• Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2019
    • Vera Molnar, Alchimie des lignes

    • Exposition
    • 22.06.19 → 21.09.19
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Durant tout l’été, l’exposition « Alchimie des Lignes » explore les nombreuses recherches de Véra Molnar sur la ligne depuis plus de soixante-dix ans. Véra Molnar crée un langage à partir de lignes calculées et programmées. Toute son œuvre repose sur une construction stricte où la ligne et la couleur sont les seules bases structurelles.

      « Dans mon travail, il y a des formes. Ce sont des lignes qui se referment sur elles-mêmes, qui se mordent la queue. Cela donne des carrés, des rectangles et d’autres quadrilatères. Il y a aussi des cercles, des triangles, des pentagones. » Véra Molnar, Inventar, 1946/1999

      Véra Molnar, Love Stories, 2013

      Véra Molnar parle d’alchimie des lignes comme Arthur Rimbaud parlait d’alchimie des verbes : une quête commune de transformer la réalité banale en une fiction poétique. Toutefois, une certaine émotion s’échappe de ses compositions linéaires, et ce sentiment est renforcé par des titres choisis avec justesse, ajoutant une pointe de poésie à l’œuvre.

      Ses œuvres, réalisées à main levée, à l’ordinateur ou avec des collages sont des représentations géométriques, mais en apparence seulement. Les cercles, rectangles ou carrés sont seulement empruntés et manipulés pour illustrer les recherches que l’artiste mène en série, telles des expériences scientifiques. En partant d’un système presque « machinique », Véra Molnar réalise des formes simples, épurées et impersonnelles, et les soumet à de multiples variations. Dans les années 70s et 80s, les mutations s’opèrent grâce à des calculs mathématiques et informatiques, mais l’artiste laisse toujours une petite place au hasard et à l’imaginaire. Véra Molnar puise son imagination dans un ensemble de thèmes connus : les lettres de sa mère, les paysages de la montagne Sainte Victoire, les tableaux de grands peintres comme Monet, Malevitch, Dürer, …elle crée ensuite ses propres représentations aux formes géométriques et épurés, où les lignes se suffisent à elles-mêmes. Cette ligne omniprésente dans l’œuvre de Véra Molnar est selon ses mots : « un curriculum vitae, à l’image de l’ensemble de mes activités passées :  somme de ma vie ».

      Depuis ses premiers essais en 1968, Véra Molnar est devenue l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique, un outil qui, selon ses termes, lui permet de « se libérer d’un héritage classique sclérosé » tout en conservant la pleine maîtrise de ses compositions. Vera Molnar enrichit aujourd’hui une œuvre déjà renommée par de nouvelles constructions systématiques aux couleurs éclatantes, et son travail a trouvé sa place dans les plus grandes institutions et collections nationales et internationales.

      En 1995, Oniris exposait pour la première fois les œuvres de Véra Molnar à l’occasion du dixième anniversaire de la galerie. Une collaboration historique avec des présentations personnelles lors des foires internationales (FIAC Paris en 2002, Artissima Turin en 2014, Art Brussels en 2016, Volta New-York en 2018, Art Paris au Grand-Palais en 2019) qui s’affirme une nouvelle fois à travers cette dixième exposition personnelle à Rennes.

      L’exposition « Alchimie des lignes » propose un voyage dans l’œuvre de Véra Molnar à travers différentes périodes et techniques : dessins générés par ordinateur dans les années 70s, tableaux, œuvres sur papier et une sculpture. Les œuvres exposées mettent en lumière l’importance du travail en série dans son approche comme « Love stories » ou « Java de 24 carrés », montrant la recherche constante dans la variation et la transformation des formes au cours de ces dernières années.

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2019
    • Aurelie Nemours , Polychromies

    • Exposition
    • 17.04.19 → 31.05.19
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • A l’occasion de la publication du catalogue raisonné d’Aurelie Nemours, la galerie Oniris lui consacre une nouvelle exposition intitulée « Polychromies ». Cette exposition présente des oeuvres pour la plupart inédites à la galerie avec des tableaux, oeuvres sur papier et estampes.

      Nemours, Polychromie, 1991

      Aurelie Nemours s’était engagé dans la voie de l’abstraction à partir de 1949, développant une peinture abstraite, construite, à partir de couleurs pures et de formes géométriques issues du carré, mais sans dogmatisme ni systématisme.  Ses compositions sont strictement disposées dans le plan, fondées sur le croisement de l’horizontale et de la verticale.

      André Lhote lui aurait appris tout ce qui « pouvait être transmis en matière de peinture », et Fernand Léger a été le moyen pour elle d’une « purification » : « chez lui, on vivait quelque chose de merveilleux, dans le sens qu’on vivait à fond la peinture… Je l’admirais, mais je ne pouvais pas le suivre ».

      Sa peinture ne comporte en général que peu de couleurs (parfois elle ne met en jeu que le noir et le blanc), mais joue toujours sur l’intensité des champs colorés. La peinture met en oeuvre des accords de couleurs qui peuvent évoquer des tons, des sonorités, décrire des climats.

      Son travail se caractérise à la fois par sa rigueur mais aussi par une très forte sensibilité, voire une grande spiritualité. Pour Aurelie Nemours, peindre, c’était « chercher la vérité du monde ». Elle avait, disait-elle, « la peinture dans le cœur et dans la tête ».

      Aurelie Nemours est décédée le 27 janvier 2005 à Paris à l’âge de 94 ans, quelques mois après que le Centre Beaubourg lui ait rendu hommage en organisant une grande rétrospective de son oeuvre. Elle avait consacré sa vie à la peinture.

    • Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • 2019
    • Soo-Kyoung Lee, Yo I Tang

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/SKL-image-actus.jpg
    • 01.02.19 → 23.03.19
      Exposition
      Galerie Oniris ● Florent Paumelle
    • Pour la première fois, la Galerie Oniris présente le travail de Soo-Kyoung Lee avec des tableaux, des peintures sur bois et des œuvres sur papier.

       

       « Dans le temps de l’épreuve picturale, je suis devant a surface vierge comme face au vide, dans une impasse. Les heures s’enchaînent sans qu’il ne se passe rien ; je ne vois rien, puis, soudain, un surgissement… Dans le cours du travail, penser et agir sont simultanés. La pensée se dévoile progressivement dans l’action de peindre. Le décalage entre penser et voir est étroit. Une action en entraîne une autre, les couleurs se confrontent et s’harmonisent dans un cheminement qui mène à l’œuvre. »

      Soo-Kyoung Lee

      L’œuvre de Soo-Kyoung est délibérément spontanée et informelle. Aucune étude préparatoire précède la réalisation d’une toile ou d’un dessin. Chaque peinture est le résultat d’une série d’étapes orchestrées par un geste libre, tout en mouvement. Le premier geste est de recouvrir le fond dans sa totalité. La couleur apposée est le point de départ : la surface est apprêtée, lisse et donne la tonalité pour la suite. Ce fond souvent monochrome permettra à l’œil du spectateur de se concentrer sur la forme. Une forme qui nait grâce à des juxtapositions, et des recouvrements de couleurs. Cette forme, ni pensée ni imaginée, apparait au fur et à mesure des passages du pinceau, et se donne à voir comme des nœuds de peinture ou des rubans qui ne cessent d’être en mouvement. Ces formes qui ne ressemblent à rien de nommable ont un aspect organique et poétique, et une énergie s’en dégage. Le mouvement semble palpable.

      Les formes épurées laissent ressentir l’énergie dans le mouvement, et le geste de la main est encore perceptible une fois l’œuvre achevée. La matière est visible et donne une force supplémentaire au tableau. Soo-Kyoung Lee joue avec la consistance de la peinture, parfois utilisant une pâte lisse et riche, avec une densité de pigmentation presque palpable, parfois au contraire en utilisant une peinture très fluide, tels des jus colorés étirés sur la toile. Ces oppositions de matières accentuent les contrastes de couleurs. L’artiste corréenne aime associer des tons foncés et profonds avec des tons beaucoup plus lumineux et vifs.

      Techniquement, Soo-Kyoung Lee explore sur la toile toutes les possibilités qu’offre l’acrylique. Sur papier, l’artiste se tourne davantage vers des juxtapositions d’acrylique et d’encre et varie les supports, comme par exemple avec la superposition de papier et de rhodoïd.

      À la suite d’une longue phase de réflexion sur le support de la peinture, Soo-Kyoung Lee a fait évoluer son œuvre en travaillant sur des éléments en bois, découpés et peints. Bien qu’en relief, il ne faut pas les considérer comme des sculptures mais plutôt comme des éléments complémentaires aux œuvres sur toile. Avec les peintures sur bois, c’est comme si les motifs des toiles étaient détachés pour vivre de manière autonome dans un espace tangible.

      Pour la première exposition personnelle de Soo-Kyoung Lee, la Galerie Oniris expose toutes les facettes du travail de l’artiste franco-coréenne : des toiles, des œuvres sur bois et des œuvres sur papier sont à découvrir. L’exposition intitulée « Yo I Tang », onomatopée coréenne utilisée pour signaler le départ d’une course, marque le début d’une nouvelle collaboration, agrandissant la liste des artistes « nouvelle génération » de la galerie Oniris.

       

      Exposition réalisée avec le soutien aux galeries / expositions du CNAP — Centre National des Arts Plastiques