Rennes (XXXXX)

Informations Pratiques

Cabinet du livre d’artiste / Éditions Incertain Sens

Finissage

20.12.18 → 20.12.18
Finissage de l’exposition « One Piece at a Time : les arts tactiques au travail »

Finissage de l’exposition « One Piece at a Time : les arts tactiques au travail » :

-Visite guidée du nouvel accrochage

-Présentation de la revue La Perruque par Olivier Bertrand + lancement du dernier numéro

-Présentation de la maison d’édition Surfaces Utiles par Olivier Bertrand et Pierre Martel + lancement de la dernière publication Musée Beaux Arts

 

 

Le Cabinet du livre d’artiste est heureux de conclure l’événement « One Piece at a Time : les arts tactiques au travail » par un finissage de l’exposition se déroulant sur un après-midi en présence des commissaires.

Dès 15 h, Jil Daniel et Jan Middelbos présenteront un nouvel accrochage de l’exposition, réunissant notamment l’ensemble des numéros de la revue La Perruque, parus depuis 2016.

Puis, à partir de 16 h 30, Olivier Bertrand exposera plus précisément le projet économique de sa revue, dont le dernier numéro, coédité avec Sans niveau ni mètre, met à l’honneur le caractère typographique utilisé dans le journal : l’étrange Covington bricolé par Derek Vogelpohl.

Enfin, il étendra la réflexion engagée aux tactiques de production de la maison d’édition Surfaces Utiles, en présence de Pierre Martel, auteur de leur dernière publication : Musée Beaux Arts.

 

http://la-perruque.org/

La Perruque est une revue de 1 × 90 cm qui édite et diffuse des spécimens typographiques. Cet étrange format glané chez les imprimeurs définit le modèle économique de sa publication.

Avec la volonté de limiter et de valoriser les chutes, La Perruque passe des « deals » avec des imprimeurs qui lui permettent d’exploiter les espaces vacants en marge de leurs impressions courantes. Ces espaces vierges sont ensuite proposés à une communauté de typographes qui s’en saisissent et les requalifient pour dresser le portrait d’une certaine communauté typographique contemporaine.

 

http://surfaces-utiles.org/

À la poursuite des expérimentations économico-éditoriales de La Perruque, Surfaces Utiles déploie une pratique basée sur un ensemble de tactiques d’appropriations et de détournements de ce que la voie normative de production laisse de côté. En passant des marchés avec les industriels, la maison d’édition tire parti de leurs rebuts pour concevoir les livres qu’elle publie. C’est une forme de pratique artisanale qui s’éprouve au contact de l’industrie et qui s’exprime avant tout dans l’acte de construire ensemble. Le rebut industriel et l’accès à des techniques de productions à petites ou grandes échelles sont les terrains de jeux du modèle contributif que la maison d’édition expérimente. Avec ruse et parfois en douce, il est question de jouer entre l’art de la débrouille et les machines bien huilées aux cadences vertigineuses.

 

http://surfaces-utiles.org/musee-beaux-arts.html

Dans Musée Beaux Arts, Pierre Martel colle avec finesse des cartels d’expositions à côté des objets les plus triviaux que renferme le musée dans lequel il les a extorqué. En mettant en récit cette somme de libres associations, il parcourt pêle-mêle les grands thèmes de l’histoire de l’art dans un nœud de langage plaisant à défaire.