oscillent entre un esthétisme léché, semblant tout droit sortis d’usine, et l’ambiguïté des failles qu’il introduit, en interdisant l’usage. Détournés, modifiés, façonnés à l’identique dans d’autres matériaux que ceux d’origine, ces objets acquièrent un statut hybride et permettent de repenser nos usages à l’ère de la surproduction – voire de la surconsommation.

       

      D’autre part, à travers l’utilisation de l’édition comme médium artistique ou comme prolongement de ses pièces uniques, Jean-Jacques Dumont manipule les signes empruntés au monde du travail, à l’économie ou à la communication. À la façon des objets détournés, dont la fonctionnalité est réduite à néant, il ne reste de ces secteurs que des réminiscences visuelles. Un bulletin de salaire est notamment symbolisé par son plus simple archétype et se déploie en plusieurs versions, selon la nature du contrat.

      Les systèmes de représentations économiques ou communicationnelles sont quant à eux réinterprétés au moyen d’associations de symboles, dessins et objets triviaux. L’ensemble questionne leur pertinence, tant dans un monde qui en est saturé, que lorsqu’ils s’appliquent au monde de l’art.

       

      L’exposition Sans autres modifications présente, sans hiérarchie, des œuvres multiples – dont Selfie*, un multiple édité par Lendroit éditions au début de l’année – aux côtés de quelques « intrus » et d’une sérigraphie inédite. Cette conception plurielle de la création entre ainsi en résonnance avec les spécificités de Lendroit éditions, à la fois maison d’édition, librairie et espace d’exposition.

      __

       

      *Selfie interroge avec ironie la pratique qui s’est répandue dans notre quotidien depuis quelques années et son aspect parfois meurtrier (notamment pour les personnes risquant leur vie au profit d’un selfie spectaculaire). Le multiple est un couteau qui se transperce lui-même (retour à l’envoyeur !) dont la lame joue à la fois le rôle d’un cadre vide et d’un miroir déformant.

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Adam Jeppesen

    • Rencontre
    • Galerie Le Lieu
    • 2018
    • Juliette Agnel, L’épaisseur du temps 

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Nocturnes2.jpg
    • 08.06.18 → 25.07.18
      Exposition
      Galerie Le Lieu
    • Pendant près de 10 ans, Juliette Agnel a été en route. Elle a traversé des territoires, voyagé au Mali où les routes sont rouges, en Côte d’Ivoire où elles apparaissent vertes ou bien encore au Niger où on les découvre jaunes. De l’Afrique, jusqu’à la Corée, de l’Islande à la Norvège, son appareil photo et sa caméra se sont fait le réceptacle de contrées à explorer, de rencontres à faire.

      «J’ai cru pendant longtemps que j’allais faire du documentaire », explique-t-elle. C’est de cette première ambition, grâce à laquelle elle a travaillé avec les équipes de Jean Rouch et s’est confrontée à l’ethnographie, que lui est resté le goût pour les voyages et la découverte. Mais, dit-elle encore : « les paysages étaient toujours pour moi à la fois traversés et imaginés, des supports de fiction».

      C’est dans ce sens qu’il faudra comprendre sa série Laps, réalisée entre 2003 et 2005 au Niger, en Côte d’Ivoire et en Guinée, série éminemment subjective dans laquelle elle filme des routes en Super 8, ces routes qui sont aussi celles de ses racines puisque c’est là, sur ces terres lointaines, que sa grand-mère est née. Les images, fruit d’un flux arrêté, sont pleines de grain, mais la lumière de l’Afrique semble avoir laissé sa marque sur ces routes à n’en plus finir.

      C’est avec la série Coréenne, puis celle des Éblouis que pour la première fois des visages émergent de l’obscurité. Chargés d’une intense picturalité, ces portraits sont réalisés grâce à un dispositif de camera obscura numérique. Une chambre noire nous ramène aux origines de la photographie et permet la création d’une image originelle. Témoignant du monde, apparition, ou disparition, les images obtenues, conservent ce halo dans lequel se forme une zone d’incertitude visuelle où le temps se dilate.

      Léa Bismuth

    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Web télé Festival Oodaaq n°8

    • Projection
    • 05.06.18 → 09.07.18
      Projection
      L’Œil d’Oodaaq
    • L’intégralité de la programmation vidéo du Festival Oodaaq n°8 est à retrouver sur la web télé de notre partenaire italien Visual Container, du 5 juin au 9 juillet.

      Basée à Milan, en Italie, Visual Container est une plate-forme d’art vidéo. Leur web télé diffuse des vidéos d’artistes à l’internationale depuis 2009.

      > Web télé par ici <

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Cécile Beau

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/albedo-060WEB.jpg
    • 30.05.18 → 30.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Cécile Beau et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Ccile_Beau/936-948-0

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Charlotte Charbonnel

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/asterisme-3web.jpg
    • 30.05.18 → 30.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Charlotte Charbonnel et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Charlotte_Charbonnel/936-949-0

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Joan Aytron

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Sans-titre-Islande-WEB.jpg
    • 30.05.18 → 30.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Joan Ayrton et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Joan_Ayrton/936-947-0

    • Archives de la critique d’art
    • 2018
    • CRITIQUE D’ART N°50

    • Publication
    • 30.05.18 → 30.11.18
      Publication
      Archives de la critique d’art
    •  

      Actualité internationale de la littérature critique sur l’art contemporain
      Revue imprimée – 184 pages – Bilingue – 16 €
      343 notes bibliographiques et critiques sur http://journals.openedition.org/critiquedart
      Périodicité semestrielle – 32 € l’abonnement (France) couplant revue imprimée + revue électronique
      Abonnements et achats sur simple demande à aca-editions@univ-rennes2.fr

      EDITORIAL – Edition et critique d’art
      « En 1991, les Archives de la critique d’art rapprochaient les éditeurs et le public de l’art contemporain dans le cadre d’un colloque sur l’édition d’art organisé à Rennes. A l’initiative du ministère de la Culture, mais aussi des éditeurs et des critiques d’art présents, Critique d’art lança son premier numéro en mai 1993. Elle se donne pour ambition d’associer une exigence critique à une information pratique afin de faciliter la diffusion des ouvrages sur l’art contemporain, avec parmi d’autres modèles le bulletin québecois Artexte.
      Jean-Pierre Criqui, Elisabeth Lebovici, Jacques Leenhardt, Roland Recht, Daniel Soutif et Andrzej Turowski rejoignirent le premier comité de rédaction. Critique d’art se donnait alors une première exigence de complétude dans le traitement des publications françaises (livres et catalogues). Ainsi la revue allait constituer progressivement un observatoire sur l’activité des éditeurs et des auteurs dans le domaine de l’art contemporain en France et dans le monde francophone. Cumulant les avantages de l’outil bibliographique, du guide de lectures et du support de réflexions critiques, Critique d’art allait fournir des clefs de lecture pour comprendre la fabrique de la littérature sur l’art des XXe et XXIe siècles. Très vite, il est apparu que la revue ne pouvait remplir cette mission qu’en s’ouvrant à l’international. Dès lors la couverture de l’actualité devint sélective sans pour autant se limiter aux seules scènes dominantes ni négliger les minorités et leurs questionnements.
      C’est ici que la spécificité de Critique d’art s’est construite. […] »

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Vincent Dulom

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/3.-Vincent-Dulom-1.jpg
    • 26.05.18 → 26.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Vincent Dulom et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Vincent_Dulom/936-953-0

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Roland Cognet

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/gd-sequoia-3.jpg
    • 26.05.18 → 26.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Roland Cognet et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Roland_Cognet/936-951-0

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec David Renaud

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/2016-Les-iles.jpg
    • 24.05.18 → 24.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez David Renaud et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste

    • Archives de la critique d’art
    • 2018
    • Les 25 ans de la revue « CRITIQUE D’ART » – Rétro/prospective

    • Conférence
    • 23.05.18 → 23.05.18
      Conférence
      Archives de la critique d’art
    • Le RDV de la revue « CRITIQUE D’ART »
      BU centrale de l’Université Rennes 2 – Salle de rencontres – 1er étage
      Entrée libre

      Intervenants : Jean-Marc Poinsot, Président des Archives de la critique d’art – Sylvie Mokhtari, responsable éditoriale

      Cette rencontre s’adresse à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager leur goût de la lecture, de l’écriture et de la discussion au sujet des livres. Elle est envisagée comme un espace pensé pour encourager une vision généreuse et ouverte de l’actualité éditoriale nationale et internationale sur les arts contemporains. Par son biais, nous souhaitons encourager les lecteurs, les chercheurs et les auteurs à partager les connaissances diffusées dans les publications récentes et par ailleurs chroniquées dans la revue « CRITIQUE D’ART ».

      « CRITIQUE D’ART » invite depuis 1993 ses contributeur·trice·s à développer des analyses originales au format de notes de lecture qui sont publiées sur un double support, imprimé et électronique sur http://journals.openedition.org/critiquedart. La revue a ouvert en 2012 un Atelier de formation à l’écriture de notes de lecture. Cette formation possède un caractère transdisciplinaire et réunit des étudiants-chercheurs actifs dans les disciplines des sciences humaines : histoire de l’art, arts plastiques, études cinématographiques, humanités digitales, lettres, langues, etc. Deux fois par an, les chercheuses et chercheurs inscrits au sein des Ecoles doctorales de l’Université Rennes 2 et Bretagne Loire sont formés aux Archives de la critique d’art à la pratique de l’évaluation critique. Des livres, dont les contenus rayonnent au niveau national et international leurs sont confiés en vue de recensions qui sont elles aussi in fine publiées dans « CRITIQUE D’ART ». Leurs contributions viennent enrichir ce qui se pense et ce qui s’écrit sur l’art. Invités à contribuer aux côtés d’autres acteurs du champ artistique et scientifique, ces jeunes chercheurs découvrent et portent un regard critique sur l’activité d’autres auteurs plus expérimentés à travers leurs publications récentes.
      Les rendez-vous proposés dans le cadre de « La Critique sur le pouce » prolongeront ce travail de lecture et d’écriture en impliquant à chaque nouvelle rencontre un ou deux jeunes chercheur·se·s et un·e auteur·e plus confirmé·e. L’idée sera d’inviter chacun à reformuler, sous une forme orale et publique cette fois, l’évaluation critique qu’il ou elle a précédemment développée autour des contenus d’une ou deux publications repérées dans l’actualité éditoriale récente. La discussion engagera ensuite un échange plus soutenu avec l’auteur·e invité·e autour de sa pratique d’écriture, elle-même justifiée par la parution récente d’une de ses publications.

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • RENC’ART Christophe Robin, Prétexte

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Christophe-Robin.jpg
    • 19.05.18 → 19.05.18
      Rencontre
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Les Renc’arts sont des visites commentées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.
    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Silvia Hestnes

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/nefs-1.jpg
    • 19.05.18 → 19.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Silvia Hestnes et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Silvia_Hestnes/936-938-0

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Peter Soriano

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/17_10_cresta13635.jpg
    • 19.05.18 → 19.05.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Peter Soriano et découvrez en avant-première son installation pour la 27e édition de L’art dans les chapelles.
      GRATUIT
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Peter_Soriano/936-958-0

    • 40mcube
    • 2018
    • Marielle Chabal, As Free As Ones Could Claim

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_mariellechabal_1.jpg
    • 18.05.18 → 21.07.18
      Exposition
      40mcube
    • Marielle Chabal crée des fictions qui prennent des formes variées : romans, recueils de nouvelles, sculptures, installations, films, affiches, maquettes, etc. Les sociétés dystopiques qu’elle invente sont modelées autant par la théorie que les études de genre et l’esprit du temps. Elle examine à travers elles les paradoxes inhérents à l’idée de confort, avec un fort intérêt pour les communautés, le sentiment d’aliénation et la politique.


      Pour l’artiste, une exposition fonctionne comme un livre. Ce sont tous les deux des cubes blancs qui offrent des idées et des mines d’images et de formes. Ses histoires et, par la suite, les installations qui en découlent, sont des successions de descriptions, de regards, de situations, de bâtiments, de références, de sculptures et de paysages post-apocalyptiques et/ou fantastiques.

      Pour son exposition à 40mcube intitulée As Free As Ones Could Claim, Marielle Chabal présente une série d’œuvres qui fait écho à son dernier récit, Al Qamar, dans lequel elle met en scène les personnages à l’origine de la communauté des Halmens et de la ville d’Al Qamar. Créée en 2023, cette cité utopique se développe autour de bâtiments créés par des artistes et destinés aussi bien au travail qu’à des activités de loisirs. L’exposition, construite comme un vaste dispositif documentaire, rassemble différentes œuvres (sculptures, maquettes, affiches, films, documentation, etc.) qui éclairent sur les origines et le développement d’Al Qamar. L’artiste propose ainsi aux visiteurs de pénétrer au cœur d’un dispositif fictionnel.
    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Rika Tanaka, Une question de temps

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Rika_Tanaka72dpi.jpg
    • 18.05.18 → 28.06.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • Un capharnaüm. C’est la première impression que donne l’espace de travail de Rika Tanaka. Une fois passé le seuil de son atelier, quelques pas seulement nous entraînent au cœur d’un véritable méandre de croquis, de volumes en plâtre, de plaques de bois, de photographies et d’une vaste panoplie d’outils et d’objets hétéroclite. C’est dans ce désordre dont l’artiste ne peut se passer que sont conçues ses productions graphiques et sculpturales.

      Les murs sont littéralement tapissés de dessins agrémentés de chiffres et autres notes d’abord tracés dans de vieux carnets. Bien qu’il ne s’agisse que d’esquisses, voire de pense-bêtes qui remplissent déjà plusieurs cartons empilés dans un coin de l’atelier, le choix du papier est primordial. Sa couleur, son état de conservation ou encore le motif imprimé qu’il propose influencent directement la main de Rika Tanaka. Quelques pages restent même vierges et rejoignent l’immense collection d’objets éparses de l’artiste : cartes anciennes, coquillages fossilisés, fruits séchés, minéraux, flacons de verre, plumes d’oiseaux, miroirs, etc.

      Aucun ne se distingue par sa rareté ou une quelconque valeur pécuniaire. Précautionneusement classés selon leurs formes, leur taille ou leur origine, la plupart sont issus de collectes en milieu naturel, de brocantes et de dépôts-vente. Leur statut est en tout point similaire aux ébauches scotchées aux murs. Ils sont les germes, les prémisses de projets à venir. Certains engendreront des formes nouvelles et abstraites, certains se multiplieront par la technique du moulage ou de la photocopie, quand d’autres seront préservés pour leurs qualités intrinsèques. Environnée de ses matériaux de préparation, l’artiste déploie son laboratoire. Les expériences sont multiples et simultanées ; peu de résultats en revanche quittent l’atelier pour une présentation publique. L’obtention d’un seul moulage de mains jointes en ciment ne demande pas seulement la réalisation préalable de divers modèles en plâtre afin de trouver la forme et le geste adéquats. Plusieurs tirages successifs sont nécessaires, en plâtre, en pierre reconstituée, en silicone et finalement en ciment pour définir le meilleur matériau comme la meilleure manière de l’utiliser. Chaque pièce est le fruit de lentes et parfois difficiles opérations. Le titre de l’exposition est sans ambiguïté. Le temps est une donnée fondamentale dans la pratique de Rika Tanaka. Pourtant, ni le labeur ni la patience observée par l’artiste ne transparaissent dans ses œuvres. Ses interventions sont ténues, discrètes, au point de se confondre avec les marques du roulis des vagues sur un coquillage ou les rognures d’insectes xylophages sur un morceau de bois. Son travail se limite parfois à un simple surlignage de ces effets de la nature auxquels on ne prête généralement pas attention. Après plusieurs mois de séchage et d’observation par exemple, la simple incrustation de feuilles d’or et d’argent relève et révèle tout à la fois le relief si particulier d’un épi de maïs. Cette mise en valeur d’objets naturels n’est pas sans rappeler la longue tradition occidentale des cabinets de curiosités. À l’instar des savants européens de la Renaissance, l’artiste se plaît d’ailleurs à réunir des éléments volontairement disparates selon des analogies de forme, de couleur et de texture. Ces rapprochements d’objets extraits de leurs cadres habituels ne sont pas non plus sans rappeler un certain surréalisme en faisant émerger une esthétique, un onirisme de l’étrange*. Ces deux références ne sont après tout pas si éloignées. Il n’est que de se rappeler la décoration étonnante de l’appartement d’André Breton aujourd’hui visible au Centre Georges Pompidou. Or, plus encore que ces sources occidentales que reconnaît volontiers l’artiste, les compositions présentées à L’aparté semblent davantage témoigner d’une philosophie — et l’on serait tenté de parler d’une sensibilité — toute japonaise, celle du Wabi-Sabi. Appliquée dès le XVᵉ siècle par le moine Murata Jukō, cette pensée unit « le wabi (solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, asymétrie, irrégularité…) au sabi (altération par le temps, décrépitude des choses vieillissantes, patine des objets…), pour faire l’apologie de l’éphémère, de la fragilité, de la beauté des choses imparfaites et modestes**». Ainsi pourrait s’expliquer le goût de l’artiste pour les matériaux a priori pauvres et sans attrait que sont les boutons de vêtement ou les copeaux de bois ramassés au gré de ses promenades autour de l’étang de Trémelin. En les disposant sur des supports sobres mais néanmoins ouvragés, l’artiste dévoile toute la singularité de ces objets de rebut. Plus encore qu’à une observation méticuleuse de ces spécimens, elle nous invite à leur contemplation. Tout comme des suiseki, ces pierres aux formes de paysages collectionnées par les lettrés nippons, chaque élément, aussi humble soit-il, se pare de mille et un parements jusqu’à la simple peau de courgette qui, sous le regard attentif de Rika Tanaka, se transfigure en modèle cosmographique. « Ainsi le minuscule, porte étroite s’il en est, ouvre un monde. Le détail d’une chose peut être le signe d’un monde nouveau, d’un monde qui comme tous les mondes, contient les attributs de la grandeur***».

       

      Texte écrit par Quentin Montagne, mai 2018

       

      * Abraham Moles, Psychologie du kitsch, Paris, Pocket, 2016, p.32.

      ** Magali Laigne, « Transient Beauty (wabi sabi) », Techniques & Culture, n°57, 2011, pp.256-267.

      *** Gaston Bachelard, La Poétique de l’espace, Paris, PUF, 1998, p.146.

    • Galerie Le Lieu
    • 2018
    • Des artistes à l’école. Résidences d’artistes au milieu scolaire: Antoine Vincens de Tapol, Eric Bouttier, Simon Augade et Thomas Daveluy

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/V_31md.jpg
    • 17.05.18 → 26.05.18
      Exposition
      Galerie Le Lieu
    • La Galerie Le Lieu accueillera du 17 au 26 mai trois Résidences d’artistes au milieu scolaire:

      • RÉSIDENCE ILES DU PONANT – GROIX / BELLE ILE

      Antoine de Tapol (photographe)

      « L’adolescence dans les îles»

      Collège des îles du Ponant et Collège Michel Lotte de Belle île.

      Le photographe Antoine VINCENS de TAPOL est représenté par

      la Galerie Le Lieu.

      Il a réalisé avec les collégiens, une série photographiques où les

      élèves ont été les acteurs de leurs histoires.

      Projet porté par la Galerie Le Lieu

      • RÉSIDENCE BIEUZY LES EAUX et GAVRES

      Eric Bouttier (photographe)

      « Le Territoire du quotidien – Cartes Postales»

      École Roland Le Merlus, Bieuzy-les-Eaux – École Anita Conti, Gâvres.

      L’idée a été d’établir, par le biais de la carte postale envisagée à la fois comme

      médium artistique et comme outil de communication sociétale, une

      correspondance visuelle et écrite entre deux classes, de deux écoles différentes :

      une école de bord de mer et une école de campagne.

      Projet porté par la Galerie Le Lieu

      • RÉSIDENCE ÉCOLE DE KEROMAN – LORIENT

      Simon Augade et Thomas Daveluy

      « Micro-morphose»

      École primaire de Keroman.

      Dans le cadre du dispositif « Des artistes à l’école », deux artistes de l’association

      Multi-Prises ont été invités à construire des ateliers artistiques.

      L’idée a été de concevoir et réaliser un échiquier à partir de la création de pièces

      en 3D, permettant ainsi la rencontre entre le monde de l’éducation, de la création

      et des nouvelles technologies.

      Projet porté par le Domaine de Kerguéhennec.

    • Galerie Art & Essai
    • 2018
    • Le cristal qui songe

    • Exposition
    • 16.05.18 → 14.06.18
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • François et Bernard Baschet, Cécile Beau, Dominique Blais, Thomas Brun, Julien Discrit et Thomas Dupouy, Guillaume Gouerou, Angélique Lecaille, Julien Nédélec et une sélection de minéraux inspirée du " Poème des pierres précieuses" de Marbode de Rennes

      L’exposition s’inspire et emprunte son titre  au roman de science-fiction de Theodore Sturgeon, paru en 1950 aux Etats-Unis, dans lequel il est question d’étranges cristaux vivants, provenant d’un autre monde, capables de générer en rêve des êtres organiques.
      Le roman puise pour partie dans un imaginaire collectif, un réseau des croyances selon  lesquels certaines pierres, cristaux, météorites seraient dotés de vertus ou pouvoirs magiques.  Un imaginaire diffus, partagé dans le temps et l’espace par de  nombreuses sociétés, kaléidoscopique,  qui offre la possibilité de jouer avec l’intertextualité pour convoquer les figures d’Ernst Chladni, Marbode de Rennes ou encore  Jack London. Une exposition laissant place à l’imaginaire, conçue  un peu à la manière  des « trois petits chats », comme un roman à tiroirs ou chaque tiroir aurait un double-fond.

      *Une première version de cette exposition a été présentée à la Galerie d’art Albert Bourgeois de Fougères du 20 janvier au 17 mars 2018.

    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Festival Oodaaq n°8

    • Concert
    • 16.05.18 → 10.06.18
      Concert
      L’Œil d’Oodaaq
    • La 8ème édition du Festival Oodaaq présente les œuvres de 36 artistes internationaux. Au programme, une réflexion autour des images nomades et poétiques dans une douzaine de lieux : projections d’art vidéo, expositions, performances, concerts, rencontres, pique-niques.

      Rennes – 16 > 20 mai :

      Le Lieu / Maison des associations / LISAA / Office de tourisme / Bistro de la Cité / Lieu mystère

      Saint-Malo – 30 mai > 10 juin:

      La Grande Passerelle / L’Académie malouine d’arts plastiques / Maison du Québec à Saint-Malo / Intra muros

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • Christophe Robin, Prétexte

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Christophe-Robin.jpg
    • 12.05.18 → 14.07.18
      Exposition
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • “Je recherche une forme, une couleur, une musique, une poésie… en somme un prétexte. C’est à partir du texte que je puise le plus souvent ma source. Le mot est mon matériau, il devient motif.” Aujourd’hui, l’artiste développe davantage l’idée d’un prétexte dans le but d’habiller/habiter l’espace. “À la fois atelier et lieu de résidence, entre intimité et exhibition, la galerie s’empare d’un quotidien pour réinventer la rencontre, le dialogue.”

    • Le Volume
    • 2018
    • Laurent Guizard, Faites de chaque instant

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/expo-laurent-Guizard-web.jpg
    • 11.05.18 → 09.06.18
      Exposition
      Le Volume
    • Laurent Guizard

      Petits et grands, jeunes ou vieux,  nous vivons ces petits riens, ces choses simples, cette étincelle qui nous met le cœur en joie, l’esprit en fête. Le projet est de collecter, donner à voir et à entendre ces instants fugaces mais qui reviennent dans nos quotidiens de façon aléatoire. Faites de chaque instant une fête.

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2018
    • Bibliothèque estudiantine #10

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/462f38104ea18e5a957519a9d118f906.jpg
    • 03.05.18 → 31.05.18
      Exposition
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • LE CABINET DU LIVRE D’ARTISTE PRÉSENTE :
      — « BIBLIOTHÈQUE ESTUDIANTINE #10 »
      Exposition collective réunissant neuf écoles d’art francophones.

      EXPOSITION DU 3 AU 31 MAI 2018
      VERNISSAGE JEUDI 3 MAI DE 14H À 17H


      L’exposition consacrée à la création étudiante s’ouvre, à partir de cette année, à plusieurs écoles d’art françaises, suisses et belges afin de réunir les meilleurs travaux réalisés dans l’année au sein de chaque structure partenaire.

      BIBLIOTHÈQUE ESTUDIANTINE #10
      avec les travaux des étudiants de :
      EESAB Rennes
      PN ENSBA Paris
      ESA Tourcoing
      ESADHaR Rouen
      ESADSE Saint-Étienne
      HEAD Genève
      La Cambre Bruxelles
      Université Lille 3
      Université Rennes 2

      Avec : Steven Akoun, Gwladys Alonzo, Clémence Althabegoïty, Quentin Alves, Océane Azeau, Liloë Bartnik, Audrey Bertoïa, Brigida Bocini, Léa Bouttier, Anaïs Caron, Paul Caharet, Lou Celli, Simon Chemineau, Pauline Cordier, Nelly Courtois, Ben Dabush, Barbara Decrook, Juliette Dérutin, Alexis Etienne, Caroline Etter, Typhaine Faunière, Clemens Fellmann, Sabrina Fernandez, Julie Gaubert, Victor Gogly, Juliette Green, Karl von Hammerstein, Christelle Herbert, Yi-Ping Huang, Alma Hosseini-Oskouei, Marie Johannot, Anton Kessel, Sarah Laaroussi, Morgane Lainier, Raphaël de la Morinerie, Fleur Leclère, Marcel Mariotte, Amandine Ostak, Mathias Pfund, Léa Ripoche, Marie Rosier, Alizée Ségard, Mathilde Segonds, Pauline Soulier, Laura Spozio, Tina Schwitzgebel, Laëtitia Szuzurek, Antoine Tarkowski, Hélène Thomas, Alexandre Texier, Léa Valet, Lucie Vidal, Jee Yeongseo, Zhao Yu, et bien d’autres.

      Remerciements à Marie Boivent, Yves Chaudouët, Dominique De Beir, Nathalie Delbard, Océane Delleaux, Veronika Doszla, Laurent Duthion, Barbara Fédier, Véronique Goudinoux, Anne Goy, Odile Le Borgne, Pierre Leguillon, Stéphane Le Mercier, Laurence Lépron, Anne-Émilie Philippe, Valérie Poifol, Fabienne Radi, Catherine Schwartz, Yann Sérandour, Muriel Taragano et Élodie Wysocki, et à l’ensemble des étudiants participants

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Marie Zawieja

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/IMA3184_2WEB.jpg
    • 28.04.18 → 28.04.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Rencontrez Marie Zawieja et découvrez en avant première son installation pour la chapelle Saint-Tudgual (Quistinic).
      En savoir plus sur l’artiste : http://www.artchapelles.com/les_artistes_2018_Marie_Zawieja/936-937-0E

    • Lendroit éditions
    • 2018
    • Icinori, Barrages

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Barrage_web.jpg
    • 27.04.18 → 10.06.18
      Exposition
      Lendroit éditions
    • Du vendredi 27 avril au dimanche 10 juin, Lendroit éditions accueille une exposition du duo d’artistes Icinori, Barrages, dans le cadre de la 2e édition de Spéléographies, Biennale des écritures.

       

      Mayumi Otero et Raphael Urwiller explorent les confins du dessin à quatre mains sous le nom d’Icinori depuis 2008. Depuis cette date, ils créent des œuvres teintées d’onirisme, des illustrations pour la presse (Le Tigre, le Monde, le NY Times) ou pour des albums jeunesse (Issun Bôshi, Actes Sud Junior). Icinori est aussi le nom de la maison d’édition avec laquelle ils expérimentent l’art imprimé et questionnent l’objet livre sous des formes et formats divers : via leur imprimante RISO 12 couleurs, leur presse taille douce, leur atelier de sérigraphie ou encore en travaillant à partir de presse typographique (celle, dite « antique » des frères Riby à Orléans), par exemple.

       

      À Lendroit éditions, Icinori présente un panorama de leur production, depuis les livres imprimés sur presse typographique, leurs gravures ainsi qu’une sélection de dessins issue des séries Barrages et Centrales. L’ensemble interroge, par la minutie du dessin, les oppositions entre nature et culture, paysage et industrie.

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Les artistes de la galerie

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Néon-version-2-001.jpg
    • 21.04.18 → 09.06.18
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Avec Frédéric Bouffandeau, Didier Mencoboni, Marine Provost, Olivier Petiteau, Carole Rivalin, Guillaume Moschini

      Cet accrochage de printemps offre l’opportunité de découvrir sur nos murs une sélection d’œuvres des artistes de la galerie Oniris inédites ou très peu exposées lors des précédentes expositions à la galerie.

      Par exemple, l’exposition présente la nouvelle édition Oniris avec Frédéric Bouffandeau qui a réalisé pour cette occasion “Sans titre (réf. N-E012)”, une œuvre néon à dix exemplaires présentées ci-dessous.

      Lors de cette exposition d’avril-mai 2018, l’accent est mis particulièrement sur les artistes qui ont rejoint la galerie au cours des cinq dernières années. Dans l’accrochage initial, on retrouve par exemple :

      Frédéric Bouffandeau — avec des œuvres en néons récents “Sans titre”

      Guillaume Moschini — avec des œuvres sur papier issues des dernières productions

      Didier Mencoboni — avec des peintures sur toiles ovales “etc…”

      Olivier Petiteau — avec des peintures sur dibond issues des dernières productions

      Marine Provost — avec des œuvres sur papier de la série des “Valorisations”

      Carole Rivalin — avec des œuvres sur papier

      L’accrochage de cette exposition des Artistes de la galerie n’est pas figé ; il varie au cours des semaines c’est pourquoi la sélection des œuvres et des artistes exposés peut varier d’une visite à l’autre.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Rencontre avec Stéphane Le Mercier

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/un-artiste-de-la-faim-2016.jpeg
    • 17.04.18 → 17.04.18
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • Durant les années 1990-2000, la pratique artistique de Stéphane Le Mercier s’est principalement développée à l’étranger (Dublin dans le cadre de la Villa Médicis Hors Les Murs, Budapest et Stuttgart). Depuis lors, mettant en tension des éléments hétérogènes (ready-made textuel et livre d’artiste, typographie et sculpture post-minimale), il tente de faire émerger des formes, des récits «polyglottes».

      Stéphane Le Mercier est né en 1964 à Saint-Brieuc, doctorant à l’Université de Rennes, il vit et travaille à Marseille et enseigne à l’Ecole Supérieure d’Art et Design Saint-Étienne. Il mène actuellement un workshop avec ses étudiants à la Villa Rohannec’h, qui est notre partenaire dans l’organisation de cette conférence.

    • Pooya Abbasian
    • 2018
    • Pooya Abbasian, Living discreetly behind your face

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/unnamed-1-1.jpg
    • 14.04.18 → 25.06.18
      Exposition
      Pooya Abbasian
    • L’exposition sera visible jusqu’au 25 juin et pendant les rendez-vous à Saint-Briac.

    • L’IMAGERIE
    • 2018
    • Didier Frouin-Guillery, Serial Collector

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Serial-collector_Didier-Frouin-Guillery_2.jpg
    • 10.04.18 → 09.06.18
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • Photographe et plasticien, Didier Frouin-Guillery est aussi un collectionneur de collections en tous genres. Dans cette exposition, il met en scène un parcours qui combine une collecte d’images et d’objets, glanés ces vingt cinq dernières années, avec des créations aux techniques diverses (photographie, collage, assemblage, sculpture, dessin).

      Au fil du temps, la photographie a pris une place majeure dans le travail de l’artiste qui se définit comme un « chasseur-cueilleur » d’images. Sa pratique s’énonce dans un double mouvement. Observateur de tous les événements du quotidien, le photographe fait de ses captures de choses anodines, ou qu’on ne voit plus, des curiosités poétiques à interroger. Il est aussi “guetteur” dans les divers espaces du monde de l’art, attentif aux visiteurs tout autant qu’aux œuvres. Grand amateur d’histoire de l’art, le photographe dit que son regard a beaucoup, voire tout appris de la peinture.

      Didier Frouin-Guillery ne présente pas de photos individuelles. Après le temps de la prise de vue, il entame systématiquement un travail de montage de deux ou trois images. Ses diptyques ou triptyques prennent la forme de curieuses associations et d’assemblages inédits. L’artiste joue ainsi d’allers-retours de sens et d’énigme entre la chose et sa photographie, et entre les photographies à l’intérieur de chacun de ses ensembles. On peut y chercher des correspondances de sujets ou d’histoires, de lieu ou de temps, et des accords, ou des oppositions, de couleur, de forme et de composition. Chaque montage constitue une sorte de haïku visuel qui concentre et déroute en même temps le regard.

      Dans son cheminement, l’artiste trace une arborescence de signes nourrie de culture populaire et d’histoire de l’art, d’histoire personnelle et d’histoires collectives. Il compose un récit poétique où chacun peut se reconnaître, questionner sa mémoire et son imaginaire.

      Didier Frouin-Guillery est né à Rabat (Maroc). Après une formation de sociologie et d’ethnologie, il poursuit, sous la direction de Bernard Teyssèdre, des études d’arts plastiques à l’Université de Paris 1. Il vit et travaille à Quimper.

    • Les 3 CHA
    • 2018
    • Marc Georgeault, INsect’ INside

    • Exposition
    • 07.04.18 → 16.06.18
      Exposition
      Les 3 CHA
    • Marc Georgeault est un sculpteur breton proche de la nature et affecté par notre façon de vivre avec elle. Ses compétences techniques autour du métal et du bois lui permettent de produire des œuvres pertinentes et originales, en dialogue avec le lieu et son public, toujours nourries de ses valeurs éthiques dans un souffle de création contemporaine.

      Au centre d’art, le changement d’échelle des différentes installations et sculptures modifiera la perception de notre rapport aux insectes et engagera la réflexion quant à notre position d’espèce auto-proclamée supérieure. En passant la porte, c’est une ouverture symbolique sur un autre présent que vous franchirez.

      Tenez-vous prêts pour l’invasion d’insectes et ouvrez l’oeil dès le franchissement des douves !

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • À bonne enseigne

    • Exposition
    • 06.04.18 → 06.07.18
      Exposition
      Galerie Raymond Hains
    • Raymond Hains
      et
      Francis Baudevin, Claude Closky, François Curlet, Ryan Gander, Gavillet & Rust, Manon Recordon, Michael Riedel, Franck Scurti, Alain Séchas

      « Et, dans Le Parti pris des choses, son plus récent ouvrage, revenant sur cette assimilation des mots à une coquille sécrétée par l’homme, il s’enchante d’imaginer ces coquilles vidées, après la disparition de notre espèce, aux mains d’autres espèces qui les regarderaient comme nous regardons les coquillages sur le sable.
      « Ô Louvre de lecture, qui pourra être habité, après la fin de la race peut-être par d’autres hôtes, quelques singes, par exemple, ou quelque oiseau, ou quelque être supérieur, comme le crustacé se substitue au mollusque dans la tiare bâtarde. (…)»»

      Note de lecture de Raymond Hains publiée dans « Raymond Hains – J’ai la mémoire qui Planche », éd. Centre Georges Pompidou, Paris, 2001, p. 106 ; citant Jean-Paul Sartre, « Situations I », Paris, Gallimard, 1947, p. 232 [à propos de : ] Francis Ponge, « Le Parti pris des choses », Paris, Gallimard, 1942.

       

      « Quel serait le dénominateur commun entre Raymond Hains et des artistes aussi différents que Francis Baudevin, Claude Closky, Ryan Gander, Manon Recordon, Michael Riedel, Franck Scurti et Alain Séchas ? L’exposition « À bonne enseigne », imaginée avec l’École européenne supérieure d’art de Bretagne  — site de Rennes et le département Arts plastiques de l’Université Rennes 2, nous donne une réponse en deux faces.

      Face A : une manière de synthèse de ce qu’est l’œuvre de l’enfant du pays, Raymond Hains. Des premières photographies hypnagogiques réalisées dès le milieu des années 1940 aux Macintoshages, sorte de captures d’écrans d’images de la culture populaire et savante manipulées dans Photoshop et tirées en grand format, en passant par ses images de dérives urbaines où signes typographiques et enseignes se transforment finement en un calembour ou un jeu de mots.

      Face B : un ensemble d’œuvres qui font écho, à leur manière à l’un des aspects de l’œuvre de Hains. Des mots, encore des mots, toujours des mots, au regard du papier peint Marabout de Closky, comme les interminables conversations de Hains. Les reflets d’une enseigne lumineuse, celle d’une croix verte de pharmacie, brouillés dans une flaque d’eau, promus au rang de sculpture par Franck Scurti, nous rappellent les déformations hypnagogiques du verre cannelé hainsien. La métamorphose opérée par François Curlet, du logo d’Ebay en peinture abstraite, par la soustraction de sa typographie, résonne idéalement avec l’obsession de Hains pour le signe et l’enseigne.
      De la même manière, le puissant signe de la coquille jaune et rouge, logo de la compagnie pétrolière Shell, photographiée, manipulée à de maintes reprises par Hains, trouve dans la virginale Shell d’Alain Séchas la promesse d’une belle rencontre.
      Le groupe de recherche a mené ce dialogue, parfois inattendu, entre Hains et ces artistes, avec en tête la logorrhée, aux multiples digressions et détours, de cet infatigable joueur de mots.

      « À bonne enseigne » est un objet curatorial singulier qui, modestement, avec légèreté et humour, crée une rencontre fictive entre des artistes, à la manière d’une conversation entre amis, autour d’une chope de Heineken.» [Marjolaine Lévy]

       

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Francis Raynaud, « Les six faces d’un chapeau »

    • Performance
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/FrancisRaynaud.jpg
    • 06.04.18 → 19.05.18
      Performance
      La Criée centre d’art contemporain
    • L’œuvre de Francis Raynaud, « Objets de prestidigitation », jusque-là, « en sommeil » est activée par des performeurs et prestidigitateurs. Faire des tours de magie, c’est quelque part faire du bricolage et de la sculpture. Cette performance crée un lien entre art, « bricologie » et prestidigitation.

       

      « Objets de prestidigitation » est exposée à La Criée pour l’exposition « Sculpter (faire à l’atelier) »

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Geneviève Asse – Art Paris Art Fair, Paris

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Asse.jpg
    • 05.04.18 → 08.04.18
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • La galerie Oniris vous donne rendez-vous sous la Nef du Grand-Palais pour une exposition personnelle de GENEVIÈVE ASSE dans le cadre du salon ART PARIS ART FAIR, du 5 au 8 avril 2018.

       

      Peintre de la lumière, Geneviève Asse est d’abord identifiée aujourd’hui par une couleur incomparable, le « bleu ASSE ». Présente dans les plus grandes collections publiques et dans de multiples expositions internationales, elle est une artiste majeure de la scène française depuis le début des années 50.

      Dès les années 40, Geneviève Asse se nourrit de ces rencontres en se rapprochant de l’avant-garde : Nicolas de Staël, Poliakoff, Bram Van Velde, Samuel Beckett, Pierre Lecuire… Après une interruption, due notamment à son engagement depuis les débuts de l’Occupation, comme conductrice ambulancière dans la 1èredivision blindée durant la Libération avec qui elle participe notamment à la libération du camp de Terezin, elle poursuivra son évolution auprès de ces peintres et poètes.

      Ainsi depuis le début des années 1950, l’artiste décline les innombrables modulations de sa couleur de prédilection. Geneviève Asse s’aventure peu à peu dans le territoire sans limite de l’abstraction. L’inimitable bleu Asse s’obtient donc avec des ocres, des blancs et des noirs. Un savant mélange inspiré par la lumière du golfe du Morbihan qui varie sans cesse.

      Le mystère de sa peinture, ouverte sur l’infini, s’ancre dans ce pays où ciel et mer se confondent. Aujourd’hui Geneviève Asse partage son temps entre son atelier à Paris, et celui de sa maison à l’île-aux-Moines, en Bretagne.

      Des années soixante à aujourd’hui, Geneviève Asse a tout d’abord dévoilé des objets, des nus et des paysages. Ces formes ont laissé place progressivement à une exploration abstraite de l’espace, rendue par les seules vibrations atmosphériques de la lumière. Sont intervenues des allusions architecturales, comme des fenêtres diffusant cette chère lumière. Mais à 94 ans l’artiste nous comblent avec des toiles aux aplats de ce bleu puissant et serein à la fois, il envahit peu à peu l’intégralité du support sans jamais viser la monochromie absolue.

      Dès lors, la forme n’est plus qu’un prétexte à cueillir la lumière. La peinture ne se dévoile que progressivement au spectateur, elle s’apprivoise au fur et à mesure que l’œil en perçoit les nuances. L’architecture de la toile n’est pas apparente et la composition se construit simplement dans la lumière. Seule la ligne comme un chemin nous amène à cette lumière en posant une limite. Souvent cette ligne ouvre le tableau en profondeur. L’artiste n’intervient pas dans la peinture, le dessin est alors inscrit dans la peinture, ils ne font qu’un. Chaque toile devient une fenêtre ouverte sur les échappées possibles.

       

      Informations complémentaires : http://www.galerie-oniris.fr/actus/salons/art-paris/

    • Lendroit éditions
    • 2018
    • Fabienne Radi, CECI PAS CELA

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/CECI-PAS-CELA-copie2.jpg
    • 04.04.18 → 14.04.18
      Exposition
      Lendroit éditions
    • Au printemps, Lendroit éditions propose un focus sur le travail éditorial de Fabienne Radi, artiste et auteure suisse adepte du déplacement.

       

      Fabienne Radi manie les mots : ceux qu’elle emprunte aux mondes du cinéma (P. 117 / P. 94), de la littérature, du théâtre, de l’art contemporain ou ceux qu’elle invente sous la forme de fictions (Cent titres sans Sans titre).

       

      Mais l’artiste manipule aussi les images, en confrontant notamment l’univers domestique, l’art et le cinéma (Vingt-quatre images ; Mire), architecture et coupe de cheveux (Poil et Bâtiment).

       

      Ainsi, détournements linguistiques et visuels seront au rendez-vous !

       

      Dans le cadre de l’événement, Lendroit éditions présente une affiche sérigraphiée inédite intitulée 35 écrivains en sonotraduction dont le sens n’apparaît qu’une fois le texte lu à haute voix.

    • ART PARIS 18
    • 2018
    • ART PARIS ART FAIR 18

    • Salon
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Unknown.jpeg
    • 04.04.18 → 08.04.18
      Salon
      ART PARIS 18
    • Nikolas Fouré, Pierre Galopin, Ron Haselden, Yves Trémorin

      Sous la nef du Grand Palais

      Artistes présentés : Nikolas Fouré, Pierre Galopin, Ron Haselden, Yves Trémorin

    • Galerie Réjane Louin
    • 2018
    • Olivier Michel, Pierre-Alexandre Remy, Assonance résonante

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/carton-recto.jpg
    • 31.03.18 → 24.06.18
      Exposition
      Galerie Réjane Louin
    • Idée de la répétition d’un même système (assonance) doublée de son amplification (résonance) .


      «Il est rare, lors d’une expo en duo, que les œuvres présentées entretiennent des liens si organiques qu’il est parfois difficile, sans le recours des cartels, d’en attribuer la paternité à l’un où l’autre artiste » Cédric Loire / Entre-Deux (2015)

      Cette exposition d’Olivier Michel et Pierre-Alexandre Remy à la galerie Réjane Louin est la deuxième collaboration de ces artistes qui aiment à éprouver le travail de l’un au regard de celui de l’autre. Ici, tous les deux jouent selon une partition linéaire : quand pour l’un elle serpente et envahie le papier, pour l’autre elle s’élève et se déploie dans l’espace. Dans un mouvement d’écho amplifié, les œuvres convoquées relèvent d’un système de répétition de lignes assonantes qui entrent en résonance sur les murs et dans l’espace de la galerie. Qu’il soit réalisé au stylo bic, ou en acier, qu’il se perde en méandres de pvc souple, ou qu’il trouve sa voie en suivant le filigrane d’un verre torsadé ; le trait relie intimement les deux artistes, qui aiment à se promener de concert sur ce chemin de traverse.

      Les œuvres sont nées dans l’atelier de chacun, de manière indépendante et non concertée, mais leurs auteurs ont pris soin de les choisir précisément pour qu’elles puissent s’entendre et rentrer en résonance. L’une d’elle pourtant, est née de discussions téléphoniques intenses, se construisant au fil des points joués en un ping-pong hertzien. Olivier et Pierre-Alexandre avaient construit l’ensemble de leur première exposition sur ce principe, et l’on peut entendre qu’ils ont retrouvé avec gaieté leurs règles de composition.

    • Galerie Art & Essai
    • 2018
    • Sammy Baloji, Arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse 

    • Exposition
    • 30.03.18 → 30.04.18
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • Du 30 mars au 30 avril 2018, la promotion du master 2 Métiers et arts de l’exposition de l’université Rennes 2 présente à la Galerie Art & Essai une exposition consacrée à l’artiste contemporain Sammy Baloji.

       

      Né en 1978 à Lubumbashi en République démocratique du Congo, Sammy Baloji vit et travaille entre sa ville d’origine et Bruxelles. Sa pratique se déploie dans des installations qui confrontent des documents d’archives, des vidéos, des photographies et des objets manufacturés. Via ce procédé de collage, il interroge l’histoire de son pays d’origine et l’inscrit dans le champ des interactions globalisées.

       

      L’exposition commence par la traversée d’une carte du Katanga dont les légendes ont été effacées. Cette œuvre inédite devient, au même titre que la photographie d’un paysage, un espace de projections multiples. Les œuvres ne font plus écho à des lieux identifiés dans les régions minières du Congo, mais à des territoires défigurés. Evoquant l’industrie du cuivre au Katanga, des douilles d’obus ouvragées par les poilus dans les tranchées sont au centre de l’espace. Reprenant une pratique populaire, l’artiste les transforme en pots pour des plantes congolaises acclimatées aux intérieurs européens. Suivant un processus analogique, ces objets hybrides suggèrent un impact sur les paysages qui renvoie à la fois aux marques de l’extraction minière au Katanga et aux champs de bataille ravagés de la Première guerre mondiale. De la même manière, des plaques de cuivres, martelées de motifs de scarifications, enregistrent la violence du geste sur la matière comme sur la peau. Or ces blessures visibles induisent une cicatrisation – la peau se répare, l’eau recouvre les mines et les plantes poussent. Elles témoignent ainsi d’une volonté de dépasser une situation économique, sociale, politique et écologique désastreuse causée par les différentes formes d’exploitation qui persistent encore aujourd’hui.

       

       

      Plusieurs événements rythmeront l’exposition. Une rencontre avec l’association mósso, qui propose des résidences d’artistes entre l’Afrique et la Belgique, se tiendra au FRAC Bretagne. Une projection cinématographique sera organisée au Tambour en partenariat avec le Festival de Douarnenez, dont le thème de l’année 2018 est Congo(s). Enfin, une médiation contée permettra de découvrir ou redécouvrir l’exposition en famille.

       

      The Tower, film de Sammy Baloji et de l’anthropologue Filip de Boeck, sera le point de départ d’une journée d’études. Après sa projection, plusieurs intervenants seront invités à questionner les enjeux qu’il soulève selon différentes perspectives (cinéma, philosophie, architecture, histoire de l’art, économie), avec, pour points de convergence, des problématiques relevant de l’urbanisme et de l’émancipation dans le champ postcolonial.

      Un ouvrage consacré à la pratique artistique de Sammy Baloji prolongera l’exposition. Cette édition sera constituée de textes originaux de spécialistes issus de différentes disciplines.

    • Le Bon Accueil
    • 2018
    • Stephen Cornford, STACK | FLOCK | STACK

    • Exposition
    • 30.03.18 → 06.05.18
      Exposition
      Le Bon Accueil
    • L’exposition « STACK | FLOCK | STACK » de l’artiste anglais Stephen Cornford  propose une lecture critique de l’imaginaire techno-utopique promulgué par l’industrie des nouvelles technologies et de son économie  basée sur l’obsolescence, le cycle d’achat et d’élimination de produits  électroniques.

      A mesure que ces machines tombent en panne, deviennent obsolètes et passent au rebus, elles signent l’échec de la  promesse  d’un monde nouveau et d’un mode de vie révolutionnaire vendus par l’industrie. En donnant une seconde vie à ces e-déchets, Stephen Cornford crée de œuvres contemplatives interrogeant nos habitudes de consommation.

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • RENC’ART Georges Peignard, Varlamov

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Georges-Peignard.jpg
    • 24.03.18 → 24.03.18
      Rencontre
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Les Renc’arts sont des visites commentées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.
    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2018
    • Lancement parisien du livre de Jérôme Dupeyrat « Entretiens : perspectives contemporaines sur les publications d’artistes » + lectures

    • Lecture
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/cover_site_CG5_ok_3.jpg
    • 24.03.18 → 24.03.18
      Lecture
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • LES ÉDITIONS INCERTAIN SENS PRÉSENTENT :
      — JÉRÔME DUPEYRAT
      Entretiens : perspectives contemporaines sur les publications d’artistes


      Avec les entretiens de Laurence Aëgerter, antoine lefebvre editions, Pierre-Olivier Arnaud, Ludovic Burel, Claude Closky, Daniel Gustav Cramer, documentation céline duval, Ben Kinmont, Sharon Kivland, Stéphane Le Mercier, Sara MacKillop, Mazaccio & Drowilal (Élise Mazac & Robert Drowilal), Jonathan Monk, Julien Nédélec & Éric Watier, Camila Oliveira Fairclough, Michalis Pichler, Hubert Renard, Joachim Schmid, Yann Sérandour, David Shrigley, Derek Sullivan, Batia Suter et Nick Thurston.

      > LANCEMENT, LECTURES ET DISCUSSION À LA LIBRAIRIE FLORENCE LOEWY – PARIS


      Le lancement à la librairie Florence Loewy sera l’occasion d’une discussion entre Jérôme Dupeyrat
      et cinq artistes interviewé.e.s dans le livre. Ces derniers proposeront aussi tout au long de la journée des interventions et/ou lectures :
      16h – Rencontre avec Sara MacKillop
      17h– Camila Oliveira Fairclough, Inspirez Expirez (lecture par Hugo Pernet)
              – Stéphane Le Mercier, Gift (lecture)
      18h – Discussion autour du livre Entretiens, Perspectives contemporaines sur les publications d’artistes, avec Jérôme Dupeyrat et les artistes présents
      19h – Hubert Renard, Les discours de vernissage (lecture)
      + antoine lefebvre editions & Farah Khelil, All the Memory in the World / Toute la mémoire du monde, vidéo, 12’12.

      Ce livre réunit vingt-trois entretiens avec vingt-cinq artistes qui font de l’édition une pratique artistique. Dans un contexte où les publications d’artistes suscitent l’intérêt de nombreux acteurs du champ de l’art, il s’agit d’offrir des perspectives contemporaines sur ce phénomène, marqué par une tension entre des positionnements alternatifs et la recherche d’une reconnaissance institutionnelle. Les propos des artistes sollicités ont ainsi été collectés afin de dessiner un panorama des publications d’artistes aujourd’hui, et pourront être lus au regard d’un double questionnement : quels sont, parmi les outils qui ont permis de penser la pratique du livre d’artiste ces dernières décennies, ceux qui restent opérants pour en comprendre les manifestations actuelles ? Quels sont les enjeux qui semblent spécifiques à ces manifestations récentes et quelle est la nature des évolutions dont ils témoignent, en lien avec un contexte élargi de l’art et de l’édition ?

      Bien que les pratiques actuelles n’induisent pas une remise en cause radicale des hypothèses et des arguments proposés jusqu’à ce jour au sujet des publications d’artistes, ces entretiens suggèrent des enjeux formulés différemment, et donnant lieu à de nouvelles attitudes. Ce sont ces dernières dont ce livre rend compte, à travers un matériau de première main.

      Rennes, Éditions Incertain Sens, coll. « Grise » vol. 5, 2017.
      312 pages, dos carré cousu collé, couverture à un rabat, offset quadrichromie, 22,5 x 18,5 cm.
      Dépôt légal décembre 2017, 800 exemplaires, ISBN 978-2-914291-78-1. 25€.
      Ouvrage publié avec le concours des Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées, du Frac Bretagne, du Frac Haute-Normandie, du Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, de l’Institut supérieur des arts de Toulouse, du Ministère de la Culture et de la Communication – Drac Bretagne, de la Région Bretagne, de l’Université Rennes 2, de l’équipe d’accueil Pratiques et théories de l’art contemporain (PTAC, EA 7472) et de la Ville de Rennes.

       

      Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles.
      Librairie Florence Loewy
      9 rue de Thorigny
      75003 Paris
      www.florenceloewy.com
      Événement Facebook

    • Galerie du Faouëdic
    • 2018
    • Oscar Yana, Sueños y Paso a paso

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/id®e-visuel-1.jpg
    • 23.03.18 → 20.05.18
      Exposition
      Galerie du Faouëdic
    • A travers ses créations plastiques, Oscar Yana parle d’histoire et de son histoire, une œuvre qui s’inscrit dans un va et vient entre modernité et tradition. S’inspirant de figurines et de motifs picturaux des cultures andines, qu’il transfigure par des techniques artistiques occidentales, l’artiste nous renvoie à la question de nos origines, de notre identité.

      Son accueil à la galerie du Faouëdic  est une belle opportunité pour mettre en lumière toutes les facettes de son travail : peinture en grand format, art postal, installation, gravure…
      Scénographie : Matthieu Bouland.
      En savoir plus : Galerie du Faouëdic

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • Georges Peignard, Varlamov

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Georges-Peignard.jpg
    • 17.03.18 → 28.04.18
      Exposition
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Cette exposition composée essentiellement de sculptures, est conçue à l’image d’un paysage, une étendue, comme seule une plaine immense le permettrait. Les figures et les choses qui le traversent se distinguent par leur inquiétude à espérer un lieu qui puisse enfin être un ici.

    • Phakt, Centre Culturel Colombier
    • 2018
    • Hervé Beurel, Récolement

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/herve-beurel-recolement-phakt-2018.jpg
    • 16.03.18 → 20.04.18
      Exposition
      Phakt, Centre Culturel Colombier
    • Une exposition photo de l’artiste Hervé Beurel sur les oeuvres de la commande publique et leur devenir dans la ville.

      Le projet d’Hervé Beurel débute par l’acquisition dans un dépôt-vente d’un livre édité en 1969 par la caisse des dépôts et consignations et sa filiale la société centrale immobilière, la SCIC. Ce livre intitulé L’art présent dans la cité est un ouvrage grand public préfacé par L. P. Leroy président de la SCIC et accompagné d’un second texte rédigé par le critique d’art, Adam Saulnier. Il comprend une centaine de page d’illustrations d’oeuvres réalisées dans l’espace public, au sein même des nombreux programmes immobiliers que la SCIC construit dans les années 60 pour résorber la pénurie de logements sociaux. Pour la nouveauté du projet éditorial, pour la qualité de la maquette, pour le caractère emblématique du choix des oeuvres et des artistes oeuvrant dans l’espace public dans la France des années 60, enfin pour le ton prophétique et enthousiaste des textes annonçant la réalisation d’une utopie, Hervé Beurel a décidé de revisiter chacun des sites consignés dans l’ouvrage.

       

      Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Lorient, Hervé Beurel poursuit depuis 1986 une recherche photographique qui s’attache à capter le réel en mettant à distance la subjectivité ou l’anecdote. Il s’intéresse à la réalité des matières et des formes pour en donner une vision abstraite en privilégiant toujours un vocabulaire visuel minimum : prise de vue frontale, un cadrage très serré, à l’échelle de l’objet. L’espace urbain est devenu l’un de ses thèmes de prédilection depuis 2004, date à laquelle il débute la série Collections publiques, issue de déambulations dans les villes au gré de ses déplacements. L’artiste repère alors tout ce qui relève du décor mural, le plus souvent commande publique liée au 1% artistique, et dont le statut demeure incertain.

    • Le Volume
    • 2018
    • Leyto

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Grimm-leyto-web.jpg
    • 16.03.18 → 25.04.18
      Exposition
      Le Volume
    • Leyto

      Dans le travail de Leyto les couleurs se dérobent mais ne s’excusent pas, les courbes sont des prétextes à la panique des supports face à l’invasion des éclats. Les motifs abstraits traités en aplat créent un ballet tantôt menaçant, tantôt rassurant : Leyto écrit entre les lignes, sort du cadre, transgresse les codes.

    • EESAB → Site de Lorient
    • 2018
    • Vivement lundi !

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Dimitri-VivLundi-2017_acb.jpg
    • 16.03.18 → 12.04.18
      Exposition
      EESAB → Site de Lorient
    • StoryBoard, stop-motion, animation-volume…, la nouvelle exposition présentée dans la galerie de l’école se penche sur les films d’animation.

      L’EESAB – site de Lorient, dont le projet pédagogique est lié à la notion de récit, est depuis longtemps sensible au film d’animation. Des auteurs, réalisateurs, storyboarders, producteurs ont été invités à travailler avec les étudiants, répondant ainsi à leur intérêt et leur fascination pour cette forme de récit.

      Ces diverses invitations ont notamment amené l’école à se rapprocher de la maison de production Vivement Lundi ! installée à Rennes, qui fête cette année ses 20 ans d’existence. Elle produit des documentaires mais aussi des films d’animation, basés sur la mise en mouvement d’objets en volume.

      Pour célébrer cet anniversaire, des étudiants et enseignants de l’école ont choisi de montrer les différentes étapes de la conception d’un film en stop-motion, à partir de 5 films produits par Vivement lundi ! Croquis, scenari, storyboards, animatiques, éléments de décors, marionnettes ou personnages … sont rassemblés et mis en espace, permettant de découvrir l’ampleur et la complexité que représente l’élaboration de ces œuvres filmées.

    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Julie Meyer, Entre chien et loup

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Julie_Meyer1web.jpg
    • 16.03.18 → 04.05.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • Julie Meyer développe un travail photographique questionnant la construction du paysage et la place occupée par l’humain dans son environnement.

       

      En résidence au bord du lac de Trémelin, elle réalise des images mettant en avant son caractère hybride : base de loisirs activée par ses usagers aux beaux jours, le lac et ses environs sont plongés dans l’immobilité pendant l’hiver.

       

      Inspirées par la peinture romantique allemande, les photographies réalisées pour L’aparté mettent en scène des personnages à l’aube et à la tombée de la nuit, entre chien et loup. A l’ombre des bois, des silhouettes se confondent avec la nature, faisant émerger l’étrangeté des lieux. Le territoire est donné à voir dans une lumière hivernale et crépusculaire en préservant le mystère qui s’y cache.

       

      Julie Meyer réalise en pyrogravure la vue depuis les baies vitrées de son atelier à L’aparté. Les menuiseries déterminent le cadre de ses dessins, attribuant à l’architecture un pouvoir de composition du panorama. L’artiste grave dans le bois un paysage immobile, vierge de toute présence humaine, à la manière d’une photographie qui vient figer tout mouvement.

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Sculpter (faire à l’atelier)

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Sculpter_LilianBourgeat_web.jpg
    • 14.03.18 → 27.05.18
      Exposition
      La Criée centre d’art contemporain
    • Wilfrid Almendra, Pierre Ardouvin, Béatrice Balcou, Élisabeth Ballet, Davide Balula, Richard Baquié, Virginie Barré, Julien Berthier, Dominique Blais, Olivier Blanckart, Katinka Bock, Étienne Bossut, Lilian Bourgeat, Jean- Yves Brélivet, Patrice Carré, Stéphanie Cherpin, Clédat & Petitpierre, John Cornu, Dewar et Gicquel, Julien Dubuisson, Laurent Duthion, Christelle Familiari, Richard Fauguet, Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, François Feutrie, Adelaïde Feriot, Dominique Ghesquière, Célia Gondol, Séverine Hubard, Véronique Joumard, Pascal Jounier Trémelo, Pierre Labat, Guillaume Leblon, Laurent Le Deunff, Didier Marcel, Vincent Mauger, Théo Mercier, Anita Molinero, Richard Monnier, Benoît-Marie Moriceau, Samir Mougas, Patrick Neu, Gyan Panchal, Bruno Peinado, Francis Raynaud, Hugues Reip, Sylvie Réno, Pascal Rivet, Élsa Sahal, Ernesto Sartori, Elodie Seguin, Rika Tanaka, Éva Taulois, Stéphane Thidet, Laurent Tixador, Francisco Tropa, Morgane Tschiember, Sergio Verastegui, Marion Verboom, Jacques Vieille, Raphaël Zarka

      Le Musée des beaux-arts, le Frac Bretagne et La Criée centre d’art contemporain s’associent pour proposer une exposition collective sur la sculpture depuis les années 80 en France.
      Le faire et l’atelier sont au cœur de la problématique de cette manifestation, qui dessine les filiations, remises en jeux et extensions opérant d’une génération ou d’un contexte à l’autre, à travers les œuvres d’une soixantaine d’artistes français ou vivant en France.

      « Sculpter (faire à l’atelier) » présente l’atelier du sculpteur comme le lieu du faire, mais également comme celui de la pensée, de l’expérimentation et de la recherche. Les artistes font feu de tout bois : utilisant aussi bien la pâte à modeler que le granit, le plastique que le végétal, des matériaux bruts autant que manufacturés, le geste aussi bien que le produit du geste, le corps, etc. Une place importante est ainsi accordée au matériau, à la matière première, qu’elle soit assemblée, transformée, déformée, composée ou recyclée. À l’atelier, on fabrique : parmi les artistes invités certains maîtrisent seuls la réalisation de leur œuvre, en s’appuyant parfois exclusivement sur la maîtrise d’une technique traditionnelle ou artisanale – le faire se revendique alors savoir-faire –, d’autres préfèrent s’entourer d’experts issus parfois du hors-champs de l’art, des scientifiques, en particulier ceux qui consacrent leur recherche aux matériaux, pour réaliser leurs œuvres.

      « Sculpter (faire à l’atelier) » se veut une exposition sans barrière ni de génération ni de matériaux ni de techniques, non plus que de style. Pour rendre compte de cette volonté, elle est conçue sans discontinuité entre les trois lieux et sans séparation ni cimaise à l’intérieur des salles ; elle privilégie donc la circulation d’œuvre en œuvre par capillarité plutôt que par thématiques ou générations. De ces proximités, naîtront, nous l’espérons, le même type d’accidents et autres miracles que ceux qui surviennent dans l’espace de l’atelier.

    • Frac Bretagne
    • 2018
    • Sculpter (faire à l’atelier)

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Sculpter_LilianBourgeat_web.jpg
    • 14.03.18 → 27.05.18
      Exposition
      Frac Bretagne
    • Wilfried Almendra, Béatrice Balcou, Davide Ballula, Richard Baquié, Virginie Barré, Dominique Blais, Katinka Bock, Lilian Bourgeat, Etienne Bossut, Patrice Carré, Julien Dubuisson, Laurent Duthion, Richard Fauguet, Adélaïde Feriot, François Feutrie, Guillaume Leblon, Laurent Le Deunff, Didier Marcel, Théo Mercier, Bruno Peinado, Elsa Sahal, Elodie Seguin, Eva Taulois, Francisco Tropa, Sergio Verastegui, Marion Verboom, Raphaël Zarka

      Le Musée des beaux-arts, le Frac Bretagne et La Criée centre d’art contemporain s’associent pour proposer une exposition collective sur la sculpture depuis les années 80 en France.

      Le faire et l’atelier sont au cœur de la problématique de cette manifestation, qui dessine les filiations, remises en jeux et extensions opérant d’une génération ou d’un contexte à l’autre, à travers les œuvres d’une soixantaine d’artistes français ou vivant en France.

      Sculpter (faire à l’atelier) présente l’atelier du sculpteur comme le lieu du faire, mais également comme celui de la pensée, de l’expérimentation et de la recherche. Les artistes font feu de tout bois : utilisant aussi bien la pâte à modeler que le granit, le plastique que le végétal, des matériaux bruts autant que manufacturés, le geste aussi bien que le produit du geste, le corps, etc. Une place importante est ainsi accordée au matériau, à la matière première, qu’elle soit assemblée, transformée, déformée, composée ou recyclée. À l’atelier, on fabrique : parmi les artistes invités certains maîtrisent seuls la réalisation de leur œuvre, en s’appuyant parfois exclusivement sur la maîtrise d’une technique traditionnelle ou artisanale – le faire se revendique alors savoir-faire -, d’autres préfèrent s’entourer d’experts issus parfois du hors-champs de l’art, des scientifiques, en particulier ceux qui consacrent leur recherche aux matériaux, pour réaliser leurs œuvres.

      Sculpter (faire à l’atelier) se veut une exposition sans barrière ni de génération ni de matériaux ni de techniques, non plus que de style. Pour rendre compte de cette volonté, elle est conçue sans discontinuité entre les trois lieux et sans séparation ni cimaise à l’intérieur des salles ; elle privilégie donc la circulation d’œuvre en œuvre par capillarité plutôt que par thématiques ou générations. De ces proximités, naîtront, nous l’espérons, le même type d’accidents et autres miracles que ceux qui surviennent dans l’espace de l’atelier.

      Commissariat : Anne Dary, Catherine Elkar et Sophie Kaplan.
    • Galerie Le Lieu
    • 2018
    • Muriel Bordier, Nos nouvelles cathédrales 

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/MurielBordier_LaLecondeNatation-serieLesThermes_ok-2.jpg
    • 09.03.18 → 29.04.18
      Exposition
      Galerie Le Lieu
    • Muriel BORDIER

      « Nos nouvelles cathédrales » par Céline Raymond

      La relation d’un artiste avec sa contemporanéité est souvent perceptible dans son travail. Il se veut ou pas de son temps. Il le cautionne ou non. Si tel est le cas, la confrontation peut être violente et souvent dérangeante pour le spectateur. 

      Ce qui est d’abord frappant chez Muriel Bordier, tient dans cette évidence : elle « colle » à son époque, que ce soit par ses choix techniques, ses thèmes et les problématiques qu’elle met en avant. Elle nous interpelle avec un humour parfois léger, grinçant ou une gravité qui révèle la profondeur de sa réflexion au-delà de l’anecdote. Muriel Bordier met en scène notre modernité pour mieux en soulever les aberrations, les ridicules, les violences, les absurdités et les carences. Elle s’intéresse à ses contemporains et paraît les mettre sous un microscope, pour mieux les observer. Ce recul est capital en ce qu’il révèle le regard justement distancié de l’artiste. Ses représentations humaines sont de la sorte volontairement de très petites tailles mais souvent individualisées, ce qui pourrait s’avérer contradictoire alors qu’en réalité c’est une vraie bonne idée. Comment aborder en effet ces individus personnalisés qui pourraient être nos voisins, des membres de notre famille, face à l’immensité de l’espace qui les contient ? Gagnent-ils ou perdent-ils leur humanité avec leur identité ? Peut-on encore parler d’humanisme quand ces êtres bien réels évoluent dans des sortes de boites que l’artiste observe telle une entomologiste ? On se promène dans les œuvres de Muriel Bordier pour découvrir ces détails qu’on ne perçoit pas à priori et l’on sent qu’on est baladé par l’artiste qui aime faire des pieds de nez à ses contemporains et à nous, par la même occasion.

      Le rapport de l’artiste avec son époque est d’abord affaire d’espace, un espace qu’elle maîtrise avec beaucoup de soin. Ses espaces sont monumentaux, qu’il s’agisse de piscines ou « d’open space ». Elle va jusqu’à en montrer les reflets, ténus. En démiurge qu’elle est de son monde, elle instaure ainsi une sorte de théâtre dans lequel elle disposera ses personnages pour suggérer une situation porteuse de sens, ou, le comble de tout, des situations surréalistes lorsqu’elle touche à l’absurde. Il en est ainsi de ses nageuses, presque mécanisées. L’espace de Muriel Bordier est un espace actuel de part sa monumentalité, et, aseptisé, quand il ne sent pas carrément le chlore. Il constitue aussi une sorte de temple austère de notre modernité, du capitalisme en col blanc avec ses accessoires comme les petits ou grands écrans d’ordinateurs. La série des Open Space est d’une gravité voulue. L’espace est traité en un clair-obscur admirable qui donne une intériorité à ces scènes. Ces œuvres sont intelligentes en ce qu’elles savent réconcilier le passé et le présent dans une réussite évidente. Cet espace est en réalité une sorte de cathédrale laïque dans lequel on sent que l’homme moderne est peu de choses. Muriel Bordier va d’ailleurs jusqu’à baptiser l’une de ses œuvre « l’annonciation ». Elle représente aussi une réunion qui a tout de la « Cène » de Vinci. Quant au conférencier, il évoque un prêcheur mais qui prêcherait dans le désert, car, malgré ces thèmes bibliques ces espaces sont sans Dieu, et l’homme est peu de choses, ici, même s’il lui arrive de gesticuler. 

      Les moyens de Muriel Bordier puisent aussi dans un classicisme assumé. Il se traduit par l’expressivité des personnages, le jeu des gestes et des regards qui rappellent les grandes compositions à personnages multiples du XVIIe siècle. De même le choix du clair-obscur est dans la lignée d’un Caravage et de ses suiveurs. Notre artiste ne fait donc pas table rase de l’histoire de l’art. Elle ne se pose pas en opposition ou en rupture avec les siècles passés. Son œuvre s’inscrit au contraire dans un prolongement presque naturel qui devrait la rendre pérenne parce qu’elle lui donne une vraie universalité.

    • Domaine de Kerguéhennec
    • 2018
    • Gilgian Gelzer, Nix

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/K3-GilgianGelzer_strokes2009-2017PhotoSarkantyu-900.jpg
    • 04.03.18 → 27.05.18
      Exposition
      Domaine de Kerguéhennec
    • En 2015, Gilgian Gelzer était intervenu dans une pièce du château dans le cadre de l’exposition Mur/Murs avec un dessin mural inspiré du bassin de la cour d’honneur de Kerguéhennec.
      Il revient ce printemps en investissant l’étage entier du château avec Nix*, une exposition qui permet de déployer toute l’étendue de son travail, en explorant les liens qu’entretiennent les différents médiums (dessin, peinture et photographie), et la manière dont ils se nourrissent mutuellement.

      * « Nix [rien en langue allemande] pourrait évoquer ce processus où l’on part de rien pour arriver nulle part mais où le trajet, comme quête, constitue tout le sujet et donne corps et sens à l’œuvre ».  Gilgian Gelzer

      Exposition présentée en collaboration avec la Fondation Fernet-Branca, Saint-Louis, Alsace

    • Domaine de Kerguéhennec
    • 2018
    • Nicolas Fedorenko, Peindre est un présent

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/FedorenkoPhotoIllesSarkantyu-acb900.jpg
    • 04.03.18 → 27.05.18
      Exposition
      Domaine de Kerguéhennec
    • C’est dans un foisonnement presque étourdissant de figures et d’images qu’est plongé le visiteur en entrant dans cette exposition inédite conçue en lien avec l’artiste. Nicolas Fedorenko est un artiste protéiforme. Il s’autorise tous les possibles mêlant, avec une parfaite maîtrise, une multitude de techniques et de références qui empruntent autant à la tradition des beaux-arts qu’à la culture populaire. Peintures, dessins, gravures, livres, sculptures… au mur, dans l’espace, dedans, dehors, en vis-à-vis et…, surtout, toujours, profondément, en regard. Peindre est un présent est une invitation à vivre une expérience singulière dans l’univers de Nicolas Fedorenko.

    • Domaine de Kerguéhennec
    • 2018
    • Facing the sky

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/LIU-Juanjuan-TALM-DSC_0037-900.jpg
    • 04.03.18 → 27.05.18
      Exposition
      Domaine de Kerguéhennec
    • Kerstin Abraham, Doro Brübach, Tereza Burianova, Julie Castagné, Maya Cunat, Annette Herbers, Noria Kaouadji, Liu Juanjuan, Loïc Pasteur, Zoé Raymond, Joris Valenzuela

      Facing the sky, cette évocation poétique est aussi…
      … le nom choisi par onze étudiants d’écoles européennes d’art* pour leur projet de recherche dans le domaine de la céramique ;
      … le titre de l’exposition réunissant, dans le parc de Kerguéhennec, les créations de ces étudiants ;
      … une aventure humaine et artistique partagée par des artistes en devenir, leurs enseignants et des professionnels de la terre cuite. C’est au sein même de la briqueterie Rairies Montrieux (Val-de-Loire) qu’ils ont été accueillis au printemps 2017 pour un workshop leur offrant des conditions de travail exceptionnelles… avec pour finalité la création d’œuvres pour le Domaine de Kerguéhennec.

      *École nationale supérieure d’art et de design, Nancy ; École supérieure des beaux-arts TALM, site Le Mans ; Muthesius Kunsthochschule, Kiel (Allemagne).

    • Domaine de Kerguéhennec
    • 2018
    • Illés Sarkantyu featuring Jean-Pierre Vielfaure, La Disparition (remix)

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/04_Sarkantyu_Vielfaure-900.jpg
    • 04.03.18 → 04.11.18
      Exposition
      Domaine de Kerguéhennec
    • Entre 1995 et 2000, Jean-Pierre Vielfaure (1930-2015) a régulièrement résidé au Domaine de Kerguéhennec. Il a rassemblé, dans des Carnets (photos, collages, dessins et annotations), une mémoire du lieu dans l’effervescence de son activité artistique et des traces de son passé historique et architectural avant les travaux de restauration.
      Illés Sarkantyu propose une interprétation de ces Carnets dans une mise en forme inédite, poursuivant ainsi son propre travail de « collecte » sur l’histoire du Domaine.

    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Le Hublot d’Oodaaq

    • Projection
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Painting-incomplete.-Gabriel-Castaño-foto.jpg
    • 01.03.18 → 29.03.18
      Projection
      L’Œil d’Oodaaq
    • Gabriel Castaño, Alejandro Ramírez, Anniegen Van Doorn

      L’Œil d’Oodaaq collabore avec la ville de Saint-Malo et diffuse des vidéos d’artistes sur l’écran géant de la Grande Passerelle, chaque jeudi de 19h à 19h30. En mars, l’association donne carte blanche au Proyector Festival.

      Chaque septembre, à Madrid (Espagne), le festival investit la rue, les espaces alternatifs, les ateliers d’artistes, afin de générer un espace pour la création audiovisuelle contemporaine.

      El camino más largo III / Alejandro Ramírez (ESP) /21’16 / 2010-2011

      Domestic Science / Anniegen Van Doorn (PB) / 2’52 / 2013

      Painting Incomplete II / Gabriel Castaño (ESP) / 5′ / 2014

    • L’art dans les chapelles
    • 2018
    • Rencontre avec Daniel Tostivint

    • Rencontre
    • 17.02.18 → 17.02.18
      Rencontre
      L’art dans les chapelles
    • Daniel Tostivint travaille depuis une quarantaine d’années à l’adjonction de formes géométriques et colorées à travers des compositions rigoureuses sur mélaminé. Il participe du mouvement dit de l’art concret ou encore art construit.
      Invité à L’art dans les chapelles en 2013, il nous accueillera dans son atelier pour nous présenter son travail en cours et les logiques qui le composent pour le dernier rendez-vous STUDIO/STUDIO de la saison.

      Plus d’informations : http://danieltostivint.com/

    • Galerie Art & Essai
    • 2018
    • Valentin Carron, Gioia e Polvere

    • Exposition
    • 15.02.18 → 22.03.18
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • L’exposition « Gioia e Polvere » présente un ensemble d’œuvres récentes de l’artiste Valentin Carron (né en 1977 à Martigny – Suisse). Elle est organisée en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Rennes, qui présente à cette occasion un polder dans ses collections permanentes.

      John Cornu : De prime abord, il se dégage de ta pratique une forme d’incertitude ou de décalage, une sorte de surprise et d’irrévérence comme le souligne Olivier Mosset(1). Cette approche hautement improbable est-elle de l’ordre du calcul ou de l’intuition ? En règle générale, cherches-tu à actualiser une idée préalable — le fait de déléguer une grande partie de ta production à des professionnels va dans ce sens — ou est-ce d’avantage l’expérimentation qui dirige ton œuvre ? Les deux peut-être ?

      Valentin Carron : Pour moi, il est difficile de séparer le calcul de l’intuition ou vice et versa, ce que je trouve déjà triste en soit. Je délègue surtout ma production pour garder mes mains douces. Je pense que je travaille avec un type de « sentiments », un accent ou encore un arrière-goût si tu veux, et que celui-ci se camoufle derrière différentes formes.

      Il n’empêche que certains artistes comme Blinky Palermo ou Helmut Federle s’inscrivent plus dans un registre sensible ou intuitif, dans une tonalité « sentimentale »… D’autres en revanche, comme Sherrie Levine, Joseph Kosuth ou encore François Curlet, opèrent de façon disons plus didactique. Bien que très différents, ces derniers procèdent avec des logiques de compréhension identifiables. Il ne s’agit ni d’un jugement de valeur, ni d’imposer une vision manichéenne des choses, mais juste de comprendre comment tu conjugues des éléments déterminés et d’autres plus aléatoires ou relevant d’une sorte de feeling, d’un « arrière-goût ».

      Je pense avoir une attirance presque naturelle mais entretenue pour le désuet, le morbide et l’échec. Je pourrais te dire que les événements les plus glamour dans la région où je vis sont les enterrements, ou encore que ma mère avait toujours une pile de Nouveau Détective à côté de son lit. En parlant de Blinky Palermo, sais-tu que je suis né juste un jour avant sa mort sur l’île de Kurumba le 18 février 1977 ? Alphonse de Lamartine disait que le pathétique seul est infaillible dans l’art(2). Je m’accroche à cette sentence. Pour revenir à ta question je procède comme un architecte qui travaille avec des contraintes (situation du terrain, règlement communaux, contexte environnemental, volonté du maître d’ouvrage, ingénierie, histoire de l’architecture), et qui a finalement très peu de liberté. C’est après avoir sculpté, donc éliminé, une par une ces données cadres et déterminé le peu de liberté qu’il lui reste, qu’il peut y mettre de « l’expression ». Je pense qu’en art le processus est similaire mais que les paramètres sont beaucoup plus nombreux, et pire encore que c’est nous-mêmes qui nous nous les imposons. Je me dois donc de trouver les interstices. Tu connais la chanson de Vasco Rossi La Nostra Relazione(3) ?

      Non… ma culture dans ce domaine n’a pas dépassé Umberto Tozzi. Je suis plus connaisseur de chansons françaises à texte (Jean Ferrat, Edith Piaf, Charles Dumont, Léo Ferré, Danielle Darieux, Boris Vian, ou encore Alain Bashung, Renaud Papillon Paravel, Daniel Darc, Brigitte Fontaine, etc.). La liste pourrait être longue. Une question ici : opères-tu des passages entre ton univers culturel musical et ta production artistique ?

      Oui absolument. À douze ans, j’ai commencé à faire du skate et tout un univers (le rêve californien) s’est ouvert à moi. Musicalement je suis passé de Mylène Farmer et de Jacques Higelin à ce que l’on appelait du skate punk. Je me souviens avoir mis sur pause les génériques de fin des vidéos de skate pour recopier le nom des groupes que j’entendais sur les runs. C’est de cette façon que j’ai découvert Dinosaur Jr, Black Flag ou Bad Religion. Deux mois après ma rentrée aux Beaux-Arts de Sion, je me souviens avoir vu une couverture d’artpress avec une photo d’une poupée en laine rouge de Mike Kelley. Cette poupée rouge était aussi la couverture de l’album Dirty(4) de Sonic Youth. Depuis, je vois la vallée dans laquelle je vis comme un half-pipe géant.

      C’est drôle de voir comment notre génération (celle des quadras actuels) a été marquée par ces formes culturelles. Thrasher, Sonic Youth ou encore The Gun Club sont pour moi des références… J’aimerais ici tenter également un rapprochement entre ton travail et des œuvres littéraires : je repense notamment à cette nouvelle de Jorge Luis Borges, Pierre Ménard, auteur du « Quichotte »(5), car je trouve là une forme d’écho à ta pratique artistique. Certes, il serait simple de rapprocher tes recherches et tes productions de celles d’artistes « citationnistes » ou « appropriationnistes » (Louise Lawler, Elaine Sturtevant, etc), toutefois il me semble que, par le truchement des matériaux et des situations d’expositions, tu opères une forme de geste critique. La notion de critique n’est, ici, pas péjorative. Peux-tu nous décrire un peu les cheminements qui t‘ont amenés à cette attitude de création ?

      Je pense avoir une approche naturaliste de ce que l’on pourrait appeler des « appropriations ». Ces formes (bassins, sculptures modernistes etc.) sont là, elles se présentent à moi ou parfois je les cherche. J’essaye à travers elles, en me les appropriant, de rejouer les motivations de leurs auteurs ou de leurs commanditaires, comme le ferait un anthropologue, mais bien sûr cela reste très approximatif. Je ne connaissais pas cette nouvelle de Jorge Luis Borges, mais à la différence de celui-ci je n’utilise pas de prête-nom. À mon propos, je préfère transformer la citation que Tomasi di Lampedusa fait dire à Tancredi dans le film Le Guépard : « il faut que tout change pour que rien ne change », et dire — de façon un peu plus progressiste — « il ne faut rien changer pour que tout change ».

      C’est digne de Lao-Tseu ! Cela dit lorsque tu reproduis à l’ « identique » ces bassins, comme c’est le cas de ceux présentés à Art & Essai, il y a bien une sorte d’intérêt ou d’affect de départ. Penses-tu pouvoir expliquer ces attirances ou s’agit-il juste d’une pulsion sans logiques apparentes ?

      Je sens une pointe d’ironie dans ta référence à Lao-Tseu, non ? Il y a effectivement un affect au départ : la déception du mensonge liée aux constructions artificielles des identités à travers ces objets soi-disant authentiques, et la perpétuation sans fin de celles-ci. Tout cela pour finir en préjugés ou au mieux en clichés. Le groupe folklorique et patoisant de mon village a, lui aussi, été fondé en 1977. Les costumes ont été créés à ce moment-là, puis les membres du groupe ont commencé à orthographier et à figer une langue qui n’était jusqu’alors que transmise par la parole.

      Il me semble qu’une pointe d’ironie socratique ne fait pas de mal si elle est investie de bienveillance… mais dans le fond si on lit la chose suivante :

      « Celui qui s’adonne à l’étude

      Augmente de jour en jour.

      Celui qui se consacre au Tao

      Diminue de jour en jour.

      Diminue et diminue encore

      Pour arriver à ne plus agir.

      Par le non-agir

      Il n’y a rien qui ne se fasse.

      C’est par le non-faire

      Que l’on gagne l’univers.

      Celui qui veut faire

      Ne peut gagner l’univers. »(6)

      Il me semble qu’on peut voir là une sorte d’écho… J’ai lu aussi que ta pratique relève de la « sculpture documentaire », et je me souviens t’avoir entendu parler de « take caring » lorsque que tu travailles à partir d’éléments architecturaux du Valais ou de sculptures préexistantes dans l’espace public notamment. Peux-tu nous éclairer sur l’idée de sculpture documentaire, sur l’idée de prendre soin d’un patrimoine ?

      La première fois que j’ai entendu l’expression de « take caring » c’était à la télévision, et de la bouche de Martine Aubry pendant les primaires du parti socialiste pour l’élection de 2012. Ce concept — tellement paternaliste finalement — était en soit déjà une appropriation, l’expression étant reprise du domaine médical anglophone. Ce qui me touche dans ces éléments (bassins, éléments architecturaux, sculptures modernes médiocres), à part leurs qualités plastiques, c’est cette manière qu’ont les régions périphériques de se raccrocher désespérément à cette typologie. Ces éléments ne deviennent plus que des « meeting points ». On se retrouve à la fontaine près du cimetière, ou en dessous de la Nana de Niki de Saint Phalle à la gare de Zurich.  Dans un sens je me dis qu’en exfiltrant ou en déplaçant ces objets de leur contexte, en les montrant sèchement nus dans des espaces d’exposition, en prenant le temps et le luxe de les reproduire, que c’est une manière pour moi de leur rendre leurs vérités intrinsèques. Grâce à leurs changements de matérialité, ces derniers ne redeviennent plus que l’image de celle-ci.

      Je remarque aussi que tu portes un intérêt et un soin particulier au format « exposition » alors que ta production relève généralement de l’objet. Tu sembles avoir mis en place une boîte à outils ou un vocabulaire plastique capable de s’adapter — au cas par cas — aux situations de mise en vue. Comment cela se passe-t-il lorsque tu abordes un nouveau lieu ? Quelle est ta méthode de travail ?

      Je m’efforce d’appliquer le principe KISS (Keep It Simple, Stupid) ou plutôt le principe KISSS (Keep It Simple, Stupid, Sensitive).

      Pourtant le choix des pièces et des couleurs apposées sur les murs de l’espace Art & Essai, tout comme les propositions de peintures faites au Musée des Beaux-Arts de Rennes, ne me semblent pas être opérés à la légère… Il en est de même pour Gioia e Polvere, titre que tu as donné à ton exposition, pourrais-tu m’éclairer sur ce dernier ?

      Oui bien sûr, je peux t’éclairer : la traque ; Untergeschoss, Erdgeschoss, Obergeschoss, Dachgeschoss ; la mort la nuit novi nihil ; Icaria Speranza ; il nostro rifugio ; il tuo rifugio ; il tuo rifugio, la notte — ton refuge, la nuit ; il tuo rifugio, la tua notte ; ton refuge, ta nuit ; la mort la nuit ; il tuo rifugio e la morte — ton refuge la mort ; la nuit la mort ; le jour la mort ; PROSSIMO COMA ; cane sporco cane randagio ; cane sporco e polvere-chien sale et poussière ; cane e polvere sporchi ; il cane sporco e la polvere — le chien sale et la poussière ; cane sporco polvere — chien sale poussière ; cane sporco e polvere — chien sale et poussière — ALLEGRAMENTE POLVEROSO ; la poussière et la joie ; la polvere e la gioia ; POLVERE E GIOIA ; GIOIA E POLVERE. Je voulais te montrer ici, de manière brute, le développement de la recherche du titre. Mais pour finir GIOIA est le synonyme en italien du titre d’une pièce qui est dans l’exposition Bottle Man (Blithely), et POLVERE est le nom de la couleur RAL 7037 gris poussière que j’ai choisie pour peindre les colonnes de l’espace. Et toi peux-tu me dire pourquoi les plus belles chansons d’amour parlent de rupture ?

      Je n’ai pas de réponse… C’est parfois le cas, et là je pense précisément à cette reprise très cathartique de Led Zeppelin, Babe I’m Gonna Leave You(7), qui est un classique. On pourrait aussi évoquer Where The Wild Roses Grow(8) de Nick Cave & The Bad Seeds / Kylie Minogue. Mais il existe aussi des intermédiaires anarchiques avec Hey(9) des Pixies ou l’exact opposé Je t’aime… moi non plus(10) interprétée par Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Bref, cela navigue entre dysphorie et euphorie… Quand je lis le développement de ta recherche pour le titre, qui pourrait d’ailleurs passer pour le fragment d’un morceau, je ne peux m’empêcher de me demander si l’écriture poétique est chevillée avec ta pratique. Existe-t-il une vapeur de Lautréamont dans l’ADN de tes productions?

      De Lautréamont non, mais de Hubert-Félix Thiéfaine sûrement… Depuis quelques temps je suis fasciné par des groupes français comme Scorpion Violente, Noir Boys George, Ventre De Biche.

      J’ai un faible pour Ventre De Biche et cela confirme finalement un peu cette idée d’une alter-culture assez déterminante. Je pense ici au film YP de Karina Bisch et de Nicolas Chardon, présenté dans une des project rooms d’Art & Essai en 2014, dont la bande son n’était autre que le titre Exposition(11) de Charles de Goal. Bref, Il existe pour sûr une certaine porosité entre des références et des apports culturels, même populaires, et l’élaboration d’une approche plastique. Dans ton cas, pourrait-on dire que ta production procède d’une logique autobiographique ? Cette dernière est-elle importante dans la lecture de ton travail ?

      Je pense que chaque artiste procède ainsi, je ne vois pas comment cela serait possible autrement. Je me sens parfois plus dans le rôle d’un interprète, d’un traducteur ou d’un chef d’orchestre qui jouerait et/ou ferait rejouer pour la énième fois tels ou tels morceaux, en cherchant à se rapprocher au plus près de la partition d’origine du compositeur, ou au contraire à prendre des libertés. Tiens, je suis en train d’écouter Hallelujah(12) de Jeff Buckley…

      Morceau culte et j’entends ton idée d’éternel retour… Pour ma part, je dédie la bande son de Neil Young, pour le film Dead Man(13), en hommage à ton Bottle Man (Blithely).

      ……………………………..

      1. Olivier Mosset, « Notes sur l’art de Valentin Carron d’après Michael Bracewell et Orson Welles » in Valentin Carron, Catalogue monographique – centre d’art contemporain de Genève, Letzigraben, jrp I ringier, 2006, p. 45-47.

      2. Cf. Alphonse de Lamartine, Graziella, Paris, Poche, 1979.

      3. La Nostra Relazione est le premier titre de l’album Ma cosa vuoi che sia una canzone de Vasco Rossi sorti en 1978.

      4. L’album Dirty du groupe Sonic Youth est sorti en 1992 et a été réédité en version de luxe en 2003.

      5. Cf. Jorge Luis Borges, « Pierre Ménard, auteur du “Quichotte”» in Fictions, trad. de l’espagnol par P. Verdevoye, Ibarra et Roger Caillois, nouvelle éd. augmentée, Paris, Gallimard, 1993, Folio 614.

      6. Lao-Tseu, Tao-tö king, Paris, Gallimard, nouvelle éd. 2002, Folio, p. 70.

      7. Écrite à l’origine par Anne Bredon à la fin des années 1950, la chanson Babe I’m Gonna Leave You, réarrangée par Jimmy Page et Robert Plant, est le second titre du premier album du groupe, Led Zeppelin, sorti le 12 janvier 1969.

      8. Where the Wild Roses Grow est le cinquième titre de l’album Murder Ballads de Nick Cave & The Bad Seeds sorti en 1996.

      9. Hey est le treizième titre de l’album Doolittle des Pixies sorti en 1989.

      10. Je t’aime… moi non plus est le premier titre du 33 tours Jane Birkin – Serge Gainsbourg sorti en 1969.

      11. Exposition est le premier titre de l’album Algorythmes de Charles de Goal sorti en 1980.

      12. Hallelujah est le sixième titre de l’album Grace de Jeff Buckley sorti en 1994.

      13. Dead Man est un album de Neil Young sorti en 1996, et la bande originale issue du film éponyme de Jim Jarmusch.
      _
      Une publication intitulée « Valentin Carron, Gioia e Polvere » paraît à l’occasion de l’exposition – co-édition ART & ESSAI & Musée des Beaux-Arts de Rennes & cultureclub-studio.

      Valentin Carron est représenté par kamel mennour, Paris/London et la Galerie Eva Presenhuber, Zurich/New York.

       

       

    • Galerie Art & Essai
    • 2018
    • Project room : Postpop, avec Aude Anquetil, Hilary Galbreaith, Brieg Huon, Nicolas Pesquier
      Artistes du programme GENERATOR, 40mcube / EESAB / Self Signal

    • Exposition
    • 15.02.18 → 22.03.18
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • « The exhibition is a kind of theatre, where several perceptions successively make their appearance; pass, repass, glide away, and mingle in an infinite variety of postures and situations. »

      David Homme, Traité de la culture humaine

      Il fait noir dans la salle. Quelques heures restent encore avant que le public arrive.

      Entre D.H., par la gauche.

      Il porte une veste taillée dans un tissu d’une couleur blême, par-dessus un jogging noir zébré de chaque côté par deux fins traits blancs. Il marche avec conviction jusqu’au point exact du milieu de la scène, les paupières baissées, à demi, comme Bowie.

      On entend le claquement du spot qui allume brusquement un cercle lunaire autour de la figure silhouettée contre le long rideau rigide et sombre.

      Puis, par un mouvement lent de brassage de pieds, le spectacle est annoncé. Il lève la tête, les pupilles dilatées sous la lumière chauffante, fixées sur un point imperceptible au-dessous des sièges vides. Un bruit, presque un ronron, s’échappe de ses lèvres dépliées. Derrière lui, le rideau rouge se froisse, puis s’élève sans un bruit, dévoilant un orchestre symphonique dont les cuivres rutilent et les cordes, soudain, vibrent.

      (D’après une reprise de Lollipop)

      POSTEPOP, POSTPOPE ou POSTPOP,

      Un peu provoque, court, qui sonne bien,

      POSTPOP, c’est ici immédiatement,

      Si LOLLIPOP est une douceur sucrée,

      POSTPOP pique car trop salé,

      POSTPOP dessèche mais brille,

      POSTPOP glisse comme l’anis,

      POSTPOP c’est déjà fini.

      D’une main, le chef d’orchestre esquisse une volute, les lumières s’éteignent, à l’exception du cercle brillant.

      D.H. inspire, une goutte de sueur perle sur son front, tressaille, s’envole :

      “Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie a de plus précaire, la vie réelle j’entends, qu’à la fin cette croyance se perd. Nous sommes beaux, jeunes et fiers, et l’art que nous produisons nous rend éternels. Nous ne mâchons pas nos mots, nous avons le même socle, les power rangers et la couleur chez Nicolas Poussin, les volutes d’opium des Orientalistes et les pupilles dilatées des clubs parisiens, l’érotisme de Bataille et les Eloïs asexués de Wells, les kilts des clans écossais et les hooligans du Manchester United, la raison des effets pascalienne et la chaleur suave d’un restaurant familial, l’Art and Craft de W. Morris et la construction du barbecue d’Homer Simpson…”

      Sa paupière tremble, le regard se perd dans la foule, et la poussière brille dans l’atmosphère moite du théâtre lugubre.

      “Nous nous battrons, frères, sœurs, jusqu’à l’avènement du post-pop. Nous n’avons que faire du quotidien monotone, des bassesses du réel, nous ne nous battrons que pour élever la fiction au rang d’absolu, nous basculons dans un monde, affolés, d’où plus jamais nous ne sentirons la poussière âcre du commun. Plus de post-modernisme, plus de post-internet, plus de post-punk, non, nous voilà entrés dans une nouvelle ère, celle du post-pop. Le pop est mort, vive le Postpop !”

      Une porte claque au loin, dans l’immensité sombre du théâtre, par-delà les rangées de sièges vides. D.H. lorgne la foule invisible avec un sourire bienveillant, adresse un clin d’œil à son auditoire prochain et quitte la scène.

      H.G., A.A., N.P., B.H.

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2018
    • Ours, colophon, achevé d’imprimer : le livre d’artiste et le péritexte

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/filliou-copie.jpg
    • 15.02.18 → 19.04.18
      Exposition
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • Adel Abdessemed, Jean-Michel Alberola, Ian Baxter, Jérémie Bennequin, Alain Bernardini, Julien Berthier, Riccardo Boglione, Anders Bonnesen, Marcel Broodthaers, Waltercio Caldas, Ulises Carrion, Philippe Cazal, Simon Cutts, Wynn Dan, Mirtha Dermisache, herman de vries, Peter Downsbrough, Michael Dumontier, Julien Duporté, Jean Dupuy, Laurent Duthion, Robert Filliou, Fluxus, Gloria Glitzer, David Jourdan, Lucien Kroll, Mikko Kuorinki, Pascal Le Coq, Lefevre Jean Claude, Jean Le Gac, Lucas Lenglet, Letaris, Micah Lexier, Gilles Mahé, Laurent Marissal, Ross Martin, Sara MacKillop, Richard Nonas, Jean-Michel Othoniel, Paul Petritsch, Hubert Renard, Dieter Roth, Lone Rrose, Romy Rüegger, Claude Rutault, Colin Sackett, Matthieu Saladin, Sarkis, Alain Sechas, Nicolas Simarik, Nicole Six, Daniel Spoerri, Taroop & Glabel, Ellen Tongzhou Zhao, Patrick Thévenon, Nick Thoenen, Roland Topor, Félix González-Torres, Uri Tzaig, Ultralab, Ben Vautier, Richard Venlet, Bernard Villers, Daniel Walravens, Éric Watier, Lawrence Weiner, Emmet Williams.

      LE CABINET DU LIVRE D’ARTISTE PRÉSENTE :
      — « OURS, COLOPHON, ACHEVÉ D’IMPRIMER : LE LIVRE D’ARTISTE ET LE PÉRITEXTE »
      Exposition collective

      EXPOSITION DU 15 FÉVRIER AU 19 AVRIL 2018
      VERNISSAGE JEUDI 15 FÉVRIER À 18H
      Si le colophon est un élément historiquement intrinsèque au livre, réunissant un certain nombre d’informations légales obligatoires comme le nom de l’imprimeur ou la date de dépôt, comment les artistes l’intègrent-ils à leurs publications et plus largement, comment abordent-ils la question essentielle du péritexte ?
      Avec les livres d’Adel Abdessemed, Jean-Michel Alberola, Ian Baxter, Jérémie Bennequin, Alain Bernardini, Julien Berthier, Riccardo Boglione, Anders Bonnesen, Ulises Carrión, Philippe Cazal, Simon Cutts, Wynn Dan, Mirtha Dermisache, herman de vries, Peter Downsbrough, Michael Dumontier, Julien Duporté, Laurent Duthion, Robert Filliou, Fluxus, Gloria Glitzer, David Jourdan, Lucien Kroll, Mikko Kuorinki, Pascal Le Coq, Lefevre Jean Claude, Jean Le Gac, Lucas Lenglet, Letaris, Gilles Mahé, Laurent Marissal, Ross Martin, Sara MacKillop, Julien Nédélec, Richard Nonas, Jean-Michel Othoniel, Paul Petritsch, Hubert Renard, Dieter Roth, Romy Rüegger, Claude Rutault, Colin Sackett, Matthieu Saladin, Sarkis, Alain Sechas, Nicolas Simarik, Nicole Six, Daniel Spoerri, Taroop & Glabel, Patrick Thévenon, Nick Thoenen, Ellen Tongzhou Zhao, Félix González-Torres, Uri Tzaig, Ultralab, Ben Vautier, Richard Venlet, Bernard Villers, Daniel Walravens, Éric Watier, Lawrence Weiner, Emmet Williams, et bien d’autres.
      Issus des collections des Archives de la critique d’art, du Cabinet du livre d’artiste, du FRAC Bretagne et d’Anne Mœglin-Delcroix.
    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Yann Sérandour, L’art toute une histoire !

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Portrait-Yann-Serandour-300x400.jpg
    • 14.02.18 → 14.02.18
      Rencontre
      La Criée centre d’art contemporain
    • En 2018, La Criée s’associe à la bibliothèque des Champs Libres pour programmer un cycle de rencontres tous publics, invitant des artistes à raconter leur histoire subjective de l’art.

      Pour cette première, Yann Sérandour, artiste associé au cycle artistique Alors que j’écoutais moi aussi […] partage ses classiques, de la peinture renaissance et baroque aux objets du quotidien, en conversation avec Sophie Kaplan.

      Une rencontre à la confluence de l’histoire de l’art et de la création contemporaine.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2018
    • Rencontre avec Anaïck Moriceau

    • Conférence
    • 13.02.18 → 13.02.18
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • Rencontre à 12h15 avec Anaïck Moriceau, sérigraphe et éditrice.
      Après ses études à l’EESAB de Rennes puis à l’Ecole Nationale des arts Visuels de La Cambre (Bruxelles) où elle développe son goût pour le dessin, la couleur et les formes simples, Anaïck Moriceau a choisi d’installer son atelier de sérigraphie à Saint-Brieuc où elle collabore depuis 2007 avec des artistes et des illustrateurs français tels que Bruno Peinado, Jochen Gerner, Mrzyk et Moriceau, Jean Jullien… ou étrangers dont Misaki Kawai (Japon), Olimpia Zagnoli (Italie), Andy Rementer (USA) ou encore Geoff McFetridge (Canada)…
      www.cargocollective.com/anaickmoriceau

       

    • 40mcube
    • 2018
    • We Are The Painters, Whisper to the Landscape

    • Exposition
    • 10.02.18 → 28.04.18
      Exposition
      40mcube
    • Pour la réouverture de son espace d’exposition à Rennes, 40mcube invite le duo We Are The Painters. Leur exposition Whisper to the Landscape fait partie d’une vaste narration que les artistes construisent au fur et à mesure, l’un des éléments d’un puzzle plus global qui prendra dans un futur indéterminé la forme d’un film intitulé Paint for Ulma.

      We Are The Painters est un duo d’artistes, Nicolas Beaumelle et Aurélien Porte. Sous ce nom revendicatif, ils mènent une recherche artistique centrée, comme leur nom l’indique, sur la peinture. Ils la pratiquent dans la nature, dans des formats de toiles démesurés, en volume avec des chaises comme supports, sur des personnages activés dans le cadre de performance…, mais aussi de façon plus traditionnelle sur châssis avec des portraits de femmes et des paysages. Ces différentes œuvres prennent place dans une narration plus vaste qu’ils construisent au fur et à mesure de leurs expositions, devenant les éléments d’un puzzle plus global qui prendra dans un futur indéterminé la forme d’un film nommé Paint for Ulma.


      Dans un principe de personnification, ils font de la peinture, de leurs œuvres et de la nature les personnages de leur film. La nature est omniprésente dans leur travail, peuplée de Chevelures et de Bouches Célestes… Dans leurs vidéos Paint for Sheep (Écosse, 2005), Paint For Huppe (Charente-Maritime, 2007) et Paint For Hochwechsel (Autriche, 2010), les artistes vont se perdre dans la nature pour la représenter sur une toile de grand format, qu’ils abandonnent ensuite aux êtres – humains ou animaux – qui y passent et y vivent. Une version grande échelle, in situ et non matérialiste de la peinture, l’œuvre restant sur place se détériorer jusqu’à sa disparition. Ainsi habitées de ces expériences, les œuvres et les expositions de WATP dégagent une atmosphère mystérieuse voire mystique, renforcée par l’activation de performances qui se figent durant l’exposition. Ils s’emparent de cette dernière pour y déployer leur univers dans lequel tout est peinture, des toiles constituant le fond de scènes dans lesquelles des personnages de peinture prennent place. Chaque exposition devient un environnement à vivre mais aussi un studio de tournage, des scènes de leur film y étant tournées, sans public.

      Ainsi Paint for Ulma, sous le couvert de la fiction, intègre et concrétise son propre développement dans le temps, la méthode de travail, le mode de production mais aussi le réseau de collaboration des artistes, allant d’un éleveur de chèvres aux différents lieux d’exposition qui permettent à une nouvelle étape de voir le jour et d’être financée. Une histoire qui intègre des références à l’histoire de l’art – y compris des clichés que les artistes regardent avec humour – et qui se construit comme un mythe, avec des personnages et des rituels non situés dans le temps mais qu’ils inscrivent parfois dans la réalité. Ainsi, une chèvre de race Boer devient Ulma, une œuvre qui tente d’intégrer la collection d’un musée d’art contemporain. Les expositions qui découlent de ce projet global et qui l’alimentent s’emboitent les unes dans les autres. Whisper to the Landscape en est une séquence composée de nouvelles peintures de très grand format qui recouvrent et segmentent l’espace, une trame de fond sur laquelle s’intègrent des éléments en relation avec les personnages et l’univers du film Paint for Ulma.

      De l’atmosphère de l’œuvre de WATP se dégage une certaine poésie, qui apparaît notamment dans les titres que les artistes donnent à leurs œuvres, dont plusieurs sont construits sur le même modèle : Paint for…, She Looks Like a Mountain… Par ces titres, ils adressent leur travail, prenant en compte une tierce personne qui rencontre, reçoit, perçoit, regarde leurs œuvres, et ainsi participe à leur univers et à leur fiction. Ainsi, ils peignent pour Ulma, Muse jusqu’à ce jour absente de toute représentation, et ils murmurent au paysage…
    • La Criée centre d'art contemporain
    • 2018
    • Éric Giraudet, Yvain, mout fus or oublians

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/ESPE_08.jpg
    • 08.02.18 → 16.02.18
      Exposition
      La Criée centre d'art contemporain
    • La Criée s’associe à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE Bretagne) et au Réseau Canopé pour développer un projet de recherche, de création et de transmission avec l’artiste Éric Giraudet et les étudiants, enseignants en Master « Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation ».
       
      Pour sa résidence à l’ESPE en janvier 2018, Éric Giraudet a souhaité explorer la notion de rite de passage (de l’élève/ étudiant à l’enseignant) dans une ouverture mythologique. Le récit de la transmission l’intéresse également.
      Comment verbaliser le savoir, faire du savoir un récit ? Prenant appui sur les cours et ressources de l’ESPE en sport, théâtre, musique, littérature,…
       
      Eric Giraudet investit la galerie Ec’arts comme le décor du tournage d’un film, réalisé avec les étudiants M2 et les collégiens de la Binquenais. À partir de protocoles d’improvisation, de performances, de lectures textes/voix, ils revisitent la figure de l’homme sauvage, la question de l’apprentissage du langage et en particulier le roman chevaleresque en vers Yvain, le chevalier au lion de Chrétien de Troyes.
       
    • Archives de la critique d’art
    • 2018
    • Critique sur le pouce

    • Conférence
    • 07.02.18 → 07.02.18
      Conférence
      Archives de la critique d’art
    • Le RDV de la revue « CRITIQUE D’ART
      BU centrale de l’Université Rennes 2 – Salle de rencontres – 1er étage
      Entrée libre

      Intervenants : Adam Evrard, doctorant en Histoire de l’art – Jean-Marc Huitorel, critique d’art, à l’occasion de la sortie de son livre, aux éditions du Regard, sur l’un des représentants du Nouveau Réalisme, Gérard Deschamps – Sylvie Mokhtari, responsable éditoriale.

      Cette rencontre s’adresse à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager leur goût de la lecture, de l’écriture et de la discussion au sujet des livres. Elle est envisagée comme un espace pensé pour encourager une vision généreuse et ouverte de l’actualité éditoriale nationale et internationale sur les arts contemporains. Par son biais, nous souhaitons encourager les lecteurs, les chercheurs et les auteurs à partager les connaissances diffusées dans les publications récentes et par ailleurs chroniquées dans la revue « CRITIQUE D’ART ».

      « CRITIQUE D’ART » invite depuis 1993 ses contributeur·trice·s à développer des analyses originales au format de notes de lecture qui sont publiées sur un double support, imprimé et électronique sur http://journals.openedition.org/critiquedart. La revue a ouvert en 2012 un Atelier de formation à l’écriture de notes de lecture. Cette formation possède un caractère transdisciplinaire et réunit des étudiants-chercheurs actifs dans les disciplines des sciences humaines : histoire de l’art, arts plastiques, études cinématographiques, humanités digitales, lettres, langues, etc. Deux fois par an, les chercheuses et chercheurs inscrits au sein des Ecoles doctorales de l’Université Rennes 2 et Bretagne Loire sont formés aux Archives de la critique d’art à la pratique de l’évaluation critique. Des livres, dont les contenus rayonnent au niveau national et international leurs sont confiés en vue de recensions qui sont elles aussi in fine publiées dans « CRITIQUE D’ART ». Leurs contributions viennent enrichir ce qui se pense et ce qui s’écrit sur l’art. Invités à contribuer aux côtés d’autres acteurs du champ artistique et scientifique, ces jeunes chercheurs découvrent et portent un regard critique sur l’activité d’autres auteurs plus expérimentés à travers leurs publications récentes.
      Les rendez-vous proposés dans le cadre de « La Critique sur le pouce » prolongeront ce travail de lecture et d’écriture en impliquant à chaque nouvelle rencontre un ou deux jeunes chercheur·se·s et un·e auteur·e plus confirmé·e. L’idée sera d’inviter chacun à reformuler, sous une forme orale et publique cette fois, l’évaluation critique qu’il ou elle a précédemment développée autour des contenus d’une ou deux publications repérées dans l’actualité éditoriale récente. La discussion engagera ensuite un échange plus soutenu avec l’auteur·e invité·e autour de sa pratique d’écriture, elle-même justifiée par la parution récente d’une de ses publications.

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Rayon vert – Alors que j’écoutais la bibliothèque Kandinsky

    • Concert
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/JBAndré_2.jpg
    • 06.02.18 → 06.02.18
      Concert
      La Criée centre d’art contemporain
    • Pour répondre à l’invitation des 40 ans du Centre Pompidou,La Criée a convié tout au long de l’année 2017 différentes personnalités – un acrobate, un musicologue, deux chercheuses d’art et cinq artistes – à prendre pour objet d’études, d’aventures et de curiosités le fonds de la bibliothèque Kandinsky, centre de documentation et de recherche du Musée national d’art moderne.

      Une soirée rythmée par une discussion entre Yann Sérandour et Didier Schulmann, autour des publications de Yann, Julien Bismuth et Virginie Yassef, des sons concoctés en direct par Félicia Atkinson et en différé par François Bonnet, la lecture d’un texte co-écrit par Sophie Kaplan & Sophie Lapalu, lu avec la participation de Amandine Braud, le tout agrémenté d’intermèdes acrobatiques conçus « in situ » par Jean-Baptiste André.

       

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2018
    • Frédéric Teschner

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/CACP-2018-Teschner-014.jpg
    • 03.02.18 → 28.04.18
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • Le travail graphique de Frédéric Teschner se forge dans l’exploration empirique permanente, dans une question lancée, une photo prise à l’Iphone ou un crobard fébrile jeté dans son Moleskine. Il s’invente chercheur, non pas un de ces laborantins qui étudient et décortiquent un sujet mais un observateur boulimique, toujours à l’affût de la rencontre avec un penseur, un artiste, une œuvre, de la découverte d’une bizarrerie architecturale, une craquelure dans un mur, une image insolite… Il devient un flâneur au sens dix-neuvièmiste du terme pour qui le monde qui l’entoure compose un paysage à arpenter où débusquer icônes et expériences et dont la traversée provoque les idées en cascade. Dans ses pérégrinations récurrentes sinon quotidiennes, il glane des formes, des textures, des symptômes, des usages pour composer sa « matériauthèque ». C’est un socle, une base de données hirsute comme on en trouve dans bien des disques durs d’artistes. Les items qu’elle recèle échafaudent des scénarii graphiques comme autant de stratégies narratives et poétiques dont l’épilogue sera une affiche, un livre ou une exposition. Sa démarche de conjugaison d’icônes relève de l’alchimie, d’une tentative de transformation, de transmutation qui dépasse la simple manipulation et confrontation d’éléments préexistants.

      Frédéric Teschner était, jusqu’à sa disparition en 2016, le graphiste de Passerelle. L’hommage que nous lui rendons cette saison n’a pas de caractère rétrospectif mais se veut une plongée dans sa matière visuelle et graphique.

      Cette exposition a été sélectionnée par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2018
    • Jonathan Uliel Saldanha, Vocoder & Camouflage : tactics of Decay

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/CACP-2018-Jonathan-Uliel-Saldanha-005.jpg
    • 03.02.18 → 28.04.18
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • L’installation Vocoder & Camouflage joue sur la notion de toxicité électrique à travers une jungle technicolor habitée par des organismes spectraux, des ruines de voix et des aperçus de lumière filtrée. Environnement immersif, une forêt suspendue, carcasse massive de débris floraux est activée par des vibrations de lumière, de son et de fumée expirés par le procédé organique de la décomposition végétale. L’amas végétal devient écran, la surface de tiges et de feuilles, le support décadent d’optimisme numérique dans un malström de voix artificielles, d’échos, de rayonnements et d’odeurs.

      Vocoder & Camouflage est le dernier opus d’une recherche de longue date, menée par Jonathan Uliel Saldanha sur les acoustiques souterraines, l’inconscient collectif de la Terre et de ses machines verticales et animistes.

      Pendant le festival DañsFabrik, l’installation Vocoder & Camouflage sera contaminée par deux activations intitulées « Tactics of Decay ». Ces procédures intercepteront la jungle chromatique installée à Passerelle en modulant sa toxicité intrinsèque.

      Cette exposition s’inscrit dans un partenariat de production initié en 2014 avec Le Quartz, Scène nationale de Brest. Chaque année, dans le cadre du festival DañsFabrik, la scène nationale et le centre d’art contemporain questionnent ensemble les porosités et frictions entre danse contemporaine et arts visuels. Ou comment l’exposition se nourrit des pratiques chorégraphiques et vice-versa.

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2018
    • Edouard Le Boulc’h, Peripheral Feed

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/CACP-2018-Edouard-le-BoulcH-034.jpg
    • 03.02.18 → 28.04.18
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • On regarde une émission télé, a priori française, a priori un peu datée, des années 1980 peut-être. Sur le plateau se jouent des codes cathodiques qu’on qualifierait volontiers aujourd’hui de vintage avec son lot de cols roulés, de fond de scène neutres, d’écrans à balayage et de tables transparentes. Le tout dans une tonalité chromatique étrangement terne pour le petit écran, sorte de noir et blanc en couleur… Interrogé par un présentateur, un maître yogi américain présente un nouveau programme de communication réflexologique de son invention supposé révolutionner la nature des rapports entre êtres de conscience. A plusieurs reprises, le signal TV saute, glitch, comme sur une vieille VHS qui commence à fatiguer.

      Et tout ceci de résumer assez bien l’approche d’Edouard Le Boulc’h quelque part entre sophistication, humour pince-sans-rire et sagacité.

      Aussi sombre soit-il, il serait hasardeux de réduire son univers à une expression simple et appliquée d’une anxiété générationnelle. Toujours est-il que le jeune artiste appartient à la première génération qui n’aura pas connu le monde d’avant la révolution numérique – celle de l’accès à tout en quelques clics, de la communication dématérialisée, de l’immédiateté – et, de fait, à la première génération à se demander comment fonctionnait et ce qu’impliquait la communication avant.

      Y aurait-il à voir une certaine nostalgie ? Une lucidité à toute épreuve, plutôt. Et à l’évidence, pour l’artiste, le passé et ses occurrences sont avant tout matière à éclairer le présent. Dans un monde qui, quarante ans après le cathartique Soleil vert (Richard Fleischer, 1974), propose des repas normés de substitution à notre alimentation variée, force est de lui donner raison.

      Peripheral Feed est une partition fictionnelle à la fois visuelle et sonore. Une variation sur une certaine fin du monde…

       

      Le film Affect TV, 2018 est réalisé en collaboration avec Antonin Gerson, Gwénaël Bodet et Isaac Foxsyth.

       

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2018
    • Directing the Real. Films d’artistes et vidéos des années 2010

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/CACP-2018-Directing-the-Real-005_3.jpg
    • 03.02.18 → 28.04.18
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • BASMA ALSHARIF, DANILO CORREALE, ALESSANDRA FERRINI, LOUIS HENDERSON, BASIR MAHMOOD, REBECCA MOSS, ARASH NASSIRI, EMILIJA ŠKARNULYTĖ, DRIANT ZENELI

      Directing the Real. Films d’artistes et vidéos des années 2010, sous la direction de Leonardo Bigazzi, rassemble des œuvres vidéo monocanal de neuf artistes internationaux, dont la plupart sont présentés en France pour la première fois. Cette génération d’artistes, née après 1980, opère à une époque où la confrontation avec le «réel» et sa représentation deviennent souvent nécessaires et inéluctables. Notre expérience du monde qui nous entoure est cependant de plus en plus médiatisée et altérée par les écrans et les technologies électroniques, au point que la frontière entre réel et virtuel peut être floue. Le passage de l’analogique au numérique et l’accélération de l’internet et des nouveaux médias influencent profondément le langage vidéo en générant des choix esthétiques et formels désormais bien reconnaissables dans leurs œuvres.

      Comment les artistes répondent-ils aujourd’hui à une société mondialisée où les images et les informations sont si souvent construites et manipulées pour altérer la réalité? Et comment les révolutions technologiques de ces dernières années, et la rapidité avec laquelle ces images sont partagées et consommées, ont influencé leur (et notre) vision du monde? Comment représenter un monde de plus en plus dominé par des intérêts économiques, divisé par les guerres et l’injustice sociale, et où la relation entre l’homme et l’environnement atteint un point critique? Dans un tel contexte, quel est le rôle et le potentiel de l’art et de l’espace d’exposition en tant que lieu physique de réflexion et de partage?

      Directing the Real. Films d’artistes et vidéos des années 2010 vise à offrir un aperçu de la production de neuf artistes internationaux qui ont fait de certaines de ces questions le thème central de leur pratique. Les travaux sont divisés en trois programmes thématiques. Les effets aliénants et exploiteurs du capitalisme sur le travail sont l’objet du Programme n.1; tandis que les artistes inclus dans le Programme n ° 2 ont décidé de filmer ou de créer des paysages et des lieux qui deviennent des personnages centraux de l’œuvre afin de témoigner d’une utopie ratée ou d’un futur apocalyptique possible. Enfin, les vidéos du programme n.3 ont été réalisées dans des situations où les artistes ont été contraints à des limites géographiques spécifiques pour des raisons politiques, économiques ou artistiques.

    • EESAB → Site de Lorient
    • 2018
    • François Matton

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/img075-light.jpg
    • 02.02.18 → 23.02.18
      Exposition
      EESAB → Site de Lorient
    • François Matton est l’auteur de livres mêlant textes et dessins publiés par les éditions P.O.L. Goût marqué pour des expérimentations formelles relevant tout à la fois de la dérive poétique, de la philosophie pratique et du haïku néo-Beat. Le dessin se présente alors comme une occasion d’étendre à l’écriture les signes de la main en vue de pointer vers la présence qui toujours se dérobe.


      Derniers livres parus : Oreilles Rouges et son maître (P.O.L 2015) et Exercices de poésie pratique (P.O.L 2017)
    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Le Hublot d’Oodaaq

    • Projection
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/confettis.jpg
    • 01.02.18 → 22.02.18
      Projection
      L’Œil d’Oodaaq
    • Anthony Bodin, Hélène Leflaive

      L’Œil d’Oodaaq collabore avec la ville de Saint-Malo et diffuse des vidéos d’artistes sur l’écran géant de la Grande Passerelle, chaque jeudi de 19h à 19h30. En février, découvrez :

      Pharmacie / Anthony Bodin / 6′ / 2011

      « J’indique ma présence de façon percutante avec ma vidéo de croix de pharmacie à diodes robustes et élégantes. De cette façon, les passants ne manqueront pas de remarquer ce choix de croix de pharmacies lumineuses et animées et de poser leur attention sur ma vidéo. Parce que signaler sa présence, devenir un point de repère, se démarquer et se différencier de ses confrères et refléter son dynamisme et sa modernité est primordial, je réalise une vidéo de croix de pharmacie la plus adaptée à votre besoin. »

      Confettis / Hélène Leflaive / 11’20 / 2012

      Prendre un sac de confettis. Trier les confettis par couleur. Les coller ensuite en créant une organisation géométrique. Quelle fête !

    • L’IMAGERIE
    • 2018
    • Une histoire de résidence, Fonds photographique de la Ville Pérochon à Niort

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Marie-Mons-vitrine-site2.jpg
    • 27.01.18 → 24.03.18
      Exposition
      L’IMAGERIE
    • Boštjan Pucelj, Lisa Wiltse, Ayaka Yamamoto, Mimi Youn, Estèla Alliaud, Israel Ariño, Melania Avanzato, Anaïs Boudot, Sabine Delcour, Patrizia Di Fiore, Arno Fabre, Ivars Gravlejs, Mana Kikuta, Karen Miranda Rivadeneira, Marie Mons, Anne, Montaut, Francesco Morandin, Marie Moroni, Quentin Pradalier

      Cette exposition est menée en partenariat avec la Villa Pérochon de Niort.

      Les 19 photographes présents à l’Imagerie cet hiver ont été accueillis en résidence par le Centre d’Art Contemporain Photographique de Niort (La Villa Pérochon) entre 1996 et 2017.

      Chaque printemps depuis 1994, le festival Les Rencontres de la jeune photographie internationale réunit à Niort, la première quinzaine d’avril, 8 artistes internationaux émergents en résidence de création, autour d’un conseiller artistique, grand nom de la photographie internationale. Sont ainsi venus Arno Rafael Minkinnen, Klavdij Sluban, Jane Evelyn Atwood, Tom Drahos… tous anciens « invités » de l’Imagerie tout comme Corinne Mercadier qui sera la conseillère 2018.

      Les œuvres créées durant ces résidences constituent aujourd’hui un fonds de 2700 œuvres parmi lesquelles Patrick Delat, directeur du CACP et Jean-François Rospape pour l’Imagerie, ont retenu les créations de dix-neuf artistes autour des notions de territoire (salle 1) et de relations humaines (salle 2).

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2018
    • Guillaume Moschini, Strict & Léger

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Portrait-Guillaume-Moschini-dans-latelier-Nîmes-janvier-2017-crédit-photo-Galerie-Oniris.jpg
    • 26.01.18 → 17.03.18
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Nouveau venu parmi les artistes que représente la galerie Oniris depuis 2014, Guillaume Moschini aborde sans état d’âme la question de son métier de peintre. Début 2018, il présente à la galerie une seconde exposition personnelle d’oeuvres récentes intitulée “Strict et léger”

      Guillaume Moschini s’en remet totalement à la couleur. C’est à main levée, d’un geste sûr et précis qu’il crée la forme ou plutôt les formes directement sur un support brut.

      La palette est vive et contrastée : harmonie de jaune et de vert, d’orangés et de bleu… mais aussi accords plus feutrés, du beige au gris. Les formes sont des plus simples : deux rectangles en déséquilibre avec de grandes respirations données par les blancs ou les tons écrus de la toile vierge. Les formes s’opposent sur la surface de la toile, l’une ascendante, l’autre descendante, écrit Marielle Barascud. Mais elles peuvent aussi se compléter par leur couleur ou leur valeur, creuser la surface du tableau, le déstabiliser. Parfois la difficulté du choix impose le monochrome, les deux formes ne sont plus alors qu’un murmure, juste quelques traits de contour en négatif, mangé par la couleur. Pour certaines séries c’est le dessin qui intervient, pour d’autres, c’est le rapport du positif au négatif ou encore la trace, le report, la mémoire, la réserve.

       

      L’évolution de son œuvre est constante et les recherches de Guillaume Moschini sur la peinture sont perceptibles dans ses travaux. Dans les séries les plus récentes, les couleurs sont moins tranchées et arborent des nuances plus marquées. Toujours dans l’étude des couleurs, l’artiste en crée des nouvelles et ose superposer différentes couches de couleurs aux tons très différents afin d’obtenir une teinte ou un effet singulier. Ces passages successifs sur la toile ou le papier apportent une dimension plus dynamique à l’œuvre. En ce sens, l’artiste utilise ponctuellement la craie pour souligner les angles, et il n’hésite pas à mettre au premier plan l’absence de couleur qui devient l’élément principal de certaines œuvres. Ces recherches ne s’arrêtent pas aux couleurs, mais s’étendent aux supports bruts et non préparés qui participent entièrement à la construction de l’œuvre. Les papiers et toiles utilisées présentent différents grammages et densités. Chacun absorbe la matière de manière différente, et révèle une profondeur et une intensité propre à chaque support.

      La couleur mêlée d’encre et d’acrylique est très fluide et chaque fois elle se donne différemment sur les toiles et papier. Les peintures sont travaillées en séries et chaque série a son processus propre. On repère cependant quelques constantes : avant de commencer une série, l’atelier est toujours rangé. La scansion doit trouver son tempo dans un espace libéré avec ses temps de pose, de réflexion, de peinture à blanc qui forment le quotidien de la peinture de Guillaume Moschini. Ensuite, pour chaque série, l’artiste cherche la bonne tension de la toile, le bon pinceau, les bons outils en fonction du format, généralement de type marine ; et les couleurs et les tons sont inventés pour chaque nouvelle suite de variations.

      La peinture de Guillaume Moschini est d’une « illusoire simplicité », car il est question dans son œuvre d’un travail sur le rythme de l’espace et des couleurs qui doivent être pensées et ressenties. Guillaume Moschini puise ses forces dans la peinture abstraite américaine : Morris Louis, Kenneth Noland, Ellsworth Kelly. Tous sont des peintres de la couleur, souveraine !

    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • RENC’ART Myriam Ingrao, Les bruissements de l’aube

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Myriam-Ingrao.jpg
    • 20.01.18 → 20.01.18
      Rencontre
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • Les Renc’arts sont des visites commentées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.

    • La Criée centre d’art contemporain
    • 2018
    • Rayon vert – Festival Autres mesures

    • Concert
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/HANATSU.jpg
    • 20.01.18 → 20.01.18
      Concert
      La Criée centre d’art contemporain
    • HANATSU miroir, Will Guthrie

      Programme :

      Samuel Andreyev, 5 pièces / Passage
      Malika Kishino, Monochromer Garten VII
      Joli Yuasa, Clarinet solitude
      Kenji Sakai, Howling-Whirling
      Will Guthrie, Improvisation

       

    • Le Bon Accueil
    • 2018
    • Adam Basanta, Variations sur un thème

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Adam-Basanta-214.jpg
    • 19.01.18 → 25.02.18
      Exposition
      Le Bon Accueil
    • Cette première exposition personnelle en France de l’artiste canadien Adam Basanta propose de découvrir une sélection d’installations visuelles et sonores basées sur des dispositifs techniques représentatifs de l’ère de la reproductibilité technique du son: enregistreur, microphone, haut-parleur.
      Le temps de l’exposition, voix se répétant à l’infini, chuintements et cliquetis, sons aériens composent une évocation aurale teintée de mélancolie d’une société des médias basée sur l’enregistrement, la reproduction et l’amplification de messages (sonores).
    • Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • 2018
    • Myriam Ingrao, Les bruissements de l’aube

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Myriam-Ingrao.jpg
    • 13.01.18 → 03.03.18
      Exposition
      Artothèque – Galerie Pierre Tal-Coat
    • L’exposition présente un patient ouvrage de dessin, en écho aux formes du végétal. Les sculptures composent des microcosmes où les matières se répondent. Offerte à la lumière, une autre nature bruisse de mille métamorphoses.

    • Atelier d’Estienne
    • 2018
    • Tatiana Wolska Étude…une semaine et une main

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/20180109_132857-3.jpg
    • 13.01.18 → 04.03.18
      Exposition
      Atelier d’Estienne
    • Tatiana Wolska tisse des formes comme on prolongerait des traits aléatoires, imaginant des ramifications secrètes d’organismes inconnus jusqu’à l’apparition de leur cohérence. Elle déploie pour cela une grammaire de l’ambiguïté, conjuguant à la pesanteur des matières la légèreté de la forme pour fomenter un monde complexe, faisant de chacun de ses travaux une force de vie en gestation, autonome et singulière.

    • Phakt, Centre Culturel Colombier
    • 2018
    • La Taupe & l’Autruche

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/marche-noir-phakt-2018.jpg
    • 12.01.18 → 23.02.18
      Exposition
      Phakt, Centre Culturel Colombier
    • Anna Boulanger,  Maud Chatellier, Loïc Creff, Julien Duporté, Anthony Folliard, Julie Giraud, Emeric Guémas, Agathe Halais, Perrine Labat, Julien Lemière, Eric Mahé, Charlotte Piednoir et Antoine Ronco

      L’association LE MARCHÉ NOIR organise chaque année depuis 2012 un festival de la micro-édition à Rennes. Un événement ouvert à tous et participatif dans lequel il est possible de rencontrer des acteurs de la micro-édition indépendante venue de France et de Navarre, d’assister à des démonstrations décalées autour des arts imprimés, et de découvrir des expositions d’artistes ou de collectifs expérimentant au quotidien les techniques de l’estampe.
      LE MARCHÉ NOIR est née en 2012 de la réunion de 4 collectifs d’artistes rennais :
      – L’Atelier du Bourg
      – L’atelier Barbe à Papier – La Presse Purée
      – L’atelier L’Imprimerie

      L’association LE MARCHÉ NOIR a pour dessein :
      • la promotion et la diffusion des arts imprimés
      • la sensibilisation aux techniques d’impression manuelle • la valorisation des œuvres et artistes de la micro-édition • l’expérimentation et le partage des savoirs

      Depuis le 15 décembre 2015, l’association LE MARCHÉ NOIR développe ses activités dans un espace de 200 m2 mis à disposition par la Ville de Rennes. L’espace est constitué d’un grand atelier de 130 m2, d’une salle d’insolation, d’une salle de nettoyage, d’un espace archives et d’une cuisine.

      L’atelier constitue un espace de recherche et de création pour les 14 artistes du Marché Noir.

    • Lendroit éditions
    • 2018
    • Please, save the date!, Commissariat : Marie Boivent

    • Exposition
    • 12.01.18 → 24.03.18
      Exposition
      Lendroit éditions
    • Avec des calendriers de Harold Ancart, Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari (Toilet Paper), Paul Chidester, Claude Closky, Jeanne Dunning et Hirsch Perlmann, Brendan Fowler et Andrea Longacre-White, Matthew Geller, General Idea (FILE), Dominique Gonzalez-Foerster et Tommasi Corvi Mora pour E Il Topo, Jesse Harris, Sara MacKillop, Sophy Naess et Carmelle Safdie, Pierre-Guilhem, Marie-Amélie Porcher pour Yvette et Paulette, Manuel Raeder, Colin Sackett, Matthieu Saladin, Patrick Sarmiento, Erica Van Horn, Marijke van Warmerdam, Lisa Young, etc.

      Please, save the date! réunit des calendriers « prêts à l’emploi » conçus par des artistes, une façon pour eux de souligner le temps qui passe ou d’en bouleverser le déroulé, de s’immiscer dans le quotidien, tout en proposant des alternatives aux informations textuelles et à l’imagerie attendues du calendrier, autant de propositions qui jouent avec ses codes, ses usages et ses enjeux.

       

      Le Calendrier 2018 de Claude Closky ainsi que le Calendrier des révoltes 2018 de Matthieu Saladin sont édités dans le cadre de l’exposition. Un catalogue dirigé par Marie Boivent est également à paraître.

    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2018
    • Loïc Creff, Des Astres Artificiels

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Champ-dhorreur150dpi.jpg
    • 12.01.18 → 02.03.18
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • Loïc Creff, alias Macula Nigra, élabore un travail de collage et de citation, qui traite à la fois d’utopie et de dystopie, de la posture contrainte de l’homme dans son environnement et de son rapport ambigüe aux images.

      En s’inspirant de documents d’archives, et de découvertes par sérendipité, Loïc Creff propose à L’aparté une relecture graphique des symboles iconographiques de La Grande Guerre, qui prenait fin il y a juste un siècle.

      Le travail de la lettre vernaculaire, son utilisation au service de la propagande, de la mémoire, l’argot fleuri des poilus, le souvenir photographique sont autant d’éléments qui, sous une forme parfois anecdotique, reflètent le quotidien de ceux qui l’ont vécue, et en furent éprouvés. Le plomb des munitions se couche sur le papier, le mémorial prend la forme d’une estampe domestique, et le dernier pigeon reçoit les honneurs de la nation. En somme, La Grande Guerre revisitée par la petite histoire.

      —————————

      L’exposition de Loïc Creff, « Des Astres Artificiels » est présentée dans le cadre du PAZAP’ART 1918-2018.

      L’année 2018 marque le Centenaire de la fin de la Grande Guerre. Afin que ce Centenaire soit un véritable moment de commémoration et de transmission, Montfort Communauté met l’accent sur la dimension culturelle. Toute l’année, les initiatives seront variées : spectacles, lectures, concerts, productions artistiques, conférences, projections, expositions…

      Cette programmation sera déployée du 9 janvier au 23 mars 2018 sur l’ensemble du territoire communautaire et sera accessible au plus grand nombre à travers des temps de rencontre et de médiation.

      Le PAZAP’ART 1918-2018 est la première étape de cette plongée dans l’Histoire. Il propose de questionner notre mémoire via la création contemporaine à travers le prisme de la littérature, de l’art et du cinéma.

    • L’Œil d’Oodaaq
    • 2018
    • Le Hublot d’Oodaaq

    • Projection
    • 04.01.18 → 25.01.18
      Projection
      L’Œil d’Oodaaq
    • Carla Chan, Magda Gebhardt

      L’Œil d’Oodaaq collabore avec la ville de Saint-Malo et diffuse des vidéos d’artistes sur l’écran géant de la Grande Passerelle, chaque jeudi de 19h à 19h30. En janvier, découvrez :

      « Black Moves Volume III » / Carla Chan / 2016 / 7’45

      Black Moves Volume III est une narration spatiale d’un paysage virtuel qui simule la formation et le démantèlement d’une masse noire amorphe. Cet ensemble d’algorithmes de bruit réinterprète des motifs organiques trouvés dans la nature. L’artiste tente ainsi de “naturaliser” des images numériques. Ces transformations magiques désorientent et fascinent à la fois, créant un riche voyage dans notre psyché intérieure.

      « Atlas » / Magda Gebhardt / 2013 / 8′

      Un plan séquence d’enchaînement de paysages, dans lequel le processus de création est mis à nu. Pour l’artiste, ses gestes de superposition et de recouvrement s’apparentent à ceux du peintre, paral­lèle qui évoque la naissance du genre du paysage.

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2018
    • Jérôme Dupeyrat, Entretiens : perspectives contemporaines sur les publications d’artistes

    • Publication
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/cover_site_CG5_ok_3.jpg
    • 04.01.18 → 06.02.18
      Publication
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • JÉRÔME DUPEYRAT, Entretiens : perspectives contemporaines sur les publications d’artistes
      Avec les entretiens de Laurence Aëgerter, antoine lefebvre editions, Pierre-Olivier Arnaud, Ludovic Burel, Claude Closky, Daniel Gustav Cramer, documentation céline duval, Ben Kinmont, Sharon Kivland, Stéphane Le Mercier, Sara MacKillop, Mazaccio & Drowilal (Élise Mazac & Robert Drowilal), Jonathan Monk, Julien Nédélec & Éric Watier, Camila Oliveira Fairclough, Michalis Pichler, Hubert Renard, Joachim Schmid, Yann Sérandour, David Shrigley, Derek Sullivan, Batia Suter et Nick Thurston.

      Rennes, Éditions Incertain Sens, coll. « Grise » vol. 5, 2017.
      312 pages, dos carré cousu collé, couverture à un rabat, offset quadrichromie, 22,5 x 18,5 cm.
      Dépôt légal décembre 2017, 800 exemplaires, ISBN 978-2-914291-78-1.
      25€.

      Ce livre réunit vingt-trois entretiens avec vingt-cinq artistes qui font de l’édition une pratique artistique. Dans un contexte où les publications d’artistes suscitent l’intérêt de nombreux acteurs du champ de l’art, il s’agit d’offrir des perspectives contemporaines sur ce phénomène, marqué par une tension entre des positionnements alternatifs et la recherche d’une reconnaissance institutionnelle. Les propos des artistes sollicités ont ainsi été collectés afin de dessiner un panorama des publications d’artistes aujourd’hui, et pourront être lus au regard d’un double questionnement : quels sont, parmi les outils qui ont permis de penser la pratique du livre d’artiste ces dernières décennies, ceux qui restent opérants pour en comprendre les manifestations actuelles ? Quels sont les enjeux qui semblent spécifiques à ces manifestations récentes et quelle est la nature des évolutions dont ils témoignent, en lien avec un contexte élargi de l’art et de l’édition ?
      Bien que les pratiques actuelles n’induisent pas une remise en cause radicale des hypothèses et des arguments proposés jusqu’à ce jour au sujet des publications d’artistes, ces entretiens suggèrent des enjeux formulés différemment, et donnant lieu à de nouvelles attitudes. Ce sont ces dernières dont ce livre rend compte, à travers un matériau de première main.

      Jérôme Dupeyrat est l’auteur d’une thèse de doctorat consacrée aux livres d’artistes (Les Livres d’artistes entre pratiques alternatives à l’exposition et pratiques d’exposition alternatives, sous la dir. de Leszek Brogowski, Université Rennes 2, 2012). Ses activités, souvent collectives (L’agence du doute, <o> future <o>, La Bibliothèque grise), incluent la recherche, la critique, l’édition, le commissariat d’exposition et l’enseignement. Depuis 2010, il est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Institut supérieur des arts de Toulouse, où il est également co-responsable du programme de recherche « LabBooks – écritures éditoriales ». Ses recherches portent en particulier sur les publications d’artistes, et plus largement sur les liens entre art, édition, images et médias.

      Ouvrage publié avec le concours des Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées, du Frac Bretagne, du Frac Haute-Normandie, du Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, de l’Institut supérieur des arts de Toulouse, du Ministère de la Culture et de la Communication – Drac Bretagne, de la Région Bretagne, de l’Université Rennes 2, de l’équipe d’accueil Pratiques et théories de l’art contemporain (PTAC, EA 7472) et de la Ville de Rennes.

      ///// SOIRÉES DE LANCEMENT /////
      MERCREDI 7 FÉVRIER AU CABINET DU LIVRE D’ARTISTE À RENNES ET À VENIR À LYON ET TOULOUSE.