• Galerie Art & Essai
    • 2020
    • Marie Voignier, Il n’est pas question d’explication 

    • Exposition
    • 27.03.20 → 30.04.20
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • L’équipe du master Métiers et Arts de l’Exposition organise une exposition dédiée au travail cinématographique de l’artiste contemporaine Marie Voignier. S’apparentant au registre documentaire, ses films explorent différentes régions du monde afin de déceler les paradoxes propres aux enjeux du monde contemporain et au phénomène de la globalisation. Des œuvres et des objets issus des collections du Frac Bretagne, du Musée de Bretagne et de l’université Rennes 1 dialoguent avec des films de Marie Voignier, successivement projetés dans l’espace d’exposition. Cette proposition évolutive fait écho au rythme singulier qui découle du montage dans les films de l’artiste. Fondée sur le collage, l’exposition ouvre des potentialités d’interprétation. Chaque visiteur est invité à vivre sa propre expérience, entre contemplation et réflexion. 

      Plusieurs événements culturels rythmeront l’exposition. Des médiations et des ateliers seront organisés à l’intention de publics variés dans la Galerie Art & Essai.

    • Phakt, Centre Culturel Colombier
    • 2020
    • L’histoire chuchotée de l’art, de Robert Filliou

    • Concert
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Couvfb-performance-michard-2020.jpg
    • 17.03.20 → 17.03.20
      Concert
      Phakt, Centre Culturel Colombier
    • En 1963, dans son poème Whispered Art History, Robert Filliou a suggéré qu’il y a 1.000.000 d’années, il n’y avait pas d’art, seulement la vie. Puis un jour quelqu’un a laissé tomber une éponge sèche dans un seau d’eau et comme ça, l’Art est né.
      Ainsi, chaque 17 janvier, se fête l’anniversaire de l’art selon Robert Filliou, une histoire racontée dans son texte « L’histoire chuchotée de l’art », récit qui se ponctue au rythme du 17 de chaque mois à suivre…

      Ce 17 mars, un mardi en toute liberté, Alain Michard accompagné de Lucas Pizzini et Angèle Prunenec, nous propose une interprétation personnelle de ce texte, en convoquant 2 artistes de son panthéon et qui l’ont accompagnés de nombreuses fois en influences, complicités, dialogues… Robert Filliou lui-même et Daniel Johnston.
      Entre “L’histoire chuchotée de l’art” et “Story of an artist”, se décline une approche musicale et libre pour nous faire revisiter les méandres de la création.

    • Les Ateliers du Plessix-Madeuc
    • 2020
    • La couleur au jour le jour (Normandie Impressionniste 2020)
      Par Philippe Piguet, critique d’art et commissaire général de Normandie Impressionniste 2020  

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/APM-Monet-Claude-La-rue-Saint-DenisWEB.jpg
    • 13.03.20 → 13.03.20
      Conférence
      Les Ateliers du Plessix-Madeuc
    • Pour sa quatrième édition, le festival Normandie Impressionniste 2020 propose tout un ensemble d’événements et de manifestations pluridisciplinaires. Autour d’un noyau d’expositions impressionnistes, il s’applique à souligner comment l’impressionnisme a bouleversé les habitudes perceptives de l’époque tant d’un point de vue du contenu que de la technique.

      C’est pourquoi Normandie Impressionniste 2020 fera une place particulièrement importante à la création contemporaine. Aussi, nous nous attacherons à faire valoir les liens prospectifs entre attitudes et pratiques d’hier et d’aujourd’hui.

      Philippe Piguet, commissaire général de Normandie Impressionniste 2020

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2020
    • Exposition “Conceptual Comics”

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/sa_image00007-2.jpg
    • 12.03.20 → 30.04.20
      Exposition
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • Ida Applebroog, Luis Aranguri, Glen Baxter, Alexis Beauclair, Julien Berthier, Edouard Boyer, Denis Briand, Fernando Bryce, Eugenio Carmi, Enrique Chagoya, Marcelo Cipis, Clément de Gaulejac, Alvaro de Sá, Aline Dias, Ana Luiza Dias Batista, Claudio Ferlauto, Aldo Fortes, Pedro Franz, Yona Friedman, Tim Gaze, Jochen Gerner, Ingo Giezendanner, Guillermo Gómez-Peña, Simon Grennan, Laura Huzak, Tiago Judas, Allan Kaprow, Omar Khouri, Warja Lavater, Bertrand Lavier, Olivier Lebrun, Stefanie Leinhos, Julio le Parc, Sol LeWitt, Fernando Lindote, João Loureiro, Ricardo Macêdo, Ilan Manouach, Antonio Manuel, Christian Marclay, Laurent Marissal, François Morellet, Matt Mullican, Cyprian Mureşan, Lamberto Pignotti, Ad Reinhardt, Luiz Rettamozo, Diter Roth, Niklaus Rüegg, Francesc Ruiz, Frédérique Rusch, Marco sem S, Lætitia Shudman, Christopher Sperandio, Bernard Villers, Martín Vitaliti, Lawrence Weiner, Vadim Zakharov

      LE CABINET DU LIVRE D’ARTISTE PRÉSENTE :
      — “CONCEPTUAL COMICS”

      FEATURING : Ida Applebroog, Luis Aranguri, Glen Baxter, Alexis Beauclair, Julien Berthier, Edouard Boyer, Denis Briand, Fernando Bryce, Eugenio Carmi, Enrique Chagoya, Marcelo Cipis, Clément de Gaulejac, Alvaro de Sá, Aline Dias, Ana Luiza Dias Batista, Claudio Ferlauto, Aldo Fortes, Pedro Franz, Yona Friedman, Tim Gaze, Jochen Gerner, Ingo Giezendanner, Guillermo Gómez-Peña, Simon Grennan, Laura Huzak, Tiago Judas, Allan Kaprow, Omar Khouri, Warja Lavater, Bertrand Lavier, Olivier Lebrun, Stefanie Leinhos, Julio le Parc, Sol LeWitt, Fernando Lindote, João Loureiro, Ricardo Macêdo, Ilan Manouach, Antonio Manuel, Christian Marclay, Laurent Marissal, François Morellet, Matt Mullican, Cyprian Mureşan, Lamberto Pignotti, Ad Reinhardt, Luiz Rettamozo, Diter Roth, Niklaus Rüegg, Francesc Ruiz, Frédérique Rusch, Marco sem S, Lætitia Shudman, Christopher Sperandio, Bernard Villers, Martín Vitaliti, Lawrence Weiner, Vadim Zakharov, and more.

      EXPOSITION DU 12 MARS AU 30 AVRIL 2020
      VERNISSAGE JEUDI 12 MARS À 18H
      COMMISSARIAT AMIR BRITO CADÔR
      COLLECTIONS BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE DE RENNES 2, CABINET DU LIVRE D’ARTISTE, CENTRE DES LIVRES D’ARTISTES (SAINT-YRIEIX-LA-PERCHE), COLEÇAO LIVRO DE ARTISTA/UFMG, COLLECTIONS PARTICULIÈRES, FRAC BRETAGNE
      VISITE GUIDÉE DE L’EXPOSITION PAR LE COMMISSAIRE, AMIR BRITO CADÔR, JEUDI 12 MARS À 16H30

      L’édition aujourd’hui, en tant que pratique artistique, est sujette à de nombreuses discussions, concernant l’objet (le livre d’artiste) mais aussi le processus (comment s’insère un livre dans l’œuvre d’un artiste). L’emploi fréquent d’un terme générique comme « publication » est révélateur d’une volonté de franchir les limites traditionnelles entre les livres d’artistes et d’autres formes de production indépendante, comme les fanzines ou les bandes dessinées. De plus en plus, des bandes dessinées sont incluses dans les expositions de livres d’artistes, ce qui démontre leur potentiel critique et expressif. On peut identifier trois types de publications associés aux bandes dessinées : les livres d’artistes qui, occasionnellement, adoptent des éléments propres aux bandes dessinées ; les bandes dessinées indépendantes qui usent d’un métalangage ; et les bandes dessinées ayant une approche plus critique, produites par des auteurs qui circulent entre ces deux milieux jusque-là opposés. Dès lors, plusieurs caractéristiques de la bande dessinée (la séquence, le récit graphique, le mouvement, le temps, etc.) sont repérables dans certaines pratiques contemporaines, en particulier les livres d’artistes. Forte de ce constat, cette exposition mettra en résonances des exemples issus de la poésie concrète mais aussi de la production récente, engagée dans le détournement, la bande dessinée abstraite et l’utilisation du métalangage comme outil de réflexion et de critique sur le médium.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence de Mathias Courtet, commissaire

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-02-26-à-10.48.43.png
    • 10.03.20 → 10.03.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • Depuis quelques années nous assistons à une porosité des nomenclatures sagement définies.
      Le mot Design est utilisé à foison, tout autant que celui de savoir faire ou bien des métiers d’art.
      Les apprentissages du Design ont intégré les Écoles des Beaux arts, on y soude comme on y moule.
      Après avoir fait disparaître des ateliers de pratiques, ces grandes écoles d’art renforcent à tour de bras les compétences intellectuelles et techniques en re-créant ces ateliers disparus ou en jachère. Toutes ces écoles structurantes ont ouvert les vannes.
      Depuis les premières années 2000, on assiste de nouveau à des rapprochements féconds aussi bien dans les formes que dans une langue commune.
      Nous sommes témoins d’une renaissance à bien des égards entre ce que l’on peut encore nommer Artisan et Artiste.
      Au travers d’exemples précis dans l’histoire des arts et aussi sur ce salon résonance[s] nous tenterons de voir et de comprendre comment cette relation entre l’Artiste et l’Artisan se retisse avec une certaine évidence. De l’art dans les mains, tout autant que dans les esprits.

    • Phakt, Centre Culturel Colombier
    • 2020
    • Vincent Malassis, Post Prod’

    • Workshop
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/stage-post-prod-vincent-malassis-phakt.jpg
    • 07.03.20 → 07.03.20
      Workshop
      Phakt, Centre Culturel Colombier
    • Venez doublez et faire la bande son de films d’archives avec l’artiste Vincent Malassis.

    • Artothèque galerie Pierre Tal Coat
    • 2020
    • Trois-quarts d’oeuvres Eric Courtet, Apparent(é)s

    • Visites commentées
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/APP9.jpg
    • 06.03.20 → 06.03.20
      Visites commentées
      Artothèque galerie Pierre Tal Coat
    • L’artothèque d’Hennebont vous invite à découvrir des oeuvres de sa collection en lien avec l’exposition “Apparent(é)s” d’Eric Courtet.
      Une occasion privilégiée de goûter la richesse du fonds de l’artothèque et d’aborder en toute simplicité une démarche artistique, une technique, un courant… Le principe est simple, chacun apporte son panier repas et sa curiosité.

    • Phakt, Centre Culturel Colombier
    • 2020
    • Vincent Malassis, Appartement témoins

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/malassis_vincent_appartement_temoins_phakt_2020.jpg
    • 06.03.20 → 23.05.20
      Exposition
      Phakt, Centre Culturel Colombier
    • Depuis l’été 2019, Vincent Malassis s’est installé au Colombier pour une année de résidence artistique. Il a parcouru le quartier à la recherche de son histoire explorant simultanément les archives officielles et les tiroirs des habitant·e·s pour récolter images et documents d’époques,enregistrer et photographier les témoins.

      Appartement témoins retrace une exploration du quartier Colombier, utopie architecturale et urbaine des années 60. Eprouvant le concept de ville idéale, l’artiste Vincent Malassis se réapproprie, avec la complicité de ses habitant·e·s, l’histoire et la plasticité d’un territoire dans un jeu entre passé et présent, public et privé.

      Cette exposition s’inscrit dans un projet plus large intitulé Une Histoire de Quartier (unehistoiredequartier-colombier.org). Ce projet explore l’histoire du quartier Colombier en s’appuyant sur les archives et souvenirs personnels des résidents mis en dialogue avec des documents conservés dans les différents fonds d’archives institutionnels.

       

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Rencontre aléatoire #3
      « Critiques d’art, commissaires d’exposition : contamination » Un partenariat AICA-France / C-E-A
      Cet événement accompagne les 30 ans des Archives de la critique d’art

    • Non classé
    • 05.03.20 → 05.03.20
      Non classé
      EESAB → Site de Rennes
    • Rencontre aléatoire #3
      « Critiques d’art, commissaires d’exposition : contamination »
      EESAB-site de Rennes – Auditorium
      11H-13H
      Entrée libre

      À l’occasion des 30 ans des Archives de la critique d’art, et de la résidence curatoriale autour de la critique initiée par l’Association française des commissaires d’exposition / c⎮e⎮a, AICA France et c⎮e⎮a  invitent chaleureusement leurs membres, tout autre professionnel du monde de l’art et simples curieux à participer au troisième opus du cycle de « Rencontres aléatoires », le jeudi 5 mars à l’auditorium de l’EESAB de 11h à 13h, pour échanger autour de la porosité des pratiques critiques et curatoriales.
      La parole circulera librement sur le thème « Critiques d’art, commissaires d’exposition : contamination ».
      D’importantes questions de société apparaissent (écologie, anthropocène, post- ou néo-colonialisme, féminisme,..) qui sont l’indice de tendances, voire révélatrices d’une nouvelle conception de l’espace public. Ces orientations témoignent de l’invention de théories en acte, où se mêlent l’engagement intellectuel et la recherche-création. Comment le commissariat et la critique coévoluent-ils dans ce contexte ? Quels nouveaux cadres d’expressions et de langage se développent avec les artistes, au cœur ou en marge de l’art contemporain ?
      C’est aussi l’occasion d’une rencontre entre professionnel·le·s de l’art de Rennes et d’ailleurs, qui se poursuivra dans l’après-midi avec la visite de lieux d’exposition en présence de leurs directeur·rice·s et commissaires d’exposition. Vous en trouverez le programme en ligne ici

      Cette journée entre en résonance avec Constellations critiques, un programme proposé le 4 mars après-midi par les Archives de la Critique d’art au Musée des Beaux-arts de Rennes, à l’occasion de leurs trente ans. Programme en ligne ici

       

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Rencontres aléatoires #3

    • Conférence
    • 05.03.20 → 05.03.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • À l’occasion des 30 ans de Les Archives de la critique d’art, et de la résidence curatoriale autour de la critique initiée par l’ CEA / Association française des commissaires d’exposition, l’ AICA-France, C-E-A et l’EESAB-site de Rennes invitent chaleureusement leurs membres, tout autre professionnel du monde de l’art et simples curieux à participer au troisième opus du cycle de « Rencontres aléatoires » pour échanger autour de la porosité des pratiques critiques et curatoriales.

      La parole circulera librement sur le thème
      “Critiques d’art, commissaires d’exposition : contamination”
      D’importantes questions de société apparaissent (écologie, anthropocène, post- ou néo-colonialisme, féminisme,..) qui sont l’indice de tendances, voire révélatrices d’une nouvelle conception de l’espace public. Ces orientations témoignent de l’invention de théories en acte, où se mêlent l’engagement intellectuel et la recherche-création.
      Comment le commissariat et la critique coévoluent-ils dans ce contexte ?
      Quels nouveaux cadres d’expressions et de langage se développent avec les artistes, au cœur ou en marge de l’art contemporain ?

      Rencontres en présence d’Anabelle Lacroix, lauréate de la bourse C-E-A pour la résidence curatoriale aux Archives de la critique d’art, du Réseau Documents d’Artistes et de l’ADIAF Émergence.
      Avec la participation des membres Léa Bismuth, Florence Cheval et Constance Juliette Meffre.

    • Musée des beaux-arts de Rennes
    • 2020
    • Le 4 mars 2020 les Archives de la critique d’art se mettent sur leur 31 !
      Point d’orgue de la programmation d’anniversaire, l’événement public « Constellations critiques » propose un focus sur les évolutions récentes du monde de l’art, ses institutions, expositions et images qui ont marqué, en tant qu’objets « critiques », les activités internationales des critiques d’art, ces auteurs et passeurs au sein de la culture et des médias.

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Visuel_ConstellationsCritiques.jpg
    • 04.03.20 → 04.03.20
      Conférence
      Musée des beaux-arts de Rennes
    • Le 4 mars 2020 les ACA se mettent sur leur 31 !
      Point d’orgue de la programmation d’anniversaire, l’événement public « Constellations critiques » propose un focus sur les évolutions récentes du monde de l’art, ses institutions, expositions et images qui ont marqué, en tant qu’objets « critiques », les activités internationales des critiques d’art, ces auteurs et passeurs au sein de la culture et des médias.

      • 14h ∙ Mot d’accueil de la Ville de Rennes & de Jean-Roch Bouiller (directeur du Musée des beaux-arts)
      • 14h15∙15h15 Constellations institutionnelles
        Table ronde
        Modérateur : Christophe Domino (critique et théoricien d’art, enseignant à l’ESAD-TALM, site du Mans)
        Intervenants : Éric de Chassey (directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art), Olivier David (président de l’université Rennes 2), Jacques Leenhardt (président honoraire de l’AICA International), Jean-Marc Poinsot (président fondateur des ACA)
      • 15h15∙16h45 Constellations critiques
        Table ronde
        Modérateur : Éric de Chassey (directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art), Élisabeth Couturier (journaliste et critique d’art, présidente de l’AICA France), Catherine Francblin (historienne et critique d’art, membre du comité de direction d’Art Press), Florian Gaité (critique d’art et chercheur en philosophie, lauréat 2019 du prix AICA-France et de l’aide à l’écriture et à la publication d’un essai critique INHA-Institut français), Élisa Rusca (critique d’art et commissaire d’exposition indépendante), Tristan Trémeau (critique d’art, professeur à l’ESAD-TALM, Site de Tours)
      • 16h45∙17h15 Pause
      • 17h15∙18h15 Constellations d’archives
        Conférence de Georges Didi-Huberman (philosophe et historien de l’art, directeur d’études à l’EHESS, lauréat du prix AICA International 2017)
      • 18h15 Discussion avec le public

      Télécharger le programme

    • Frac Bretagne
    • 2020
    • Rencontres : L’art d’accommoder les restes

    • Conférence
    • 03.03.20 → 03.03.20
      Conférence
      Frac Bretagne
    • L’art d’accommoder les restes

      Art contemporain et musées : paradoxes de conservation et de restauration
      Les matériaux fragiles et périssables utilisés dans certaines œuvres, dont la disparition à terme est prévisible, posent de nombreuses questions aux collections d’art contemporain. Cette dimension éphémère vient, en effet, contredire un certain fantasme d’éternité associé à l’œuvre d’art traditionnelle.
      Quelles questions se posent les restauratrices et restaurateurs face à des œuvres où s’invitent des matériaux organiques, comme la graisse, le lait, le miel, caractéristiques des œuvres de Joseph Beuys ou de Dieter Roth ? Comment travailler avec des objets, des installations, des collages qui vieillissent très vite ? Quels partis adopter lors de la restauration d’œuvres réalisées par des artistes dont l’une des visées est d’aller contre l’idée même de musée et de conservation du patrimoine ?
      Ce sont ces quelques questions qui seront abordés par des restauratrices et historien.nes de l’art au Frac Bretagne.

       

      Intervenantes :

       

      14h15-15h

      Déborah Laks

      Déborah Laks est chargée de recherches au CNRS, Centre Chevrier UMR 7366 de l’Université de Dijon. Elle travaille actuellement à l’histoire de la pédagogie artistique au XXe siècle, s’interrogeant sur ce que la pratique d’enseignement fait à la pratique artistique. Elle est l’autrice de l’ouvrage Des déchets pour mémoire. L’utilisation de matériaux de récupération chez les nouveaux réalistes (1955-1975), tiré de sa thèse et prix Olga Fradiss 2018. Elle enseigne à l’Université de Genève et à l’École du Louvre.

      Intervention
      Poser la question de la durabilité d’une œuvre c’est aussi regarder précisément ce que les matériaux entraînent avec eux de temporalités et de mémoires mêlées. Dans les œuvres des nouveaux réalistes, le choix de matériaux usés, délabrés, obsolètes raconte des histoires sans héros, où les visages et les gestes individuels se fondent dans la masse des usagers successifs. Les œuvres qui entrent dans les musées en étant des presque ruines engagent ainsi à modifier notre regard sur leurs composants : chacun bruisse, suggère et évoque. Nous proposons de dévider ensemble les pelotes de significations et d’images qui s’enchevêtrent dans la chair des matériaux des nouveaux réalistes.

       

      15h15-16h

      Héléna Bülow

      Conservatrice-restauratrice du patrimoine, spécialité matériaux et œuvres contemporaines (matériaux plastiques et composites, œuvres interactives, lumino-cinétiques, à composantes électriques et électroniques) exerce en Bretagne depuis 2015 et travaille pour plusieurs institutions publiques et privées. (http://h-bulow.e-monsite.com)

      Intervention
      Les techniques de création des œuvres contemporaines diffèrent de celles des œuvres d’art classiques (par exemple, tous les matériaux existants sur terre peuvent être utilisés, les techniques de création ne sont plus nécessairement réalisées dans le but de les rendre pérennes). Ces œuvres contemporaines nécessitent également des traitements de conservation-restauration. Ces traitements ayant la même finalité que ceux réalisés sur les œuvres classiques doivent alors être pensés et menés différemment. L’intervention propose de présenter quelques exemples de restauration (Robert Filliou, Joachim Pfeufer) afin de mettre en avant certaines réflexions propres à la conservation-restauration de l’art contemporain.

       

      16h15-17h

      Gwenola Furic

      Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie et de l’Institut National du Patrimoine. Spécialiste de la conservation-restauration du patrimoine photographique depuis 2003, essentiellement auprès institutions du Grand Ouest (conservation préventive et curative, formation). Participation à la réflexion sur le patrimoine régional au sein de diverses commissions. (https://gwenola-furic.jimdofree.com/)

      Intervention
      La conservation-restauration des photographies contemporaines, entre les attentes des institutions et la réalité de terrain : un retour d’expérience.

       

      Modérateur : Baptiste Brun

       

      en partenariat avec le Master Gestion et Mise en valeur des œuvres d’art, des objets ethnographiques et techniques (MAGEMI) et le Master Arts et Métiers de l’exposition (MAE) de l’Université Rennes 2

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence d’Anne Bertrand, photographe

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/anne-bertrand.jpg
    • 26.02.20 → 26.02.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • Le mercredi 16 février à 18h, l’EESAB-site de Rennes vous invite à la rencontre d’Anne Bertrand, photographe.

      -Lewis Baltz, de la photographie aux textes-

      Né en 1945 à Newport Beach en Californie, mort en 2014 à Paris, l’artiste américain Lewis Baltz a commencé à la fin des années 1960 aux États-Unis une carrière de photographe influencée par l’art conceptuel et caractérisée par une recherche d’objectivité. Parallèlement à son activité plastique, il écrit bientôt des textes critiques sur d’autres photographes, de Walker Evans à Robert Adams, ainsi que sur son propre travail.
      En 1985 il s’installe en Europe et se livre désormais à une création hybride, se référant toujours à l’art conceptuel et utilisant encore le médium photographique, mais de façon non exclusive, procédant par projets divers dont certains ne seront pas réalisés. Il écrit par ailleurs sur ses pairs, photographes et artistes contemporains, de Jeff Wall à Felix Gonzalez-Torres, mais aussi sur le cinéma, et aborde le traitement de sujets politiques en art. Avec The Deaths in Newport (1995), il atteint enfin à une réussite littéraire saisissante.
      Critique d’art et enseignante, Anne Bertrand a établi l’édition française des Textes de Lewis Baltz, publiée en 2019 par la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg.

    • Les Moyens du Bord
    • 2020
    • La Fabrique de proximités en-ménage ! Acte II

    • Atelier
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/La-Fabrique-de-Proximités-en-ménage-BASSE-DEF.jpg
      La Fabrique de proximités en-mébage ! Acte Iii
    • 17.02.20 → 29.02.20
      Atelier
      Les Moyens du Bord
    • Bertrand Menguy, Gaêlle Ben el Hocine, Béatrice Le Moal, Valérie Guillet, Brigitte Mouchel, Ty-paper

      Les Moyens Du Bord proposent une expérimentation d’un plateau de production dédié au multiple d’artiste, ouvert à tous, tout au long des vacances ! Venez découvrir les machines pour créer, imprimer et s’exprimer !

      Pratiques autonomes : en matinée, artistes et amateurs peuvent venir travailler en autonomie avec la présence d’un.e référent.e (sérigraphie, typographie, taille douce…).

      Des ateliers pour petits et grands afin de vous initier en famille aux techniques liées à l’estampe et au multiple d’artiste…

      Des formations pour les bénévoles à destination des personnes souhaitant s’impliquer dans le projet de l’association. Pour les curieux en visiteurs libres, n’hésitez pas, la porte est ouverte !

      Le programme sur https://lesmoyensdubord.wordpress.com/2020/02/04/la-fabrique-de-proximite-a-la-manu-du-17-fevrier-au-1er-mars-2020/

    • Artothèque galerie Pierre Tal Coat
    • 2020
    • Renc’art Eric Courtet, Apparent(é)s

    • Rencontre
    • 15.02.20 → 15.02.20
      Rencontre
      Artothèque galerie Pierre Tal Coat
    • Les Renc’arts sont des visites accompagnées qui vous invitent à prendre le temps de découvrir la démarche de l’artiste et le processus de création. Il s’agit d’un temps d’échanges convivial, ouvert à tous.

      Eric Courtet sera présent pour cette rencontre.

      Entrée Libre – 17h

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Contemporaines – Immersion #8 – Performances Sonores

    • Performance
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/immersion.jpg
    • 15.02.20 → 15.02.20
      Performance
      EESAB → Site de Rennes
    • Chaque année, ContemporaineS offre un aperçu de la création artistique d’aujourd’hui : pratiques croisées, musiques expérimentales, improvisation… Hommage à Luciano Berio, invitation du compositeur Robert Pascal et partenariat avec le festival Autres Mesures sont les fils rouges de ce temps fort haut en sonorités.

      Restitution du workshop Instants Sonores et performances croisées de pratiques sonores pour partager une expérience d’improvisation collective.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence de Soizic Lebrat, musicienne violoncelliste

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/soizic.jpg
    • 13.02.20 → 13.02.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • L’EESAB-site de Rennes vous invite, le jeudi 13 février, à la rencontre de Soizic Lebrat. Elle présentera son travail de création en musique qui s’est structuré depuis 2009 autour d’une démarche de « recherche-création », à partir d’exemples (Ope1000, Fabrique de musique, Bleu solo, Double Frictional Wheel, Radiophonium, Solo Suite, Bach to 3D, IN(ec)OUT …).

      Soizic Lebrat est invitée par Luc Larmor, enseignant à l’EESAB-site de Rennes, chercheur en pratiques sonores et musicales actuelles, concepteur de design sonore.

    • Archives de la critique d’art
    • 2020
    • Critique sur le pouce VIII

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Critique-sur-le-pouce_12-02_AD-.jpg
    • 12.02.20 → 12.02.20
      Conférence
      Archives de la critique d’art
    • La Critique sur le pouce (8e édition)

      Félix Fénéon / Alain Jouffroy

      Félix Fénéon : critique, collectionneur, anarchiste
      lu et chroniqué par Etienne Schira
      /
      Alain Jouffroy, un demi-siècle de poésie vécue : mouvements surréalistes et ostinato lyrique
      lu et chroniqué par Pierre Ruault

       

       

      Le rendez-vous trimestriel de la revue CRITIQUE D’ART à la BU. Une heure le mercredi pour discuter de l’actualité de la littérature critique sur l’art des XXe-XXIe siècles !
      Ces rencontres s’adressent à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager leur goût de la lecture, de l’écriture et de la discussion au sujet des livres sur l’art.

       

       

      Mercredi 12 février 2020 – 13h
      BU centrale Rennes 2
      Salle de rencontres – 1er étage

      Entrée libr

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence d’Antonio Viola, architecte et théoricien

    • Conférence
    • 11.02.20 → 11.02.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • L’EESAB-site de Rennes vous invite le mardi 11 février 2020 à la rencontre d’Antonio Viola, architecte et théoricien.

      “Les hommes et les femmes dont nous tombons amoureux ne sont pas toujours les plus beaux ni plus intelligents ni encore les plus riches. Ce sont celles et ceux que nous reconnaissons. La rencontre avec notre maison n’est pas différente. Nous en visitons mille et tombons amoureux d’une seule. Lorsqu’on nous demande : pourquoi lui ou elle ? Nous évoquons les sensations, les émotions, qu’un siècle de littérature psychologique nous a appris à verbaliser. Mais si on nous demande pourquoi nous sommes tombés amoureux de notre maison, en plus de dire qu’elle est grande ou petite, lumineuse ou bien exposée, comment pouvons-nous verbaliser les sensations et les émotions qu’elle nous donne à ressentir ? Quels mots avons-nous pour raconter notre maison idéale ?”

      Antonio Viola est invité par Tony Côme, enseignant d’Histoire et théorie du design et de l’architecture à l’EESAB-site de Rennes, agrégé d’arts appliqués et docteur en histoire de l’art.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence de Gilles Clément, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain français

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/gilles-clément.jpg
    • 10.02.20 → 10.02.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • Le jeudi 10 février à 18h, l’EESAB-site de Rennes vous invite à la rencontre de Gilles Clément.

      Dès le début des années 70, Gilles Clément conçoit et réalise des jardins pour une clientèle privée en France et à l’étranger. En 1977, il cesse cette activité pour se consacrer à « l’espace public » et fonde l’Atelier Acanthe en 1985. Il s’installe de façon indépendante en tant qu’artiste en 2000 et organise ses prestations en co-traitance avec les ateliers de paysage, en particulier Coloco à Paris.
      Le concept de Jardin en Mouvement, né d’une expérimentation dans son propre jardin dans la Creuse trouve une application en espace public pour la première fois dans le Parc André Citroën dès 1986. L’ouvrage portant le même nom parait en 1991. De nombreux ouvrages suivront (plus d’une vingtaine), certains abordant d’autres concepts importants : Le Jardin planétaire (exposition à la Villette en 1999/2000), Le Tiers-Paysage (2003), traduit en plusieurs langues.
      L’exposition itinérante « Toujours la vie invente », crée en 2013 à Saint-Benoît du Sault, installée au Centre Culturel de rencontre de Noirlac (2014) puis à l’école d’architecture Paris Val de Seine (2015), à la Biennale internationale d’art contemporain de Melle (2015), au centre d’art de Meyrin à Genève (2016), au parc de Trévarez en Bretagne (2017) est présentée à Lausanne en 2019.
      Plusieurs prix consacrent son œuvre dont le « Grand prix du paysage » en 1998.
      Le Parc André Citroën (en co-conception), le Domaine du Rayol dans le Var, les Jardins de l’Arche à Nanterre, les Jardin de Valloires dans la Somme, le parc Matisse à Lille, le jardin du Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris, Le toit de la Base sous marine de Saint Nazaire (Jardin du Tiers-paysage) font partie des projets les plus connus du public.
      Enseignant à l’École Nationale Supérieure de Versailles de 1980 à 2012 il assure, en 2011/12 des cours au Collège de France dans le cadre de la chaire de création artistique et poursuit une activité d’enseignant vacataire sous forme d’ateliers en Italie, Espagne et France.

      Gilles Clément est invité par Nicolas Floc’h artiste plasticien et enseignant en sculpture et installations et Reynald Drouhin, artiste plasticien et enseignant en architecture et urbanisme à l’EESAB-site de Rennes.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Journée portes ouvertes de l’EESAB-site de Rennes

    • Rencontre
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2020-01-22-à-09.58.58.png
    • 08.02.20 → 08.02.20
      Rencontre
      EESAB → Site de Rennes
    • Vous avez toujours souhaité découvrir une école d’art et de design de l’intérieur ? Vous rêvez d’entrer dans nos nombreux ateliers techniques ? Vous avez pour souhait d’intégrer une école de la création ? Venez rencontrer les étudiant·e·s et les enseignant·e·s de l’EESAB à l’occasion de nos journées portes ouvertes !

      Au programme de cette journée d’effervescence :
      – Assistez à la présentation de l’école et du site de Rennes par sa directrice Odile Le Borgne
      – Visitez le site de Rennes, situé au 34 rue Hoche, avec un·e étudiant·e et/ou librement
      – Découvrez les ateliers des étudiant·e·s
      – Assistez aux démonstrations dans les ateliers techniques de l’école : Labfab, ateliers bois, métal, terre, résine, céramique, gravure, lithographie, sérigraphie, vidéo, les laboratoires “argentique” et “numérique
      – Rencontrez les étudiant·e·s
      – Discutez avec les enseignant·e·s, tou·te·s professionnel·le·s du monde de l’art et du design, afin d’en savoir plus sur les attentes de l’équipe pédagogique
      – Profitez de la séance photo proposée par le studio photo de l’école pour reparti avec un souvenir de votre visite à l’école

      L’École européenne supérieure d’art de Bretagne, c’est une école installée dans 4 sites géographiques qui se complètent pour vous proposer une offre pédagogique en art et en design complète. Ne manquez pas les portes ouvertes de chaque lieu de l’EESAB :
      ···· Journée portes ouvertes de l’EESAB-site de Lorient:
      le samedi 1 février 2020
      ···· Journée portes ouvertes de l’EESAB-site de Brest :
      le samedi 8 février 2020
      ···· Journée portes ouvertes de l’EESAB-site de Rennes :
      le samedi 8 février 2020
      ···· Journée portes ouvertes de l’EESAB-site de Quimper :
      le mercredi 12 février 2020

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2020
    • Luiz Roque, República

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Republica.png
    • 08.02.20 → 02.05.20
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • Depuis les années 2000, Luiz Roque (né en 1979 au Brésil) bâtit une œuvre profondément ancrée dans les problématiques contemporaines, en naviguant entre un passé primitif et un avenir marqué du sceau de la science-fiction. Travaillant essentiellement avec l’image en mouvement, souvent en super 8, il apporte un très grand soin à la qualité de ses textures et à l’esthétique de ses films. A partir du 7 février 2020, Passerelle Centre d’art contemporain présente la première grande exposition personnelle de Luiz Roque dans une institution française. Rassemblant un tout nouveau film de 2020 et une sélection d’œuvres de 2004 à 2019, l’exposition “República” est envisagée comme une déambulation dans les méandres de l’esprit de l’artiste.

      L’exposition se développe sur les deux étages du centre d’art. Au rez-de-chaussée, quatre films sont notamment présentés évoquant tour à tour une terre sans humain dominée par un chien avec Zero (2019), un monde souterrain où le langage a été remplacé par la danse dans S (2017), une nouvelle sorte de monument qui unifie au lieu de magnifier avec O Novo Monumento (2013) et un paysage intemporel maîtrisé d’une serre dans Estufa (2004). Dans nombre de ses expérimentations, Luiz Roque suggère des figures historiques du néo-concrétisme brésilien tel qu’Amílcar de Castro (1920-2002) et Franz Weissmann (1911-2005) qui définissaient l’art comme un espace vivant engageant le spectateur. Les films montrés dans l’exposition atteignent un autre degré d’implication physique en incluant largement la danse.

      Au premier étage de Passerelle, une salle entière est dédiée à República (2020), le nouveau film de l’artiste. Reprenant les codes du documentaire, Luiz Roque réalise une exploration du quartier LGBTQ+ de São Paulo appelé República. L’artiste y filme sa vie nocturne en s’attachant à représenter le contexte urbain et architectural du quartier. Il utilise la technique du super 8 créant une dichotomie entre l’emploi d’une ancienne technologie dépassée et la représentation de la ville numérique du XXIe siècle.

    • Passerelle Centre d’art contemporain
    • 2020
    • Fanny Gicquel, Des éclats

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/IMG_8617.png
    • 08.02.20 → 02.05.20
      Exposition
      Passerelle Centre d’art contemporain
    • À l’occasion du programme « Les chantiers-résidence » mené en collaboration avec Documents d’Artistes Bretagne, Passerelle Centre d’art contemporain accueille Fanny Gicquel pour sa première exposition personnelle. Diplômée en 2018 de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne – site de Rennes, cette artiste a suivi en amont une formation en agencement d’espace, révélatrice de ses recherches actuelles.

      L’exposition Des éclats se déploie dans deux salles à l’étage du centre d’art et mêle installations, sculptures et vidéo, envisagées comme un tout. Fanny Gicquel a souhaité répondre au contexte océanique de Brest en s’inspirant de l’ouvrage poétique Ode Maritime (1915) de Fernando Pessoa, écrivain portugais engagé du début du XXe siècle. De cette poésie en prose, elle a tiré une série de vers sondant le rapport de l’humain à la mer et projetant les notions de départ et de déplacement, tel que « Je veux partir avec vous, partout où vous êtes allés. ».

      Cependant, les messages se retrouvent codés grâce à une technique particulière bien connue des marins : l’alphabet sémaphore, un moyen de communication qui, employant des drapeaux tenus à bout de bras, crypte l’alphabet latin. Les extraits de la poésie deviennent ainsi des « vers sémaphoriques » qui prennent la forme de sculptures, d’un film et de performances activées à des temps définis durant toute la durée de l’exposition. Fanny Gicquel conçoit les salles de Passerelle comme une scène, déroulant des filets semblables à des rideaux de théâtre, colorisant des murs devenant décors, et des sculptures de métal utilisées comme des accessoires par les acteurs. Avec Des éclats, elle questionne la durabilité de l’événement de la performance et sa subsistance dans une exposition, tout autant que la dimension d’un langage codé qui perd de son sens.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Journée d’études – Design & Sécrétions, vers de nouveaux rituels

    • Rencontre
    • 04.02.20 → 04.02.20
      Rencontre
      EESAB → Site de Rennes
    • Participation à la journée sur inscription, par ici : https://frama.link/designsecretionsinscription

      Pendant des décennies, les designers semblent avoir travaillé pour des usagers dont les corps jamais ne devaient sécréter. Grâce aux “pulsairs” et autres brise-soleil conçus par Le Corbusier, les chemises du Modulor ne risquaient pas, elles, d’être auréolées. Josephine, la femme américaine moyenne inventée par Henry Dreyfuss, n’était pas inquiète de son aménorrhée. Embarqués très tôt dans la course vers le confort, les designers – d’objets comme d’interfaces – ont contribué à l’invisibilisation de nos sécrétions, jugées rebutantes, et par là même à la normalisation de nos cadres de vie, de nos moeurs, de nos rapports de genre…
      Aujourd’hui, de la gigantesque infrastructure des égouts au plus intime des dispositifs contraceptifs en passant par le mécanisme de la chasse d’eau dont est tributaire l’habitabilité même du gratte-ciel, partout, “l’utopie d’un corps incorporel” craque. Lors de cette journée d’étude, des designers, artistes, anthropologues s’immisceront dans ces récentes brèches et ouvriront, pour les corps qui sécrètent, de nouvelles perspectives.

      Programme non-détaillé :
      9h30 – Accueil
      9h45 – “ô ironie des sécrétions !” : introduction à la journée d’étude. Par Tony Côme (historien du design)
      10h15 – Faire salon ou faire pipi : comment améliorer les sanitaires des collèges ? Par Agathe Chiron (designer)
      10h45 – Métabolisme urbain et corporéités : la miction féminine en perspectives. Par Marine Legrand (anthropologue) & Louise Raguet (designer)
      11h30 – Eaux usées, égouts et égoutiers : une approche anthropologique. Par Agnès Jeanjean (anthropologue)
      12h – Questions, échanges avec le public
      12h30 – Pause déjeuner
      14h – Figures morveuses : de Jean sans Peur à Marcel Wanders. Par Thibault Philip (étudiant en design)
      14h30 – Prolégomènes à une histoire de la sueur. Par Juliette Pollet (conservatrice du patrimoine)
      15h – 28 jours plus tard : d’une pensée queerisée de la gestion des règles à la promesse d’un genre fluidifié par le design. Par Saul Pandelakis (théoricien du design)
      15h30 – The Great Hold up ! : problématiques de design et de représentation autour d’une méthode contraceptive par remontée testiculaire. Par Pauline Simon (artiste et chorégraphe), Lucile Sauzet (designer) & Maxime Labrit (infirmier)(vidéo)
      16h15 – Questions, échanges avec le public.
      17h – Crachoirs : formes pour l’informe. Inauguration de l’exposition dans le Cloître de l’EESAB-site de Rennes

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2020
    • Olivier Petiteau, Travaux Récents

    • Non classé
    • 01.02.20 → 14.03.20
      Non classé
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Depuis son arrivée à la galerie en 2015, Olivier Petiteau poursuit ses recherches sur les courbes, les diagrammes et toutes formes de représentations de statistiques. Il ne s’agit jamais de s’intéresser aux chiffres ou données pour leur caractère informatif mais plus à l’aspect visuel de la représentation graphique et de la saturation provoquée par leur omniprésence dans les médias. En arrière plan, la géométrie est toujours présente dans toutes ses oeuvres.

      Olivier Petiteau aime confronter des courbes qui n’ont rien en commun (« abeilles & bittorent » ou « meubles et glyphosate ») pour leur complémentarité esthétique et dans la réalisation, il associe de la même façon il peut associer la technique si précise de la marqueterie avec un élément réalisé en ciment brut.

      Cette exposition de « travaux récents » met en avant la multiplicité et les évolutions récentes du travail d’Olivier Petiteau.

      L’exposition à la galerie est également une introduction à son exposition personnelle « Capture d’écran » programmée au Musée de Cholet du 06 mars au 28 août 2020.

    • Galerie Art & Essai
    • 2020
    • Denis Briand, Ne pas attendre à ne rien faire

    • Exposition
    • 31.01.20 → 05.03.20
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • Commissariat : Mathilde Dupré et Marion Hohlfeldt

      Dessin, peinture, volume, vidéo… c’est par un parti pris de la diversité – celle des formes, des techniques, des médiums – que l’œuvre de Denis Briand s’est développée. Cette diversité participe également des registres a priori disparates auxquels le travail se réfère : bande dessinée, abstraction picturale, cartographie, géopolitique… L’exposition présente les pistes nombreuses que l’œuvre a suivies pour faire percevoir les logiques souterraines qui s’y expriment et la part qu’y prennent les jeux de langage.

      _

      Le peintre peut décider que lor viendra illuminer le cacao

      Depuis 1989, Denis Briand compose une série de petits formats de bois et de carton sur lesquels s’étalent des reliquats d’activités picturales : fonds de pots de peinture et essuyages de pinceaux. Comme en cuisine, l’idée est de ne pas laisser perdre les restes. Ces Essuyages et ratages composent depuis lors une sorte d’articulation du travail entre investigation artistique et recherche théorique en Arts plastiques.

      Au départ DB peint, tout en s’interrogeant sur ce geste. Il démonte ensuite le tableau pour en analyser ses constituants : le châssis, la toile, la couleur, l’image. Ce travail tente de montrer d’hypothétiques réponses plastiques à des questions telles que : « Quelle est la différence entre peindre et essuyer son pinceau ? Comment faire de la couleur sans peinture ? Comment faire une toile sans sujet ? Comment faire de la peinture sans toile ? Ou, plus largement, que faire en art ? »

      Cette série des Essuyages et ratages donne naissance à une liste d’anagrammes créée à partir de l’énoncé « RESTE DE PEINTURE ». Celles-ci semblent alors révéler les différentes significations que la première phrase contient implicitement : « durée très peinte », « désir nu et répété », « tendre et épuiser », « site du repère net ». Lire un tableau est-ce comme lire des mots peints ?

      Au sein d’une pratique qui demeure ouverte, aujourd’hui DB reste « attaché » à la peinture et au tableau comme motif, accordant toujours un intérêt particulier à la dimension chromatique. La couleur s’étale, dessine, révèle, couvre, recouvre, dissimule. Comme les anagrammes, ses œuvres se composent et se décomposent pour se rassembler ailleurs, ou plus tard, sous une autre configuration. Conservant parfois une dimension expérimentale, elles sont toujours en devenir. Une certaine hétérogénéité des travaux crée l’impression d’un registre dans lequel sont consignés des faits jour après jour, comme dans un carnet de bord, à la manière d’un feuilletage qui procède à la fois de l’empilement de textes et d’images, et de la consultation de pages illustrées que l’on tourne sans s’attarder.

      Depuis longtemps, Denis Briand est sensible aux images des situations de conflits, de troubles politiques, d’actes de guerre et de terrorisme. De plus, une attention pour le document imprimé a généré de multiples petites collections d’images et d’illustrations où se retrouvent ces situations, qu’elles proviennent de bandes dessinées, de coupures de presse, de manuels scolaires, de livres de géographie, de cartes ou d’atlas.

      L’évocation de la frontière, lieu privilégié de ces troubles, s’est concrétisée par la confection de petites maquettes ou de dessins de postes-frontières et par le tracé de cartes « muettes ». Ces dernières sont associées à une nomenclature de nuanciers aux couleurs vives ou douces et de signes ou symboles cartographiques. Ce travail éminemment graphique, mais là encore très pictural, se complète par l’énonciation de noms de pays, inscrits sur des vestes militaires ou de grandes nappes dressées qui invitent à la « table des négociations ». Ces travaux ne sont pas étrangers à la question des frontières de l’art et de la portée de l’acte artistique. À part les bords du tableau, où sont ses limites ? L’expérience de direction et de commissariat d’exposition à la galerie Art & Essai de l’université Rennes 2, et la proximité avec le travail de certains artistes, ont accentué cette préoccupation.

      Des œuvres plus récentes, en réaction à des turbulences économiques ou des revendications sociales, ont incité DB à renouer avec l’utilisation de matériaux non conventionnels dans le domaine artistique, mais emblématiques, comme le cacao ou la poudre explosive.

      La présence récurrente de l’écriture et de l’image dans son travail, le passage de l’une à l’autre, leur mélange ou leur superposition semble indiquer une impossibilité de choisir entre les deux ou peut-être la nécessité presque vitale de les faire exister ensemble.

      Les essuyages et ratages sont aussi les malheurs de tout un chacun. Lorsque l’on s’intéresse aux jeux de substitutions textuelles, il suffit de changer une lettre pour passer de la couleur à la douleur. Denis Briand se décrit souvent comme un bricoleur. Cependant, ses travaux manuels nous éclairent très sérieusement sur la nature du monde, tout en nuances. À des éléments presque affectifs, des petites collections d’images, de lectures, de souvenirs, se superposent des évènements violents du monde.

      La vie est faite de ténèbres et de lumière mais on n’en choisit pas l’ordre dapparition. En revanche le peintre peut décider que lor viendra illuminer le cacao !

      MD

       

    • Galerie Art & Essai
    • 2020
    • project room : Marc Geneix

    • Exposition
    • 31.01.20 → 05.03.20
      Exposition
      Galerie Art & Essai
    • Commissariat : John Cornu

      _

      Cette project room présente un ensemble de productions jamais montrées de l’artiste français Marc Geneix (né en 1975), qui s’inspirent du réservoir médiatique et culturel de la société contemporaine tout en combinant des savoir-faire et des cultures traditionnelles.

      ……………..

      – John Cornu : J’aimerais entamer cet échange en abordant un point très pragmatique à savoir la relation à la technique. Je pense même à une forme de jeu dialogique qui peut s’établir entre l’outil et le matériau. Je me souviens que, lors d’une récente rencontre au Frac Bretagne1, tu expliquais que tu mettais en place des projets qui, par la suite, se vérifiaient par des réalisations physiques. On pourrait reprendre ici les mots de Tim Ingold, et dire qu’il y aurait un modèle mental façonné dans l’imagination de l’architecte avant d’être appliqué à la matière2. Il me semble que tu attaches une grande importance aux savoir-faire et à la pratique d’atelier. Je sais aussi que tu vas te renseigner auprès de professionnels pour acquérir des compétences (en lutherie par exemple). Pourrais-tu donc nous décrire – au regard des œuvres présentées dans cette exposition – les interactions qui s’établissent entre les techniques, les outils, l’atelier et les choix opérés en termes de projets ?

      – Marc Geneix : C’est vrai que je travaille un peu comme un artisan, dans le sens où mes projets sont dessinés ou pensés avant d’être réalisés, et que, dans mes travaux récents notamment, j’emploie des techniques précises liées à l’ébénisterie et à la lutherie. Je suis très intéressé par le fait d’ancrer mon travail dans une histoire où formes et pratiques interagissent. Je n’utilise pas une technique pour simplement parvenir à un résultat, mais j’essaie d’exploiter son potentiel de parabole pour l’engager pleinement dans l’œuvre. Mes volumes par exemple, qui sont aussi des caisses de résonance, sont fabriqués selon des procédés de lutherie – aussi bien anciens que contemporains. En les réalisant, je répète des gestes acquis et validés par des siècles d’expériences pratiques, mais aussi de modes, de tendances, qui ont elles-mêmes générées des formes spécifiques, des codes, des savoir-faire, etc. En m’emparant d’un métier, en l’apprenant, en m’en servant, j’use ainsi de sa charge historique comme d’un matériau. J’aime penser qu’une guitare ou un violon, mais c’est aussi le cas d’une enceinte par exemple, est à la fois un objet et un son dans une totale interaction. En d’autres termes, j’aime que la fabrication même de l’objet agisse sur le son qu’il produit, et que le son recherché guide la fabrication de l’objet. C’est une construction mentale très conceptuelle dont la réalité est absolument matérielle et empirique. Ce genre de rapprochements guide beaucoup ma façon de penser mon travail. En tant que plasticien, je ne cherche pas à créer des sons, mais j’utilise le potentiel qu’ont les objets à raconter leur histoire comme une parole, et c’est pourquoi l’image de la caisse de résonance me semble pertinente.

      – Benoît Lamy de La Chapelle : Il y a donc un rapport évident avec la musique dans tes œuvres, sans oublier que tu as pu être toi-même musicien. Les codes liés au monde de la musique transpirent de tes productions, que ce soit dans tes toutes premières pièces, le pull tricoté Sonic Youth (2002), ou dans tes dernières « sculptures instruments ». C’est à première vue le rock ou le blues que l’on pourrait imaginer s’extraire des volumes. Pourtant, leur aspect totémique voire chamanique, pourrait également nous emmener vers d’autres types de cultures musicales…

      – MG : Le monde de la musique a toujours constitué pour moi un réservoir important de codes et d’images. La musique traverse le temps. Elle est présente dans toutes les sociétés et a toujours une fonction précise. Bien que cela n’ait pas toujours été le cas, je peux dire aujourd’hui que c’est la plateforme depuis laquelle je travaille. Plus généralement, je m’intéresse beaucoup aux cultures populaires car elles sont génératrices d’énormément d’icônes, de légendes et de mythes que je peux utiliser. Ce sont pour moi des matériaux. C’était déjà le cas pour Sonic Youth3 qui est effectivement une de mes premières pièces. L’idée était de rapprocher le nom du groupe et le merchandising, à la confection unique et laborieuse d’un pull en laine tricoté main. Les cultures « savantes » aussi ont générées beaucoup de formes, on le voit bien dans la confection d’un luth par exemple, ou d’un clavecin, dans son ornementation, son rapport avec les codes architecturaux ou religieux de l’époque, etc. Je suis aussi touché par le caractère transcendantal de la musique – quelle qu’elle soit – et par les formes qu’elle produit. La musique sert toujours une célébration. Il est aisé – c’est presque un poncif – de comparer la transe d’un concert de rock ou d’une fête électro, aux rituels indiens ou aux derviches tourneurs. Mes sculptures en forme de totem par exemple – qui ressemblent à des enceintes hifi – ont pour référence ces grandes fêtes d’appartement organisées par des puristes du son4. La danse et la fête y sont érigées au rang de façon de vivre, c’est quelque chose de très communautaire, d’hyper occidental, d’hyper urbain, et en même temps de complètement connecté à des formes relevant de cultures primitives. Par jeu, j’essaie ainsi de rapprocher ces différentes cultures, histoires et formes, de faire qu’elles s’entrechoquent et qu’elles se marient. De ce point de vue, si je ne crois pas qu’il y ait de musiques particulières qui s’échappent de mes sculptures,  je pense en revanche qu’elles diffusent un « son » composé de petits bouts de cultures assemblés, de savoir-faire, de formes iconiques, de choses prélevées dans différentes histoires.

      – JC : Tu nous éclaires ici sur ta manière de voir les choses mais pouvons-nous réellement mettre sur le même plan la dimension cathartique de la musique, et l’activité plus contemplative d’une visite d’exposition composée d’objets aussi virtuoses soient-ils ? En d’autres termes, comment modélises-tu dans cet entre-deux – expérience vs réification – la trajectoire sensible et intelligible que tu proposes au visiteur ? Art as experience5 nous disait John Dewey… Ces questions ontologiques ne sont pas forcément évidentes.

      – MG : Je réagis d’abord rapidement sur le mot virtuose, qui est un mot fort s’il m’est destiné. Mon travail est en réalité plein d’approximations et de ratés bien que l’ensemble présente un aspect plutôt fini. Cela s’explique par le fait que je joue un jeu – celui d’endosser l’habit de l’orfèvre par exemple – et que j’essaie d’être techniquement méticuleux par respect pour le travail, bien qu’il m’arrive de tricher en employant des techniques numériques. Toutefois je ne suis pas artisan ni compagnon, et je n’ai pas suivi de formation qui me permette de maitriser parfaitement les techniques : les ratés et approximations, que l’on peut observer dans mon travail, rendent donc paradoxalement justice aux métiers que je convoque et qui demandent – pour être maîtrisé parfaitement – un long temps d’apprentissage.

      Pour en revenir à ta question, c’est un point qui peut soulever une ambiguïté, surtout par rapport à l’analogie de certaines de mes pièces avec des instruments de musique. Mais ces analogies sont formelles et empruntent à une pluralité de cultures et de langages iconiques. Si mon champ d’investigation est évidemment la musique, j’y entre par la porte iconographique, et non par celle du sonore. C’est une base à partir de laquelle je tisse des associations d’idées, des rapprochements sémantiques… Je ne convoque pas directement l’expérience d’une musique comme d’autres artistes ont pu faire d’un concert ou d’une soirée historique6 par exemple ; je travaille par additions de formes. D’une certaine façon, je m’intéresse plus aux cultures à travers la musique qu’à la musique en soi. En ce sens, il y a beaucoup de citations dans mon travail. Certains détails formels ou certains titres sont clairement empruntés à l’histoire de la musique, des métiers, de l’art, etc. D’autres choses ne sont pas ouvertement citées, mais plus suggérées par la convocation de la mémoire collective par exemple. Les techniques employées, les références, les possibles associations d’idées… il y a bien sûr toujours plusieurs niveaux de lecture au sein d’une exposition, et cela fonctionne avec des allers-retours entre le détail et l’ensemble. Le détail – qui comme tu le dis – convoque plus l’expérience sensorielle, parce qu’il y a la façon, l’intelligence de la main comme la décrit Richard Sennett7, et que l’on est dans le sensible ; et l’ensemble, dans lequel les idées apparaissent et les liens se font, et dans lequel on peut réifier mentalement des objets. On navigue constamment entre les deux, mais j’imagine que c’est la manière la plus naturelle pour cheminer dans une exposition.

      – JC : Je me permets une question commune étant donné que Benoît est critique et commissaire d’exposition8, et que Marc a certes une activité d’artiste mais a aussi participé à de nombreuses entreprises curatoriales et éditoriales9. Je m’interroge depuis longtemps sur le seuil d’intégrité du format « œuvre d’art » et celui du format « exposition ». Les travaux de Gérard Genette10 déconstruisent et clarifient assez bien ce problème, même si cette question est de nouveau posée par la figure du curator/curatrice. Boris Groys nous dit, par exemple, que de nos jours, il n’existe plus de différence « ontologique » entre faire de l’art et exposer de l’art11. Si Groys affine ce postulat au fur et à mesure de sa réflexion, il m’intéresse d’appréhender vos compréhensions au regard de vos activités respectives. La question est donc multiple. Comment vivez-vous la partition artiste/curator en termes de micro pouvoirs ? L’artiste doit-il laisser du terrain au curator ou à la curatrice quant à la création des œuvres et à leur mise en exposition globale ? Comment envisagez-vous ce « take caring » de l’artiste ? Peut-il passer par une approche vertueuse ? Sur quels critères ?

      – BLdLC : Pour ma part, ma méthode reste somme toute très classique et ne rentre pas vraiment dans le débat de l’artiste/curateur ou du curateur/auteur. J’estime que ma pratique du commissariat consiste à choisir des artistes à partir de certains critères, de manière cohérente par rapport à la programmation globale du lieu d’exposition, de les accompagner dans leur projet, de leur mettre à disposition un budget correct, un lieu intéressant, des moyens techniques, une équipe compétente et de les payer. Je les laisse faire, tout en restant disponible pour les conseiller et discuter de leur projet (et de ses limites), je me mets en retrait tout en leur soumettant des idées. D’après mon expérience, certes encore jeune, les artistes sont souvent ennuyés par les curateurs trop intrusifs. Ma méthode n’est pas aussi créative qu’un curateur/auteur, je ne signe d’ailleurs jamais les expositions monographiques que j’organise, d’ailleurs, avec mon équipe. Mais puisqu’il s’agit surtout de parler de Marc ici, je dirais qu’il n’a pas eu non plus cette pratique d’artiste/curateur dans le sens où il a dû mettre son travail d’artiste de côté pendant au moins quatre ans pour s’occuper de la direction artistique de son lieu, ce pourquoi il a mis un terme à cette activité. Je pense qu’il n’est pas souvent aisé de faire coïncider ces deux pratiques à moins qu’elle ne soit inhérente à la démarche de l’artiste, et encore… Selon moi, le fond de la démarche de Marc est plutôt éloigné de ces questionnements bien qu’un artiste soit toujours le curateur de ses expositions. Il me semble qu’une fois disposées dans l’espace, les sculptures de Marc ne dirigent pas l’attention vers leur environnement spatial ou contextuel (à la manière du minimalisme historique) mais davantage vers elles-mêmes, voir à l’intérieur d’elles-mêmes parfois, grâce aux « ouïes » par exemple. Si certaines s’apprécient en surface, et laissent littéralement glisser le regard, d’autres invitent le regard à pénétrer dedans.

      – MG : Je n’ai pas vraiment de vision générique sur cette question. Il y a aujourd’hui des commissaires qui signent des expositions, peut-être certains réunissent-ils des objets qui ne sont plus forcément des œuvres d’artistes. Dans mon cas, s’il a pu m’arriver de créer des scénographies en tant que commissaire pour In extenso12 – et ce à la toute fin d’ailleurs –, je ne me suis pour autant jamais vraiment considéré comme commissaire, et il me semble que j’ai, malgré tout, toujours travaillé depuis la position de l’artiste. Par ailleurs, il est vrai que mon expérience associative, la pratique de la musique aussi peut-être, font que je suis plutôt à l’aise avec les interférences, les changements de position, le dialogue, même si je mène aujourd’hui mon travail d’artiste d’une manière assez conventionnelle.

      – JC : Je reviens ici à la question précédente car j’aimerais que nous nous focalisions sur ta position d’artiste au regard du curateur.rice. Comment appréhendes-tu cette relation avec un ou une commissaire en termes de contrainte et d’accompagnement ?

      – MG : Pour moi cela ne peut pas être une contrainte car, comme je l’ai dit précédemment, j’apprécie l’idée de groupe, d’une œuvre réalisée en commun, c’est un peu mon ADN. D’autre part, concernant mon travail, il y a encore tant de questions en suspens que l’apport d’une expérience autre m’enthousiasme plus que cela ne m’embarrasse. C’est aussi intéressant de travailler avec celui ou celle qui connait l’espace et les expositions passées. Il y a des attentes et des désirs… Qu’est-ce qui n’a pas encore été fait dans ce lieu, quelle idée n’a pas encore été traitée… Pour cette exposition à la Galerie Art & Essai par exemple, il est clair que The Beginning est une pièce directement issue de nos conversations autour du contexte et du lieu. Avec ce grand rideau de scène, j’ai réagi à des idées que tu me soumettais, de plus, et cela m’a permis de lier les deux espaces qui me sont dédiés.

      – JC : Lorsque je regarde ta production – celle qui est visible sur ton portfolio – j’ai la sensation qu’il y a un glissement entre une attitude un peu « punk » – Benoît évoquait la pièce Sonic Youth – et des réalisations plus nettes, plus « slick ». Est-ce une interprétation de ma part, ou cela fait-il partie d’une forme d’évolution plus ou moins conscientisée dans ta pratique ?

      – MG : Étudiant, je fréquentais beaucoup les petites salles de concert et les lieux alternatifs. J’ai fait des petits films autour de la musique, le film d’une tournée, un film militant sur la fermeture d’un lieu, etc. Tout ce qui tournait autour de la culture alternative m’intéressait beaucoup. Tout cela a forcément ruisselé dans mes premiers travaux, le pull Sonic Youth, ou VideoDrum où l’on voit un personnage masqué se déchaîner sur une batterie. Mais au-delà de la musique, ce qui m’intéressait c’était les images mythiques, cultes, les figures sorties de l’Histoire populaire ou des médias. J’ai utilisé, par exemple, la figure du cow-boy dans plusieurs vidéos13. Ces premiers travaux étaient assez rugueux, je faisais aussi des découpages dans des journaux ou dans des séquences de films pour faire des boucles des jeux de sens, il est vrai que beaucoup de ces pièces relevaient du bricolage. Aujourd’hui ma pratique s’est cristallisée autour du fait de travailler à partir de codes iconographiques prélevés dans différentes cultures, populaires, savantes, et adaptés au sein d’objets relevant de la culture musicale. La fabrication de mes sculptures, notamment, nécessite l’emploi d’un savoir-faire particulier. C’est un élément nouveau et désormais important dans mon travail. Je l’intègre comme un outil mais aussi comme un matériau, dans le sens où l’histoire qu’il transporte agit sur la résonance du travail. D’autre part, le rapport au faire qu’il suppose m’a permis de faire évoluer ma pratique et le caractère de mes pièces. J’ai appris les bases – je complète là ma réponse à ta première question – en allant visiter des ateliers, en discutant – ou correspondant par email – avec des luthiers, en suivant des tutos sur Youtube, etc. Ce fut le cas notamment lors de la fabrication de Expressway to your skull, qui est par ailleurs la seule sculpture que j’ai réalisée et qui soit aussi, potentiellement, un instrument. Je suis rentré d’une certaine manière dans une forme de culture d’un savoir-faire qui, lui-même, m’a apporté de nouveaux matériaux, de nouvelles matières, de nouvelles formes à traiter. Cela a beaucoup modifié mon attitude, la façon dont j’envisage mon travail, le souci du détail, la maitrise, mais cela va bien au-delà. C’est aussi une posture que je revendique : « le faire » fait, pour moi, beaucoup écho à la culture de l’artisanat que défend Richard Sennett14 en tant que modèle vertueux de travail, et comme chaînon manquant entre pratique et théorie, une thèse selon laquelle « faire, c’est penser ».

      – BLdLC : Cette exposition arrive après quelques années de travail à l’atelier et présente certaines œuvres pour la première fois. Comment as-tu choisi d’exposer cette sélection de pièces et que cherches-tu à exprimer à travers cette nouvelle présentation ?

      – MG : Il s’agit surtout de montrer une continuité dans un travail qui a maintenant quelques années, mais dont les pièces n’avaient pas encore été montrées. En fait, l’exposition est un mix entre des productions très récentes et un peu plus anciennes. Pour les pièces anciennes, Black Black a été réalisée en 2015, Burn est une peinture de 2016, et Expressway to your skull est datée de 2017. Il y a eu un gap de deux/trois ans entre Expressway et mes toutes dernières pièces car j’ai pris du temps pour réaliser d’autres projets personnels. Durant ce laps, j’ai néanmoins beaucoup pensé mon travail, et cette exposition me permet aussi de vérifier le potentiel de ces pièces et les futures pistes à emprunter. Tant que les pièces restent dans l’atelier et qu’elles ne sont pas présentées ou exposées, certaines questions restent en suspens, notamment en ce qui concerne leur statut. Par exemple les pièces de la série Conjonctions ou les peintures sont destinées à être montrées au mur, mais leur qualité d’objet (sculptures ? volumes ?) me demande de réfléchir à un mode d’accrochage qui ne soit pas forcément celui d’un tableau. Comme un objet ou comme une sculpture, il s’agit alors de les poser sur un support, mais alors quel support ? et quel statut lui donner ? J’ai dû imaginer des solutions. Ce sont des problèmes qui sont moins liés aux œuvres qu’à leur exposition. De façon plus large, il y a dans l’ensemble de mon travail beaucoup de jeux de dualités et de dichotomies, voire d’antagonismes. On peut trouver ainsi des jeux d’échelles (et cela touche également au statut des objets) entre une dimension humaine – celle de la maison – et des références discrètes à l’univers même si il y a dans les deux cas l’idée d’un cosmos, je pense à Gaston Bachelard qui dans La poétique de l’espace15 nous montre combien la maison est notre premier univers… Expressway est, par exemple, en même temps l’agrandissement d’une possible guitare en forme de fusée et la maquette architecturale d’une cathédrale. La volonté est ici de condenser deux idées en apparence antagoniques dans un seul objet, bien que les deux soient aussi mues par l’idée pragmatique ou symbolique de s’élever. Cette sculpture tente donc de faire le lien entre deux échelles, celle de l’espace et celle du corps16.

      Certains jeux sur les formes et les matières renvoient aussi à des identités doubles. Dans la série Conjonctions, il y a une analogie entre des motifs issus de différentes cultures et des effets de rapprochement d’objets célestes qu’on appelle justement en astronomie des « conjonctions » (les éclipses en font partie par exemple). Ce jeu sur la sémantique des mots et des formes a toujours fait partie de ma façon de travailler. Dans ces pièces-là, les veines du bois imitent d’ailleurs très bien le dessin géologique des astres vus de loin, ou du moins de l’idée que l’on peut s’en faire.

      C’est un peu la même chose pour la série Interiors. Ce sont des sculptures en forme de totems, elles se présentent comme des empilements d’enceintes hifi en placage bois. Leur forme et leur matière font vraiment référence à la sphère privée, parce que l’on a l’habitude de les voir dans des appartements, le placage bois est un matériau qui évoque l’intérieur chaleureux d’un lieu de vie. D’une manière paradoxale, et sans jamais perdre cette identité/qualité d’intérieur/intériorité, le fait de montrer ces enceintes nues et empilées renvoie à des sculptures d’idoles, le placage redevenant métaphoriquement le bois de la sculpture primitive. Je trouve d’ailleurs qu’une enceinte vide à quelque chose de très brut, de très primitif. Comme je l’ai un peu évoqué au début, ces sculptures appellent implicitement l’idée de la fête et de la danse à travers les cultures.

      – BLdLC : Le titre de ta sculpture hybride, à la fois guitare rock métal et cathédrale gothique, Expressway to your skull (2017) évoque des titres classiques du rock tels que Highway Star de Deep Purple, Stairway to Heaven de Led Zeppelin ou encore Highway to Hell de AC/DC. Il y a à chaque fois dans ces chansons une puissance ascendante, presque platonicienne et donc transcendantale, de la même manière que les cathédrales gothiques étaient à l’origine prévues pour diriger les âmes des fidèles vers le ciel, grâce à leur hauteur et leur diaphanéité. Comme semble le montrer Dan Graham dans Rock my religion (1983-1984), poursuis-tu ce regard sur les rapports entre rock et culture populaire, et la manière dont ils tendent à remplacer la présence du divin depuis les années 60 dans nos sociétés ?

      – MG : Oui, le frottement qui existe entre rock, culture populaire, et croyances m’intéresse, et je m’en sers dans mes pièces. Toutefois, le traitement que j’en fais passe davantage à travers les objets – instruments, enceintes, rideaux de scène – qu’à travers la musique elle-même. Cela crée une sorte de distanciation par rapport à l’approche très cathartique de Dan Graham – pour reprendre le terme employé par John – même si les questions restent proches. De maniere pragmatique, je joue avec des codes symboliques, je les colle les uns aux autres sans hiérarchie, j’intercale des références à la cosmologie, à la nature avec l’idée de faire dialoguer une cathédrale, un totem, des rosaces, des plantes et un coucher de soleil.

      1. Rencontre menée dans le cadre du séminaire Contacts (Université Rennes 2 / Frac Bretagne) : https://www.fracbretagne.fr/seminaire-contacts-john-cornu-rennes-2-2019/

      2. Tim Ingold, Marcher avec les dragons, Bruxelles, Zones sensibles, 2013, p. 275.

      3. Sonic Youth, 2002 – Pull en laine tricoté (remerciements à C. Frison et J. Taub).

      4. David Mancuso. The Loft, New-York, fin 1970/début 1980.

      5. Cf. John Dewey, Œuvres philosophiques, t. 3 : L’art comme expérience, traduit de l’américain par Jean-Pierre Cometti, Christophe Domino, Fabienne Gaspari et al., Pau-Paris, Publications de l’Université de Pau / Farrago, 2005.

      6. Je pense notamment à la vidéo Last Night de Martin Beck (2016), présentée au Frac Lorraine en 2017.

      7. Cf. Richard Sennett, Ce que sait la main – la culture de l’artisanat, Paris, Albin Michel, 2008.

      8. Benoit Lamy de la Chapelle est actuellement le directeur du Centre d’art contemporain – la synagogue de Delme.

      9. Je pense à la programmation de In extenso à Clermont-Ferrand et de La belle revue qui lui est associée : https://labellerevue.org/ (page consultée le 05-01-2020)

      10. Cf. Gérard Genette dans L’Œuvre de l’art, t.1 : Immanence et transcendance, Paris, Éditions du Seuil, 1994. Gérard Genette, L’Œuvre de l’art, t. 2 : La relation esthétique, Paris, Éditions du Seuil, 1997.

      11. Boris Groys, En public, poétique de l’auto design, Presse Universitaire de France, Paris, 2015, p.56.

      12. La nuit nous verrons clair, La station, Nice, mars 2013 ; et Du clocher on voit la mer, Petirama, Documents d’artiste, Marseille, sept. 2013.

      13. Même pas mort, 2006 – vidéo et néon, et Never ending Western, 2007 – boucle vidéo.

      14. Cf. Richard Sennett, Ce que sait la main – la culture de l’artisanat, op. cit.

      15. Cf. Gaston Bachelard, La poétique de l’espace, Paris, Presse Universitaires de France, 2001.

      16. Elle est aussi la double citation de deux œuvres de deux époques radicalement différentes. Son titre est un emprunt au morceau éponyme du groupe Sonic Youth (Evol, SST/Blast First, 1986) et quelques uns de ces détails sont tirés du tableau Les Ambassadeurs de Hans Holbein le jeune de 1516, dans lequel un luth est entre autres posé à côté d’un crâne anamorphosé.

       

    • L’aparté, lieu d’art contemporain
    • 2020
    • Dorian Cohen, nous danserons un jour ensemble

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/dorian_cohen1.jpg
    • 31.01.20 → 27.03.20
      Exposition
      L’aparté, lieu d’art contemporain
    • En résidence du 18 novembre 2019 au 31 janvier 2020

      Exposition du 31 janvier au 27 mars 2020

      Du lundi au vendredi de 13h30 à 17h30

      Vernissage le vendredi 31 janvier à 18h30

       

      Dorian Cohen s’intéresse, par le biais d’une peinture figurative réaliste, à ces lieux publics banals, ces urbanités, ces architectures, ces jardins, là où le beau n’est pas une évidence là où ni même le laid n’est flagrant. Il s’attache à révéler ces espaces contemporains à travers l’anachronisme d’une image peinte de tradition classique.

       

      A L’aparté, Dorian Cohen présente nous danserons un jour ensemble, une série de peintures inédites dans lesquelles les arbres semblent nous inviter à danser. Comment redonner de l’humanité aux arbres ? Et si les arbres dansaient ? Rêverie ou justesse du regard ? L’arbre tant représenté en peinture, cet être majestueux et vulnérable à la fois, devient acteur de ses tableaux.

       

      En observant les arbres de Dorian Cohen, nous pouvons prendre conscience des capacités, tel que l’affirme le botaniste Francis Hallé*, des arbres à communiquer entre eux. Leur courbure et leur échange nous incitent à nous allier, êtres humains, à cette communion.

       

       

      * Plaidoyer pour l’arbre, Ed. Actes Sud, 2005.

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2020
    • Denis Briand, Travaux imprimés

    • Colloque
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/20140814_211539.jpg
    • 30.01.20 → 05.03.20
      Colloque
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • LE CABINET DU LIVRE D’ARTISTE PRÉSENTE :
      — DENIS BRIAND
      « Travaux imprimés »

      EXPOSITION DU 30 JANVIER AU 5 MARS 2020
      VERNISSAGE JEUDI 30 JANVIER À 17H00
      COMMISSARIAT AURÉLIE NOURY
      COLLECTIONS ARCHIVES DENIS BRIAND, CLA

      + EXPOSITION à la GaIerie Art & Essai :
      « Ne pas attendre à ne rien faire » (vernissage le jeudi 30 janvier à 18h)
      + COLLOQUE :
      « … intéressé par la peinture sans jamais m’y résoudre tout à fait…» (MSHB les 30 et 31 janvier 2020)

      Denis Briand nous a quittés le 23 avril 2018.
      L’université lui rend hommage à travers deux expositions et un colloque qui témoigneront de l’éminence de ses engagements artistiques et scientifiques.
      Les expositions auront lieu au Cabinet du livre d’artiste et à la galerie Art & Essai. Ces deux lieux, situés sur le campus de l’université Rennes 2, permettront de donner toute la mesure du travail artistique, de montrer les dialogues que l’œuvre établit entre différents médiums, entre différents champs d’activité, la part qu’y prend le langage et l’importance donnée à l’imprimé.

      Lié aux métiers de l’imprimerie, Denis Briand consacrait en effet une attention particulière aux imprimés en tant que chercheur mais aussi en tant qu’artiste. Les Éditions Incertain Sens ont ainsi édité quatre de ses publications, dont la dernière à titre posthume. Le Cabinet du livre d’artiste présentera l’ensemble exhaustif de ses publications : livres, brochures, affiches, et notamment, paru en 2011, le leporello V.L.D.D.P.* (VIVE LA DICTARIAT DU PROLETATURE), reproduisant une inscription prélevée sur le fronton du bâtiment B du campus Villejean.

      Remerciements à Mathilde Dupré.

    • La Villa Rohannec’h
    • 2020
    • Ciné rencontre avec Paul Wenninger

    • Projection
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Paul-Wenninger-tournage.creditvillaRohannech-BD.jpg
      Tournage de
    • 30.01.20 → 30.01.20
      Projection
      La Villa Rohannec’h
    • La villa Rohannec’h accueille depuis quelques semaines, le réalisateur autrichien Paul Wenninger, par ailleurs installé dans les Côtes d’Armor depuis un an. Cette résidence de création, d’une durée de cinq mois, doit permettre à l’artiste de réaliser son projet de film animé expérimental : l’installation vidéo et spatiale qu’il a imaginée s’appuie sur un dialogue entre une caméra, un performer, l’artiste lui-même,  et l’espace qui les entoure, ici, une pièce de la villa Rohannec’h. Artiste fascinant, également danseur et chorégraphe, Paul Wenninger a déjà démontré sa singularité créative par ses précédents courts métrages maintes fois primés dans les festivals internationaux dont le festival d’Annecy (mention pour un premier film en 2013 pour Trespass) ou le Prix des Sommets du cinéma d’animation (Québec–Montréal) en 2013 ou encore aux César en 2017 (nomination pour le Meilleur film d’animation – Uncanny Valley). Paul Wenninger se filme image par image dans un décor toujours en mouvement, créant un film très maîtrisé où chaque élément semble dépasser les contraintes de l’espace et du temps. Membre fondateur du collectif Kabinett ad Co., Paul Wenninger est un artiste à la recherche de nouvelles expériences visuelles et sensorielles et trouve à la villa un nouveau sujet d’exploration visuelle.


      EXPERIENCE VISUELLE
      Ses précédents films nous ont permis d’apprécier la maîtrise que Paul Wenninger a su développer au fil de ses projets qui utilisent tous la technique de la pixilation. Il s’agit d’une technique d’animation en volume, image par image, dont le rendu à l’écran est saisissant, créant un semblant de magie : des personnages glissent, des objets ou des personnages apparaissent subitement et se meuvent étrangement… Paul Wenninger crée alors des images déroutantes et poétiques mettant les corps et les objets en mouvement, en un étrange ballet.

      “as if…” : UN COURT METRAGE SINGULIER ET INEDIT
      A la villa Rohannec’h, la caméra et le performer tournent l’un autour de l’autre à l’intérieur de la pièce. Paul Wenninger se filme lui-même, se déplaçant selon des mouvements lents et décomposés, très précis et maîtrisés, renouant avec ses pratiques artistiques premières, la danse et la chorégraphie mais aussi la performance scénique.
      La technique de la pixilation produit ainsi l’impression que seul l’espace tourne autour du performer. Elle est en dialogue direct avec l’espace architectural qui, dans son immobilité manifeste, semble à son tour, un court instant, suspendu. Paul Wenninger trouble nos perceptions de l’espace et de l’image puisque étrangement, c’est l’espace lui-même qui semble être en mouvement. Dans cette installation, Paul Wenninger peaufine la recherche de ses oeuvres  cinématographiques et dioramas qui opèrent une poésie de changement permament de point de vue, entre réalité et fiction ; recherche qui pose, entre autres, la question de l’enchevêtrement permanent de ces deux concepts. L’illusion est bien réelle et la réalité n’est que le produit d’une perception qui a brièvement oublié sa propre participation à l’image réelle “as if…”.

      A PROPOS DE PAUL WENNINGER
      Né en 1966 à Vienne. Danseur indépendant, auteur de pièces chorégraphiques et cinéaste spécialisé dans la pixilation et l’animation. Depuis 1999, il est
      directeur artistique de Kabinett ad Co., une plateforme de travail pour des projets interdisciplinaires axés sur le corps. Collaborations avec divers chorégraphes et compagnies, par exemple en France avec la Cie Catherine Diverrès au Centre Chorégraphique National de Rennes et Bretagne. Ses oeuvres ont été  présentées à l’échelle internationale et ont reçu plusieurs prix.

      www.kabinettadco.at/

       

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence de Stéphane Boudin-Lestienne, chercheur & commissaire d’exposition

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/boudin.jpg
    • 29.01.20 → 29.01.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • Le mercredi 29 janvier à 18h, l’EESAB-site de Rennes vous invite à la rencontre de Stéphane Boudin-Lestienne, chercheur et commissaire d’exposition.

      Léonard de Vinci composait des divertissements pour la cour de Milan, Michel-Ange participait à diverses célébrations à Rome ou Florence. L’implication des créateurs dans ce champ hybride d’événements festifs, a pu parfois susciter des expériences remarquables. De par sa nature éphémère ce type d’exercice a pu être souligné ici ou là mais fut le plus souvent traité de manière marginale, anecdotique. Pourtant depuis le XIXe siècle les bals deviennent un sujet pour les artistes, non plus seulement comme prestataires répondant à des commandes, mais aussi pour eux-mêmes devenant porteurs de propositions festives. N’y aurait-il pas quelque intérêt à considérer cette réappropriation de la fête par les artistes comme une pratique en soi, une production à part, un langage singulier ? A la lisière des arts appliqués, du spectacle, de l’architecture et des beaux-arts, la fête, peut s’envisager comme un carrefour pluridisciplinaire, une plateforme d’échange synesthésique : elle sort l’artiste de ses pratiques habituelles et nous propose de dévier des pratiques courantes de consommation esthétique. Fédérant des groupes très divers, le bal d’artistes réunit et brasse les catégories socio-culturelles, devenant un point de rencontre intense entre l’art et la société. De fait, sous l’aspect superficiel, la fête exprime un message, une réponse aux données de l’époque dans laquelle elle s’inscrit.

      Stéphane Boudin-Lestienne, docteur en histoire de l’art et de l’architecture, est commissaire et chercheur. Il travaille en binôme avec Alexandre Mare à la villa Noailles, à Hyères, dont ils assurent la programmation des expositions historiques. Ensemble ils se sont consacrés à la redécouverte de créateurs des années 1920-30 : Marcel Breuer, Elise Djo-Bourgeois, Georges Hugnet, Jean Hugo, Robert Mallet-Stevens. Dans cette logique d’exploration des sources inédites, ils ont livré un important ouvrage sur Charles et Marie-Laure de Noailles, mécènes du 20ème siècle et travaillent régulièrement avec la fondation Civa à Bruxelles. Stéphane Boudin-Lestienne qui s’apprête à publier la première monographie sur Paul Tissier, architecte des fêtes des Années Folles, enseigne à l’Ecole Camondo et collabore également à différents titres de presse : Artpress, Hippocampe, etc. et participe à divers événements liés à la scène contemporaine.

    • 40mcube
    • 2020
    • Geologia. Guillaume Gouerou, Julien Loustau

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/40mcube_geologia_portrait_2.jpg
    • 25.01.20 → 26.04.20
      Exposition
      40mcube
    • L’exposition Geologia est l’un des épisodes d’une série d’expositions qui se déploient dans le temps de la programmation de 40mcube. Après Archeologia, qui s’est déroulée en 2013, et avant Animalia, qui verra le jour en 2021, ces expositions abordent des relations documentées, imaginaires ou fantasmées que des artistes entretiennent avec l’histoire, la géographie, et le vivant.

      L’exposition Geologia réunit des œuvres de Guillaume Gouerou et de Julien Loustau. Menant une recherche scientifique à des fins artistiques, Guillaume Gouerou a mis au point une machine fabriquée à partir de plusieurs fours micro-ondes, qui permet de créer de la pierre. Ici, l’artiste rivalise avec un dieu en produisant artificiellement un élément naturel, puis exploite ces pierres sous forme de bijoux. Tous les éléments de la chaîne, de la machine étrange aux pierres produites, de leurs images prises au microscope jusqu’aux bijoux sertis, sont rassemblés dans l’exposition.

      Cette installation s’appréhende dans la projection du film Sub de Julien Loustau. Étirant le temps, celui-ci nous emmène dans les profondeurs de la terre avec l’exploration supposée du lac Vostok, vaste étendue d’eau prisonnière sous les glaces de l’Antarctique et isolée du reste du monde depuis des millions d’années.

      Par l’association de ces deux œuvres, l’exposition Geologia crée une atmosphère favorisant la contemplation et une situation contrastée, à l’image des relations que l’humanité entretient avec son environnement : du naturel à l’artificiel, de la découverte à la recherche, de l’exploitation à la production.

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2020
    • Geneviève Asse, Bleu

    • Exposition
    • 24.01.20 → 07.03.20
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Du 24 janvier au 7 mars, la Galerie Oniris présente une sélection inédite de tableaux et d’œuvres sur papier de Geneviève Asse.

      Dans l’œuvre de Geneviève Asse, le bleu est synonyme d’infini, de lointain et de plénitude, pour le peintre cette teinte est la seule qui, couvrant le support de la toile permette aussi de la traverser. Pour se situer dans la profondeur, le bleu a besoin d’une architecture, l’artiste dit d’elle-même que « L’espace se compose de formes sommaires et sensibles qui s’équilibrent par la masse et par la lumière, une architecture se crée ».

      Vue d’exposition, Geneviève Asse, avril 2018

      C’est avec la peinture que l’artiste aborde pleinement le thème de l’ouverture, de porte, d’architecture élémentaire qui ouvre un espace clos et qui permet à la lumière de s’infiltrer. Cette forme d’ouverture est donnée par des lignes qu’elles soient horizontales ou verticales scindant la toile en deux.
      De nombreuses expositions nous ont déjà dévoilées l’œuvre de Geneviève Asse qui, des natures mortes de ses débuts, à l’abstraction de ses toiles bleues, questionne et privilégie le thème de la lumière.
      Dans ses toiles, Geneviève Asse nous dévoile une de ses préoccupations premières : la division. Ses toiles sont comme déchirées, incisées d’un fin trait parfois rouge, parfois blanc, comme une cicatrice de lumière. Cette division récurrente dans son œuvre, pose le problème de la partition et de la réunion du plein et du vide, cet acte essentiel pour l’artiste distingue alors deux parties sur la toile, pour ensuite mieux les sceller dans le tout.

    • EESAB → Site de Rennes
    • 2020
    • Conférence de Stéphanie Solinas, photographe

    • Conférence
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/solinas.jpg
    • 23.01.20 → 23.01.20
      Conférence
      EESAB → Site de Rennes
    • L’EESAB-site de Rennes vous invite le jeudi 23 janvier à 18h, à la rencontre de Stéphanie Solinas, photographe.

      Stéphanie Solinas (1978, France) explore la pensée à l’œuvre dans l’opération même de « voir » et le tissage complexe du visible et de l’invisible, du rationnel et de la croyance, de la dynamique entre soi et l’autre, qui forme nos identités. Formée à la photographie à l’ENS Louis Lumière, docteure en Arts Plastiques, son champ d’investigation s’étend du XIXe siècle jusqu’au XXIe siècle, d’Alphonse Bertillon à l’intelligence artificielle.

      Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles en France et à l’étranger (Rencontres d’Arles, Carré d’Art de Nîmes, Fraenkel LAB et Headlands Center for the Arts à San Francisco, FOAM à Amsterdam, La Maison Rouge à Paris, etc.) Stéphanie Solinas a publié Dominique Lambert, Sans titre (Monsieur Bertillon) et Déserteurs aux éditions RVB Books. Elle a reçu le Prix SCAM de l’Oeuvre Expérimentale pour Ne Me Regarde Pas, son court-métrage pour l’Opéra de Paris / 3e Scène, la bourse franco-américaine pour l’art contemporain Etant Donnés de l’Institut Français pour son travail aux USA, le Prix Edouard Barbe (CNAC Le Magasin). Stéphanie Solinas était pensionnaire 2017-18 de la Villa Médicis, Académie de France à Rome.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2020
    • Bouquet. Julie Budet, Eva Taulois, Anaïck Moriceau

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/tim-lahan-daisies.jpg
    • 23.01.20 → 29.03.20
      Exposition
      Galerie Raymond Hains
    • Exposition du 23 janvier au 29 mars 2020
      Entrée libre du mercredi au dimanche, de 15h à 18h, sauf jours fériés.

      Depuis l’antiquité et jusqu’à la période la plus contemporaine, des catalogues d’ameublement jusqu’aux révolutions, oeillets, roses, jasmins & consorts nourrissent les imaginaires. C’est du côté d’un héritage graphique et pictural à la croisée de la peinture, du dessin et des arts décoratifs que cette exposition s’aventure.

      Amoureuse des formes simples et du travail sur la couleur, Anaïck Moriceau porte depuis plus d’une dizaine d’année un projet indépendant d’édition de multiples d’artistes. Après ses études aux beaux-arts de Rennes puis de Bruxelles, elle installe son atelier de sérigraphie à Saint-Brieuc, sa ville natale, où, elle invite des artistes des quatre coins du monde à venir collaborer dans le cadre de résidence qu’elle auto-produit. Sa collection compte aujourd’hui plus de 150 sérigraphies et parmi elles, plus de 30 estampes figurant des fleurs. La sélection qu’elle présente dans le cadre de cette exposition permet de croiser des figures emblématiques de différents champs des arts visuels : design graphique, illustration, peinture, céramique et dessin.).

      Eva Taulois, regarde de près des savoir-faire artisanaux et industriels et se les approprie. Elle dessine, taille, recouvre, modèle, peint, orchestre des scénographies. Ses oeuvres et agencements d’objets sont marqués par le purisme, doctrine moderne définie en 1918 par Amédée Ozenfant et Le Corbusier, préconisant une fusion de l’art et de la vie, autour de formes simples, permutant peinture, sculpture, architecture, design, mobilier, vêtement… Elle crée ici une grande peinture murale et assemble plusieurs volumes, sculptures et peintures en dialogue avec les éditions d’Anaïck Moriceau.

      Emboîtant les pas de Robert Filliou qui nous a dit que “l’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art”, Julie Budet choisit d’aller puiser sa matière dans la pratique actuelle de l’art floral en allant à la rencontre d’une amatrice inscrite au club de composition florale de Saint Donan, qu’elle prend pour point de départ d’un projet filmique nourri d’une approche sonore ASMR (“L’ASMR – de l’anglais Autonomous Sensory Meridian Response, que l’on peut traduire par « réponse autonome sensorielle culminante » – est un sigle qui décrit une sensation distincte, agréable et non sexuelle de picotements ou frissons au niveau du crâne, du cuir chevelu ou des zones périphériques du corps, en réponse à un stimulus visuel, auditif, olfactif ou cognitif (…).” source Wikipédia).

      Aujourd’hui, le regard porté sur le vivant change et de nouveaux questionnements – souvent inquiets – sur la relation de l’homme à son environnement se posent. Sans y apporter de réponses univoque, cette exposition se veut faire écho à la récente tribune des écoles de design et d’arts décoratifs, revendiquant de ne pas se situer “ dans la perspective comptable et finie d’un monde exploitable et litté­ralement profitable, mais dans l’horizon incalculable et infini d’un monde habitable et hospi­talier”. (Libération, 9 décembre 2019).

      Sérigraphies : Claire Decet, Anne Brugni, Atelier Bingo, Brigade cynophile + Harrisson, Jessica Hans, Fanny Gentle,  William Luz, Mary Manning, Marchus Oakley, Françoise Petrovitch, Nicolas Peuch, Andy Rementer, Andreas Samuelsson, Paul Wackers – éditions Anaïck Moriceau.

    • Galerie Raymond Hains
    • 2020
    • conférence sandwich Eva Taulois  

    • Conférence
    • 21.01.20 → 21.01.20
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • 12h15 –

      Eva Taulois a grandi au bord de la mer. Après plusieurs années passées à Paris, elle vit désormais à Nantes, où elle a installé son atelier dans une ancienne piscine. Elle raconte des histoires avec des formes et donne très souvent des titres de morceaux de musique à ses oeuvres. Elle aime s’assoir dans des expositions comme on s’assoit devant un paysage.

      Depuis sa formation à l’école des beaux-arts de Brest, Eva Taulois s’intéresse à la souplesse des matériaux, à leur capacité à recouvrir un objet. Elle regarde de près des savoir-faire artisanaux et industriels et se les approprie. Elle dessine, taille, recouvre, modèle, peint, orchestre des scénographies. Ses oeuvres et agencements d’objets sont marqués par le purisme, défini en 1918 par Amédée Ozenfant et Le Corbusier, doctrine moderne préconisant une fusion de l’art et de la vie, autour de formes simples, permutant peinture, sculpture, architecture, design, mobilier, vêtement. Dans ses récentes propositions, l’exposition devient le théâtre des objets qu’elle crée. Elle se plaît à imaginer ses oeuvres comme des personnages qui dialogueraient entre eux, qui « vivraient leur vie» entre art minimal et art de la scène ainsi qu’entre abstraction et codes culturels.

    • Atelier d’Estienne
    • 2020
    • Joachim Romain, Affichage libre 

    • Exposition
    • 11.01.20 → 15.03.20
      Exposition
      Atelier d’Estienne
    • A l’Origine
      “C’est à partir d’affiches publicitaires que je conçois des portraits via lesquels
      je questionne le cycle de vie de l’affiche. Ainsi, mon travail à l’Origine est une série
      de photographies dont mon traitement (déchirement, découpe, rajout, brûlures)
      les transforment en oeuvres uniques qui prennent parfois la forme de sculptures.!
      Le portrait sujet emblématique de l’exercice photographique et mon attirance
      pour les clichés de la rue fusionnent et il en ressort des portraits d’homme,
      des icônes artistiques, politiques et publicitaires. Le temps et la rue ont eu raison
      de leur plastique, il ne reste d’eux que des hommes lacérés.
      J’utilise aussi le dos bleu de l’affiche, un regard inversé sur la publicité.
      Je compose avec des installations uniquement de découpe de ce papier
      (cabane d’archi, objets du quotidien,..).
      Mes derniers travaux in situ me permettent de remettre mes sujets issus
      de la rue dans leur « milieu naturel ».
      Ainsi, j’arrache à la rue des bouts de portraits d’affiches pour mieux
      le lui rendre lors de fresques murales. Mais après mon intervention
      en atelier, les portraits sont agrandis, magnifiés, détournés et reviennent
      dans la rue de nouveaux combatifs et imposants.”
      Joachim Romain

    • Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • 2020
    • Présentation de la revue “Plages” 

    • Exposition
    • 07.01.20 → 23.01.20
      Exposition
      Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens
    • LE CABINET DU LIVRE D’ARTISTE PRÉSENTE :
      — Revue “PLAGES”, une rétrospective

      EXPOSITION DU 7 AU 23 JANVIER 2020, préparée par Emma Bringel et Aïda Dera Illa Salifou,
      dans le cadre du séminaire de master « Art et édition »
      PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION JEUDI 23 JANVIER À 17H, par Emma Bringel et Aïda Dera Illa Salifou

      En 2011, s’acheva la publication de Plages, une revue qui réussit à maintenir, depuis sa création en 1978, un espace artistique totalement libre. Près de 800 artistes et 44 collectifs ont contribué à cette aventure éditoriale inédite, imaginée et orchestrée par Roberto Gutierrez, artiste argentin émigré en France au milieu des années 1960. 

      Outre une longévité exceptionnelle, Plages est remarquable par la manière dont elle a repoussé, au fil des numéros, les limites tant physiques que conceptuelles du médium revue, explorant une nouvelle manière d’envisager l’art, sa circulation et sa réception. 

      Cette exposition, organisée à la suite d’une importante donation au Cabinet du livre d’artiste, est ainsi l’occasion de découvrir des projets singuliers, qui « débordent » de la revue et amènent à reconsidérer l’implication des contributeurs autant que celle des lecteurs. Cette présentation mettra notamment l’accent sur l’engagement des artistes : espace alternatif s’il en est, la revue a non seulement permis de contourner ou se positionner face aux institutions artistiques de l’époque mais aussi de donner libre court à diverses formes de protestation, comme le démontrent certains numéros ainsi que de nombreux éditoriaux militants de l’éditeur, Roberto Gutierrez. 

      Exposition présentée à l’occasion d’une donation au Cabinet du livre d’artiste.
      Remerciements à
      Madeleine Arnold, Marie boivent et Francis Colin.