• Les Abords – espace d’exposition UBO
    • 2026
    • Dilasser, les affinités électives

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/visuel-expo-BAIGNEUSES-Baigneuses-apres-Cezanne-20042005-75x54-Acrylique-sur-papier-n°inventaire-13_051-Photographe-Francois-TALAIRACH-scaled.jpg
    • 08.09.26 → 17.10.26
      Exposition
      Les Abords – espace d’exposition UBO
    • À l’occasion du centenaire de la naissance du peintre (Lesneven, 1926-2012), l’Atelier François Dilasser organise une importante rétrospective de son œuvre, présentée dans dix lieux de Bretagne, d’avril 2026 à janvier 2027. Profondément attaché à sa région natale, Dilasser a développé, à partir des années 1970, un univers pictural singulier, en marge des courants dominants. Au-delà des notions d’abstraction et de figuration, par une construction critique de la surface du tableau, une iconographie variée mais cohérente, un usage très sûr de la couleur, il a produit une œuvre discrète et puissante, imprégnée d’inquiétude métaphysique autant que d’humour.

       

      L’exposition présentée aux Abords s’intitule 

      Les affinités électives

      L’œuvre de François Dilasser frappe par sa singularité. Toutefois cet autodidacte s’est toujours montré curieux de l’histoire de l’art et des maîtres du passé. Si, dans les premières années de son apprentissage, les influences sont très présentes (Picasso puis surtout Bissière), c’est en se détachant d’une esthétique marquée par les années 50 qu’il pose les bases de son œuvre. Aussi, en présentant un ensemble de tableaux et de dessins où les références sont clairement affichées (Brueghel, Hals, Cézanne, etc.), il affirme résolument son univers et son style propres. Les motifs qui n’appartiennent qu’à lui circulent sans cesse d’un tableau à l’autre, d’une période à l’autre, témoignant ainsi de la profonde cohérence de cette œuvre aussi originale que cultivée. Parallèlement à l’histoire de l’art, c’est du dialogue avec des artistes contemporains, dont le couple Dilasser acquit des pièces (Tal Coat, Asse, Pincemin, Bordarier…), que l’artiste nourrit sa pratique.L’œuvre de François Dilasser frappe par sa singularité. Toutefois cet autodidacte s’est toujours montré curieux de l’histoire de l’art et des maîtres du passé. Si, dans les premières années de son apprentissage, les influences sont très présentes (Picasso puis surtout Bissière), c’est en se détachant d’une esthétique marquée par les années 50 qu’il pose les bases de son œuvre. Aussi, en présentant un ensemble de tableaux et de dessins où les références sont clairement affichées (Brueghel, Hals, Cézanne, etc.), il affirme résolument son univers et son style propres. Les motifs qui n’appartiennent qu’à lui circulent sans cesse d’un tableau à l’autre, d’une période à l’autre, témoignant ainsi de la profonde cohérence de cette œuvre aussi originale que cultivée. Parallèlement à l’histoire de l’art, c’est du dialogue avec des artistes contemporains, dont le couple Dilasser acquit des pièces (Tal Coat, Asse, Pincemin, Bordarier…), que l’artiste nourrit sa pratique.

       

      Atelier François Dilasser
      Commissaire général : Jean-Marc Huitorel
      Commissaire associée : Catherine Elkar

    • Les Abords – espace d’exposition UBO
    • 2026
    • Fils Flots Fluage

    • Exposition
    • 10.03.26 → 03.04.26
      Exposition
      Les Abords – espace d’exposition UBO
    • Gabrielle Herveet

      Exposition
      Souvenirs de paysages mathématiques
      Gabrielle Herveet, plasticienne en résidence au LMBA (UBO/UBS). 

      L’exposition « Fils, Flots, Fluages » est née d’une résidence de Gabrielle Herveet au sein du laboratoire de Mathématiques de Bretagne Atlantique (LMBA), nourrie de rencontres avec des scientifiques, étudiantes et étudiants, et d’arpentages de paysages mathématiques mystérieux… Ces temps d’immersion tant physiques que spirituels nourrissent une création plastique qui cherche à transposer la déformation mathématique en oeuvres visuelles (sculptures, photographies et installations), tout en élargissant la réflexion à d’autres types de déformation : les fluages, les marées, l’érosion, la sédimentation, la mémoire et le temps. À travers l’utilisation de matériaux hybrides — résidus marins (coquillages, os de seiche), déchets dus à l’existence humaine (voiles, goudron), laisses de mer —, l’exposition déploie également une dimension écologique. Parmi les pièces phares, un double tore — une aussière de chalutier recouverte de coquillages — symbolise un infini déformé, tandis qu’une installation intitulée « Lunes Océaniques » assemble 1000 clichés en un flot visuel évoquant les cycles du temps et des marées. Impliquant des étudiantes et étudiants de licence arts (UBO), du master image & son (UBO) et du programme ISblue, « Fils, Flots, Fluages » tisse des liens inédits entre art et science en explorant les métamorphoses lentes, celles qui façonnent aussi bien la matière que les idées. L’exposition ne se contente pas d’évoquer simplement la transition : elle en révèle les mécanismes intimes, qu’ils soient physiques, mathématiques ou poétiques.

      Avec la participation de Pauline Letortu, enseignante-chercheuse en géographie (UBO/LETG), et l’école universitaire ISblue. Avec le soutien de l’UBS, du LMBA (UBO) et de l’IBNM (UBO)
    • Les Abords – espace d’exposition UBO
    • 2026
    • Ici gisent les dragons de Gabrielle Decazes

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/AFFICHE1.tif
    • 09.01.26 → 13.02.26
      Exposition
      Les Abords – espace d’exposition UBO
    • Gabrielle Decazes

      De l’Anthropocène à une poétique de la ruine, Gabrielle Decazes avance une réflexion sur l’empreinte de l’homme sur le monde, et des questionnements tant sur les origines de ce dernier que sur son devenir. Évoluant avec la variété des matériaux – bétons, papiers, graphite – et des techniques – sculpture, dessin, installation- son travail interroge les formes du paysage entre temps géologique et temps humain. S’inspirant aussi bien des sciences naturelles que de l’architecture, elle utilise plusieurs techniques empruntées à la construction, à l’archéologie ou bien au bricolage.

      Le thème de la disparition tisse une trame dans chacune de ses oeuvres en tant que sujet, phénomène, geste, comme une perpétuelle quête de sens, une mélancolie, teintée de romantisme.
      Ici gisent les dragons propose ainsi un récit aquatique dans lequel surgissent tantôt des îles fantomatiques, des monstres marins ou des créatures mystérieuses. Hic sunt dracones (ici vivent les dragons) avertissait les navigateurs occidentaux du danger de contrées inexplorées dans la cartographie médiévale. Dans l’espace de l’exposition, Gabrielle Decazes convoque les mythes pour mieux les abolir, nulles terres inexplorées n’existent désormais, notre siècle achève de dessiner les contours de la terre. Le spectateur est ainsi invité à déambuler dans une mise en scène où se côtoient deux mondes, l’ancien, révolu, et le contemporain, monde duquel nous arpentons déjà les vestiges. Par plusieurs moyens d’appropriation, les oeuvres voilent et dévoilent tour à tour l’invisible; jouant avec les illusions, détournant les codes de représentation. Les éléments naturels sont mis à l’échelle, standardisés, brouillent les pistes entre différentes temporalités et origines, et nous rappellent que le paysage est avant tout une construction du regard. Tel un rituel, l’artiste vient clore les yeux des monstres, tandis que nous portons notre attention aux signes d’un monde qui s’use et tend à disparaître. Le paysage laisse couler la matérialité des supports, la fluidité des éléments, et devient alors art divinatoire.