Bazouges-la-Pérouse (35560)

Informations Pratiques

Le Village, site d’experimentation artistique

Exposition

17.06.18 → 26.08.18
Beaux jours 2018

Marine Bouilloud, Cécile Degouy, Livia Deville, Thierry Farcy, Yann Lestrat, Sarah Lück, Isabelle Maarek, Erwann Tirilly

Lestrat

Maarek

Farcy

Parcours À ciel ouvert, Yann Lestrat, Sans titre, acier, aluminium, thermolaquage noir sablé, 2018

Isabelle Maarek, Le chemin des écoliers, 24 feuilles de cahiers découpées au laser, acrylique, épingles, 2018

Thierry Farcy, de la série Cosmos, papier doré, 50 x 65 cm, lampe à pince, 2018

GALERIE LAIZÉ

 

Thierry Farcy et Isabelle Maarek

Pierre, feuille, ciseaux

Suite à une première collaboration en 2015 au Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle de Caen, Thierry Farcy et Isabelle Maarek se réunissent à nouveau et proposent une vision singulière des caractéristiques paysagères de Bazouges-la- Pérouse et de ses alentours. Au rez-de-chaussée de la galerie Laizé, les dessins et les dispositifs lumineux de Thierry Farcy transportent le spectateur dans un univers fantasmagorique. Les paysages de Bazouges et du château de la Ballue semblent surgir d’un monde parallèle. Ces doubles évanescents symbolisent non sans ironie notre incapacité à “saisir” les enjeux écologiques et environnementaux et évoque la disparition. A travers l’archivage et l’inventaire, Isabelle Maarek interroge la place de la végétation dans les paysages normés et urbanisés. Un catalogage d’arbres et de feuilles du territoire revisite l’herbier et personnifie ces éléments naturels. Tels des habitants, l’artiste les répertorie et les identifie pour mieux revendiquer leurs présences et leurs personnalités sur un territoire normalisé et réglementé.

 

 

GALERIE RAPINEL ET GALERIE THÉBAULT

 

Livia Deville, Cécile Degouy et Erwann Tirilly

Flux et autres arrangements #2

Ces trois artistes peintres se sont réunis pour revendiquer la pratique de la peinture, médium qui réapparaît en France depuis quelques années et qui fait l’objet d’un regain d’intérêt. Cette pratique, ils la développent à partir d’un même protocole : la réalisation d’images picturales à partir de photographies glanées sur internet, tirées de journaux ou issues de fonds personnels.
A travers sa peinture, Cécile Degouy dénonce une société où l’image est omniprésente. Par des jeux de confrontation formelle et intellectuelle, elle déconstruit les images pour mieux les mettre face à leurs contradictions.
Livia Deville utilise principalement des photographies de corps téléchargées sur le web. Celles-ci sont ensuite modifiées sur un logiciel de retouche d’images puis reportées sur la toile. Ses compositions plastiques mettent en avant des jeux d’oppositions telles que l’abstrait et la figuration, le visible et l’invisible, le fond et la forme.
Les œuvres d’Erwann Tirilly sont réalisées à partir d’images religieuses ou médicales. Il créé des univers étranges formés de ces iconographies fusionnées. En résultent des compositions picturales hybrides, symboles d’une société empêchée et aliénée.

 

 

ESPACE PUBLIC

À ciel ouvert, parcours d’oeuvres dans l’espace public

 

Yann Lestrat

Sans titre

Agrémenté d’une dimension faussement ludique et participative, le travail de Yann Lestrat mêle radicalisme et légèreté à travers des propositions protéiformes, où des objets banals, chargés de leur utilité première mais extraits de leurs contextes initiaux, dévoilent la réalité d’un monde qui induit des dysfonctionnements tant éthiques que psychologiques. Dans le cadre d’À ciel ouvert, l’artiste présente une sculpture qui conjugue deux objets typiques de la campagne : la rose des vents et l’éolienne. Sans vent, le nord est indiqué grâce à une lettre N en équilibre. Dès que le vent souffle, l’éolienne se met à tourner et la rose des vents perd son utilité première.

 

Marine Bouilloud

Motifs panoramiques

Les formes géométriques et colorées qui composent les peintures de Marine Bouilloud sont agencées et pensées telle la formule d’un scientifique ou le croquis d’un architecte. Chaque couleur et chaque forme posées sur du papier, de la toile ou sur un mur ont leurs utilités et identités propres et se soutiennent mutuellement pour créer un tout ordonné et harmonieux. Son travail s’appuie et se réfère à de multiples sources théoriques et artistiques. Ses oeuvres décoratives et éminemment picturales revisitent la peinture géométrique et redéfinissent la place de la couleur dans l’espace public et privé. Sur le pignon extérieur de la galerie Laizé, l’artiste propose une peinture murale réalisée à partir des particularités architecturales et paysagères proches.

 

Sarah Lück

Arrivages

Les sculptures de Sarah Lück sont des assemblages de matériaux usinés et industriels comme le parpaing, le plexiglas, des lattes de parquet ou des briques en verre. Elle pioche dans un stock constitué à l’atelier et, par un jeu de combinaison, conçoit des œuvres éphémères ou pérennes. Les formes et les matières s’imbriquent et constituent des structures colorées et instables qui questionnent le rebut comme reflet d’une société de consommation poussée à son paroxysme. A Bazouges, elle présente une œuvre constituée d’un toit végétal et de sculptures. Intitulée Cairns, elle fait allusion à une tradition ancestrale qui consiste à superposer des éléments naturels récoltés lors de balades pour indiquer un lieu marquant. Les oeuvres installées sur le sol sont réalisées à partir de ce principe : l’artiste a répertorié les éléments industriels et architecturaux caractéristiques de la commune et, par assemblage, les a réunis pour créer des formes sculpturales.

 

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

  • Vernissage le 17.06.18 à 12h