• Le Village, site d’experimentation artistique
    • 2021
    • Beaux jours

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/muriel-taragano-gunnera-manicata.jpg
    • 27.06.21 → 05.09.21
      Exposition
      Le Village, site d’experimentation artistique
    • Muriel Taragano

      Muriel Taragano

      Muriel Taragano traite l’artificiel et le vivant comme deux pendants complémentaires, deux frères jumeaux qu’elle relie par la technique et le savoir faire. De cette fusion en ressort des oeuvres symptomatiques d’une société du fictif et de l’artificiel où le faux remplace le vrai et la réalité se fond dans un chaos médiatique et technologique. Pour ce faire, elle part du vrai, de la terre, de la nature démiurge. Elle commence par le vivant, celui qui l’entoure, la campagne où elle habite, les aliments qu’elle consomme et les sols qu’elle arpente. Elle récolte feuilles et déchets alimentaires qu’elle stocke avec finesse dans des boites d’archives ou des récipients de laborantins. Elle collecte des tapisseries, traces d’histoires, reflets d’une époque et d’un passé encore vivant mais qui tend à disparaitre. L’organique et le mémoriel, ces vivants matériels et mentaux se rejoignent ainsi dans l’atelier de l’artiste proche du laboratoire et du cabinet de curiosité. L’expérimentation plastique côtoie la science expérimentale et vice et versa et les oeuvres qui résultent de ces recherches sortent de l’espace de travail telles des végétaux sortis de la terre. Car ici, les choses naissent et meurent et se renouvellent en permanence. La moisissure se développe, puis s’éteint, puis se réinvente, les tapisseries s’effacent et réapparaissent en traces mémorielles, les feuilles s’habillent d’un cocon de latex et disparaissent pour laisser place à leurs congénères artificiels. Un éternel recommencement, un va-et-vient permanent entre le vivant et l’artificiel, entre l’unique et son duplicata.

    • Le Village, site d’experimentation artistique
    • 2021
    • Belle saison

    • Exposition
    • 21.03.21 → 30.05.21
      Exposition
      Le Village, site d’experimentation artistique
    • Olivier Garraud, Pascal Pellan

      Olivier Garraud

      LA CONVERGENCES DES FORMES

      Dans sa pratique Olivier Garraud oppose un style graphique sobre et enfantin emprunté aux coloriages, à la bande dessinée et une ligne éditoriale acerbe, critique proche des slogans de journaux satiriques. La plupart de ses œuvres sont répertoriées à L’Office de dessin, une forme de cabinet que l’artiste a imagine et créé en 2016. Il regroupe une collection de séries de dessins dans laquelle il pioche au grés des lieux d’exposition où elles sont montrées.

      Dans ses expositions, les phrases chocs côtoient dessins et sculptures illustrant un monde en noir et blanc qui met en exergue l’absurdité de la société et ses incohérences. A travers des scénographies immersives, l’artiste pousse les visiteurs à se questionner sur leurs propres contradictions. Il les invite à prendre part aussi aux sujets qu’il soulève comme notamment l’écologie, l’éthique et la politique. Derrière un esprit provocateur cher à nos caricaturistes, la liberté d’expression d’Olivier Garraud montre à quel point le monde actuel, binaire et manichéen, noir ou blanc, comme la gamme chromatique qu’il utilise, laisse peu de place aux débats philosophiques et constructifs.

      Dans le cadre de son exposition à la galerie Laizé, l’artiste poursuit ce travail autour du stéréotype et de l’image onomatopéique chère à la bande dessinée. Un langage universel dont le message instantané et direct va à l’essentiel. Le cliché poussé à l’extrême est ainsi pour l’artiste une façon d’aller droit au but. Le proverbe “Il n’y a pas de fumée sans feu” correspond à cet esprit sans équivoque formalisé par la série de sculptures Signaux noirs. Ces objets à la fois sculpturaux et graphiques représentent une forme commune à tous : le nuage de fumée noire. Ce symbole de l’industrie polluante, dont les volutes nauséabondes sont provoquées par la négligence humaine, se diffusent bien au-delà des territoires urbains. Les œuvres renvoient en quelque sorte à des phylactères en trois dimensions qui illustrent la déliquescence.

       

      Pascal Pellan

      RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE

      et les élèves de la section ferronnerie
      du lycée professionnel du Mont Chatelet de Varsy.

      Artiste pluridisciplinaire, Pascal Pellan pratique la peinture, l’art sonore et la performance. A partir de ces différents médiums, il réalise des œuvres aux formes multiples inspirées notamment d’arpentages effectués dans des paysages urbains ou ruraux.

      Dans le cadre du vernissage des expositions de printemps, l’artiste présente la pièce Rencontre du troisième type. Cette œuvre conçue sur le principe du tourniquet a été réalisée en collaboration avec des élèves de la section ferronnerie du lycée professionnel du Mont Chatelet de Varsy. Elle raconte une histoire sonore, celle d’un palmier qui tente de communiquer avec une parabole.