• Galerie Raymond Hains
    • 2022
    • Conférence de Kahina Loumi                 « Elle est retrouvée.
      Quoi ? – L’Éternité.
      C’est la mer allée
      Avec le soleil. »
      Arthur Rimbaud, Derniers vers, 1872 “Les oeuvres de Kahina Loumi respirent le bonheur, ou tout du moins le plaisir pris par leur auteure à conjuguer les formes avec les couleurs dans l’espace tendu, fictif, de la toile.
      Malicieusement qualifiée de « peinture optimiste », sa pratique picturale, à l’huile, apparait motivée par une sensibilité rare à la beauté de la nature proche, jusque dans ses infimes détails. Partout où le regard se pose, le temps semble tout à la fois suspendu et pleinement savouré, entre printemps et été, aube lumineuse et solstice rayonnant. Les titres donnés ont en cela une merveilleuse puissance évocatrice, ils agissent à la lecture comme une invitation à observer ici un oiseau (Vol, 2019), là des feuilles volantes (Blowing in the wind, 2019), à se remémorer les moments précieux (Premiers jours, 2019), à prendre conscience de sensations aussi simples que plaisantes (Pieds-Nus, 2017). […]” Extrait d’un texte de Marie Chênel, décembre 2020 . Version intégrale ici : http://base.ddab.org/kahina-loumi/text Conférence organisée en lien avec l’exposition de Kahina Loumi à La Galerie (Binic-Etables-sur-Mer) Commissariat Sarah Moyon.

    • Conférence
    • 10.05.22 → 10.05.22
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • Galerie Raymond Hains
    • 2022
    • Conférence de Paul Pouvreau « Paul Pouvreau n’est pas quelqu’un de difficile. Pour concevoir ses photographies, il se contente d’espaces anodins (chantiers, trottoirs, greniers, zones commerciales) et d’objets tout aussi ordinaires pour ne pas dire quelconques (tables, chaises, cartons, journaux…). À partir de ces éléments, il construit des images humoristiques sur lesquelles on vient pourtant buter, comme si quelque chose faisait obstacle. La confusion naît des élans contradictoires qui sous-tendent ses photographies : réalisées avec des matériaux modestes mais avec une très grande minutie, drôles mais teintées d’une certaine gravité, toujours sur la ligne de crête entre sérieux et burlesque. En cela, le travail de Paul Pouvreau se rapproche des films de Buster Keaton, on y retrouve le même sens du déséquilibre, de la surprise et un même penchant pour l’incertitude.
      La simplicité du travail de Paul Pouvreau n’est toutefois qu’apparente. Il s’appuie en effet sur des recherches et des repérages précis, où cadrage et composition des plans sont essentiels.
      L’exposition Empreinte du reste, volume du manque présentée à L’imagerie de Lannion jusqu’au 26 mars 2022 rassemble une cinquantaine d’œuvres de Paul Pouvreau, datant de la fin des années 1990 à aujourd’hui. (…) On y perçoit de quelle manière l’artiste rejoue avec ses photographies certains genres majeurs de l’histoire de la peinture (la nature morte, le paysage) ou principes esthétiques de mouvements artistiques du XXe siècle (le pop art, l’art conceptuel).
      (…) Que ce soit dans ses dessins — où il retravaille des pages de journaux et des dépliants publicitaires par remplissage — ou dans sa nouvelle série photographique où il transforme par des jeux d’échelle et de lumière des sacs plastiques en d’éloquents masques de tragédie grecque, c’est toujours le même plaisir de faire qui l’anime. C’est ce plaisir de la fabrication qui lui permet de donner corps à des pensées et des formes, aussi fragiles soient-elles en apparence. » Synthèse du communiqué de l’exposition Empreinte du reste, volume du manque diffusé par le centre de photographie L’Imagerie (Lannion).

      Paul Pouvreau est diplômé de École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Bourges et a enseigné à l’école supérieure d’art du Mans ainsi qu’à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’ Arles. Son travail artistique a fait l’objet de nombreuses expositions (Centre Pompidou, MAC VAL, CRAC de Sète, Frac Basse-Normandie, Galerie Les Filles du Calvaire, Paris et Bruxelles, et récemment au Centre photographique d’Île-de-France avec « Le Magazine des jours »).

    • Conférence
    • 09.03.22 → 09.03.22
      Conférence
      Galerie Raymond Hains
    • Galerie Raymond Hains
    • 2022
    • Prolongation “Je gagne en épaisseur” Clémence Estève  

    • Exposition
    • https://www.artcontemporainbretagne.org/wp-content/uploads/Vernissage_Clemence_Esteve_Saint-Brieuc_10Nov21-43_PhotographieMrEsteve-scaled.jpg
    • 02.03.22 → 21.05.22
      Exposition
      Galerie Raymond Hains
    •  

      Que je ferme les yeux ou que je les ouvre en grand, que j’en cligne un pendant que l’autre reste fixe, que je mette mon corps par-dessus ou par-dessous la couette : je gagne toujours en épaisseur.
      Quoi qu’il arrive je me stratifie, je me superpose, je me couche après couche l’une sur l’autre : quoi qu’il arrive je m’ajoute.

      Dans la société du 7/7, la transparence est de mise : architectures de verre, open spaces, objets en veille…
      Clémence Estève choisit de se tourner vers les espaces de l’intime, du repos, où l’on ne se soucie plus d’être vu ; les zones de retrait, de lâcher prise, de contemplation et d’oisiveté.
      Et si s’abandonner à la lassitude pouvait ouvrir d’autres voies de résistance et faire naître de nouvelles formes de résilience ?

       

      Cette exposition bénéficie du soutien de Documents d’Artistes Bretagne (DDAB) et des literies Valentin.